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samedi 4 novembre 2017

Dîner indien

Aujourd'hui, j'avais des envies de festif, de savoureux et de voyage. Je me suis donc penchée sur mes recettes indiennes pour concocter un petit dîner haut en couleurs. Au menu : poulet tandoori et dhal accompagnés de papadums et de cheese naans. La préparation de tout ça n'est pas très compliquée, même si elle est un peu longue. Seule l'abaisse des cheese naans se révèle un peu délicate (je n'ai pas réussi à ne pas les percer : le coup de main viendra sûrement avec plus de pratique ^^). Mes petits fans d'épices et de cuisine indienne vont se régaler !



Pour 6 à 8 personnes, il vous faudra :

Poulet tandoori :

1kg de blancs de poulet
1 yaourt bulgare
le jus d'un citron
2 cc de gingembre en poudre
1 cc de garam masala
2 cc de coriandre en poudre
1/4 de cc de curcuma en poudre
1 cs d'huile neutre

Dhal :

500 g de lentilles corail
1 boîte de tomates concassées
1/2 cc de curcuma
4 cc de gingembre moulu
2 cc de curry hot
1/2 botte de coriandre fraîche

Papadums :

250 g de farine de pois chiche
120 ml d'eau
1/2 cc de sel
1 cc de poivre de Madagascar pilé
1 cc de curry

Cheese naans :

500 g de farine
1 yaourt bulgare
8 g de levure fraîche
18 cl d'eau
4 cs d'huile neutre
1 cc de sucre
1 cc de sel
12 portions de vache-qui-rit

Pour commencer, préparer le poulet, qui doit mariner au moins 8h (et idéalement toute une nuit). Dans un grand bol, mélanger les épices (garam masala, gingembre, coriandre et curcuma moulus) de façon homogène. Ajouter l'ail pilé, le jus de citron et le yaourt et bien mélanger, jusqu'à obtenir une pâte homogène. Découper les blancs de poulet en gros tronçons, les disposer dans un plat à four et les napper de sauce. Bien mélanger pour que chaque morceau soit totalement enrobé, couvrir d'un film plastique et réserver au réfrigérateur.

3 h avant le repas, préparer la pâte à naans. Dans la cuve du robot, mélanger la farine, le sucre et le sel. Creuser un puits et y verser le yaourt, l'huile, la moitié de l'eau et enfin la levure émiettée. Pétrir à vitesse lente 15 à 20 minutes. Quand la pâte commence à être homogène, ajouter peu à peu le reste d'eau et éventuellement un peu de farine, jusqu'à obtenir une pâte lisse, élastique et non collante, comme une pâte à pain. Laisser lever 1h30 à 2h à couvert et à l'abri des courants d'air dans un endroit tiède et sec (pour moi, la cuve du Cooking chef fermée, sur vitesse "Mélange 3" sans outil et en chauffe à 35°).

Pendant ce temps, préparer la pâte à papadums. Mélanger la farine le sel et les épices. Verser peu à peu l'eau dessus en mélangeant à la main, puis pétrir jusqu'à obtenir une boule de pâte assez sèche et ferme, mais qui ne s'effrite pas. Laisser de côté le temps de lancer le dhal.

Dans une grande casserole, verser les lentilles et les couvrir d'eau bouillante. Couvrir la casserole et laisser reposer 10 minutes. Pendant ce temps commencer à préparer les papadums (et alterner avec la préparation du dhal).

Prélever une boule de pâte de la taille d'une grosse noix. L'aplatir à la main en lui donnant une forme la plus ronde possible, sur un plan de travail fariné, puis l'abaisser au rouleau très finement (elle doit faire moins d' 1mm d'épaisseur, et idéalement l'épaisseur du papier à cigarette...). Réserver sur une assiette et renouveler l'opération jusqu'à épuisement de la pâte.

Une fois les lentilles suffisamment trempées, les égoutter et les remettre dans la casserole. Recouvrir avec 2l d'eau bouillante, mettre le couvercle de la casserole et mettre à bouillir. Laisser mijoter 20 minutes. Écumer au besoin avec une cuillère à soupe. Pendant ce temps, finir d'abaisser les papadums.

Au bout de 20 minutes, égoutter soigneusement les lentilles et les remettre dans la casserole. Ajouter la tomate et les épices. Bien mélanger et laisser mijoter 5 minutes à feu doux et à couvert. Éteindre le feu et réserver à couvert. 5 minutes avant de servir, vous ajouterez la coriandre ciselée et vous réchaufferez légèrement au besoin.

Lancer la cuisson des papadums : dans une crêpière légèrement badigeonnée d'huile, déposer un papadum. Laisser dorer la première face une à deux minutes, puis retourner laisser autant de temps. Réserver sur une assiette et renouveler l'opération jusqu'à épuisement du stock.

Façonner les naans : séparer la pâte en 8 pâtons. Écraser les vache-qui-rit pour obtenir une pâte homogène. Prendre un pâton et le creuser en forme de nid pour y déposer une grosse cuillère à soupe de vache-qui-rit. Refermer en faisant se recouvrir les bord et en soudant bien. Poser sur un plan de travail fariné, aplatir en rond à la main, avant d'abaisser très délicatement au rouleau en faisant attention de ne pas déchirer la pâte (je n'y suis pas parvenue ^^'). Réserver sur une assiette et renouveler l'opération pour chaque pâton.

Une fois les naans prêts à se faire cuire, lancer la cuisson du tandoori : préchauffer le four à 240°. Quand il est chaud, enfourner le plat (sans son film alimentaire ^^) et faire cuire 20 minutes en retournant les morceaux à mi-cuisson.

Pendant ce temps, cuire les naans : dans une sauteuse munie d'un couvercle et très légèrement badigeonnée d'huile, déposer un naan. L'aplatir du bout des doigts en tournant, comme pour une pâte à pizza jusqu'à obtenir un disque d'une vingtaine de centimètres de diamètre et ne dépassant pas le centimètre d'épaisseur. Couvrir et laisser cuire 5 minutes avant de retourner, de recouvrir et de laisser à nouveau cuire 5 minutes. Réserver sur une assiette et renouveler l'opération jusqu'à épuisement des naans.

Si besoin, réchauffer rapidement et doucement le dhal. Servir dans une assiette creuse un peu de dhal et de poulet, et accompagner d'un naan et d'un papadum. N'oubliez pas que tout ça est très nourrissant ^^

lundi 23 octobre 2017

Brioche filante

Ça fait des années que je me frotte à la brioche sans jamais réussir à trouver une recette qui me convienne vraiment. En général, le résultat ressemble plus à un cake levé qu'à une vraie brioche filante comme je les aime (ma référence absolue étant la gâche vendéenne qu'on achetait sur le marché de Saint-Brévin quand j'étais gamine). Et cet automne, enfin, miracle, j'ai trouvé LA recette qui va bien, le petit secret de préparation qui change tout et qui donne une mie aérienne et filante à souhait : la poolish ! La poolish est à la pâtisserie ce que le levain est à la boulangerie : une pré-digestion de la levure, qui change tout. Il s'agit de faire fermenter de la levure, de la farine et un liquide (du lait pour la brioche ou de l'eau pour le pain), éventuellement additionné d'un peu de sucre pour potentialiser le processus, pendant au moins une dizaine d'heures, avant de l'utiliser dans la préparation de la pâte proprement dite.

Brioches tout juste sorties du four
Pour une très grosse brioche (je la fais dans mon moule à kouglof, famille nombreuse oblige), il vous faudra :

Pour la poolish
200g de farine
200 ml de lait
10 g de levure fraîche

Pour la pâte
la poolish
4 oeufs
500g de farine
20 g de levure fraîche
120g de beurre à température ambiante
100g de sucre (de préférence de canne blond)
6g de sel
1 cc d'extrait de vanille

La veille au soir, préparer la poolish : faire tiédir le lait, y délayer la levure et mélanger à la farine pour obtenir une pâte homogène. Attention, prévoyez cette préparation dans un grand saladier, car la fermentation la fait doubler, voire tripler de volume. Si vous n'utilisez pas de robot, vous pouvez la préparer directement dans le saladier qui vous servira à préparer la pâte à brioche.

Le lendemain matin (10 à 12h minimum après avoir préparé la poolish, mais vous pouvez aller jusqu'à 16h), mettre la poolish dans la cuve de votre robot. Verser dessus les 4 oeufs, 250 g de farine, le sucre, le sel, le reste de farine puis la levure (respectez bien l'ordre, c'est essentiel pour que la pâte lève correctement). Pétrir pendant 5 minutes à puissance minimale. Ajouter le beurre à température ambiante coupé en petits dés et pétrir à nouveau 5 minutes. Couvrir et laisser monter au moins 1h15 (si comme moi vous avez la chance de disposer d'un Cooking Chef, mettez la température de chauffe à 35° et la position sur mélange 3). Votre pâte doit au moins doubler de volume.

Dégazer la pâte. La partager en pâtons, en fonction de votre (ou vos) moule(s) : pour un moule à cake compter 4 à 6 petits pâtons, pour un moule à kouglof 6 gros pâtons. Si vous utilisez des moules en silicone, vous pouvez disposer directement les pâtons dedans, sinon pensez bien à beurrer vos moules. Dans un moule à cake, disposer les pâtons en quinconce, sans trop les serrer (votre pâte va à nouveau doubler de volume), dans un moule à kouglof, il n'est pas nécessaire que les pâtons se touchent complètement : dans tous les cas, vous allez finir avec des moules bien remplis...

Couvrir vos moules d'un torchon et laisser à nouveau lever au moins 1h15. 15 minutes avant la fin de la levée, préchauffer votre four à 160°.

Battre un oeuf avec un peu de sucre et en badigeonner les brioches levées. Enfourner pour 20 à 25 minutes au moins (pour un moule à kouglof, compter 30 minutes).

Avec une confiture à l'abricot et à la sauge ou nature ?
A la sortie du four, laisser totalement refroidir avant de démouler. Déguster avec une bonne confiture maison et une tasse de chocolat chaud pour un petit-déjeuner totalement régressif ^^






On peut aussi en faire des briochettes en utilisant des petits moules individuels...
Ou sous forme de briochettes...


La farine de lentille : un allié étonnant en pâtisserie

Il y a près de chez nous un moulin qui vend des produits régionaux, dont un certain nombre de farines. Lors de mon dernier passage, j'y ai acheté de la farine de lentille. Je me demandais ce que diantre j'allais pouvoir en faire en pâtisserie (vu qu'il y a écrit dessus : gâteaux), et j'ai un peu fouillé dans les tréfonds du net. J'en ai ramené deux recettes que j'ai bien évidemment arrangées à ma sauce.

La première est une recette de sablés berrichons de la Ferme des Bouviers : je les ai agrémentés de pignons de pin et de pistache, pour en faire des petits cookies croustillants à souhait.

La seconde est une recette financiers à la farine de lentille verte du Puy à laquelle j'ai ajouté un peu de levure pour les rendre plus aérés.

La farine de lentille est assez surprenante. Je vous déconseille vivement de goûter la pâte crue sous peine de vous retrouver avec un goût métallique très désagréable en bouche (vive la teneur en fer de ces petites graines !). Mais une fois cuite, ce goût a totalement disparu, et ne reste que des pâtisseries tout-à-fait honorables, à l'étonnante couleur vert amande. Au final, nous avons donc un goûter sans gluten, festif et qui fait le bonheur des petits comme des grands ^^


dimanche 3 septembre 2017

Moelleux aux fruits d'automne

En ce moment, mon petit deuxième fait la grève des gâteaux de Maman. Hormis les petits biscuits, rien ne trouve jamais grâce à ses yeux... Aussi, quand il est venu me voir après le déjeuner en me disant : "Maman, si on faisait un gâteau aux fruits ?", vous pensez bien que j'ai sauté sur l'occasion. Nous avons une cagette d'abricots d'un petit producteur local et quelques quetsches rescapées de la tarte de samedi. Ni une ni deux, je suis allée faire un tour d'horizon des recettes de moelleux à l'abricot sur le web. Je n'avais pas envie d'une pâte style quatre-quart avec beaucoup de beurre. J'ai donc opté pour une version à la crème, que j'ai synthétisée avec une autre à la poudre d'amande... Il en ressort un gâteau ultra-moelleux aux bons parfums de fruits d'automne... Une recette simplissime pour un gâteau familial qui enchantera petits et grands.





Pour 8 personnes, il vous faudra :

100 g de farine
100 g de Maïzena
100 g de poudre d'amande
1 sachet de levure
2 sachets de sucre vanillé
150 g de sucre (de préférence du canne blond)
4 oeufs
20 cl de crème
une dizaine d'abricots
5 grosses quetsches

Préchauffer le four th.6 (180°).

Dans une jatte, mélanger tous les ingrédients secs hormis le sucre. Dans une autre, fouetter le sucre et les oeufs jusqu'à ce que le mélange blanchisse et devienne mousseux. Incorporer le mélange sec et la crème et bien fouetter le tout pour obtenir une pâte homogène.

Dans un moule à manquer beurré, disposer face coupée vers le haut les oreillons des abricots dénoyautés en un cercle, les quetsches en un deuxième cercle et finir au centre par une demi-quetsche et un abricot coupé en quatre. Recouvrir avec la pâte et bien répartir pour que la surface soit bien lisse. Enfourner pour 30 minutes. Laisser complètement refroidir avant de démouler.

dimanche 30 avril 2017

Quatre-quart au chocolat

Il y a de ça de nombreuses années (c'est que je ne suis plus toute jeune, ma pauvre Lucette ^^'), dans mon jeune temps adolescent et mes années estudiantines, je pratiquais le jeu de rôle. Nous avions coutume de démarrer nos parties une fois les parents couchés et les maisons paisibles... Ce qui nous amenait bien souvent à finir au petit matin. Généralement, en milieu de nuit, nous nous trouvions affamés et victime d'un bon coup de pompe, qui a rapidement trouvé à se résoudre à l'aide de gâteaux maison... c'est ainsi qu'est née la recette du "cinq-cinquième" (affectueusement rebaptisé "bourre-bide") : particulièrement calorique, reconstituant et rassasiant, il est parfait pour vous rebooster à bloc l'énergie d'une bande d'ado ^^'

Comme pour le gâteau au yaourt, la texture de ce gâteau est intéressante, entre le croustillant de la croûte et le moelleux du cœur. En revanche, là où le gâteau au yaourt est aéré, le cinq-cinquième est très dense : préférez des tranches fines, pour éviter d'étouffer vos convives ^^ Vous pouvez l'accompagner d'une chantilly ou d'une crème anglaise, et l'agrémenter de morceaux de fruits qui apporteront un peu de légèreté.



Pour un cake bien dense, il vous faudra :

6 oeufs
300 g de chocolat noir
300 g de beurre
300 g de farine
300 g de sucre

Préchauffer le four à 180° (th. 6).

Dans une casserole, faire fondre doucement le beurre et le chocolat ensemble.

Dans une jatte, mélanger la farine et le sucre. Y former un puits. A part, battre les œufs en omelette. Les verser dans le puits, ainsi que le mélange beurre / chocolat. Mélanger énergiquement du centre vers les bords, jusqu'à obtenir une pâte bien homogène.

Verser dans un moule à cake beurré (ou en silicone). Le gâteau gonflant peu, vous pouvez le remplir jusqu'au bord ou presque. Enfourner et cuire au moins 45 minutes. Servir tiède ou froid.

Mon gâteau au yaourt aux fruits

Le gâteau au yaourt, c'est un peu mon gâteau de référence. Le truc que je fais pratiquement les yeux fermés, depuis que je sais cuisiner. Je suis fan de son cœur moelleux sous sa croûte croustillante : le contraste des textures est parfait... Seulement, on peut finir par se lasser des choses qu'on fait trop souvent, même quand on les aime d'amour ^^ Du coup, depuis la fac, je m'amuse à l'agrémenter de bien des façons. La plus simple (et la première que j'ai testé) est d'utiliser des yaourts aux fruits à la place des yaourts nature. La recette de ce jour est donc basée sur cette variante. On peut aussi y ajouter des pépites de chocolats, de pralin ou des morceaux de fruits (pommes et poires fonctionnent particulièrement bien, puisqu'elles rendent peu d'eau et n'interfèrent donc pas avec les textures du gâteau). On peut également le couper en deux pour le garnir de confiture ou de pâte à tartiner, le couvrir d'un glaçage au chocolat bien noir, y ajouter des épices... Bref, le gâteau au yaourt, c'est un peu la base neutre qui se prête à toutes les fantaisies ^^

La variante du jour est donc celle au yaourt aux fruits...




Pour un beau gâteau (une douzaine de parts au moins), il vous faudra :

2 yaourts aux fruits (aujourd'hui, c'était à l'abricot)
6 oeufs
2 yaourts d'huile neutre (type Isio 4, par exemple)
6 yaourts de farine
1,5 yaourt de sucre (de préférence de canne blond)
1,5 sachet de levure
2 sachets de sucre vanillé

Préchauffer le four à 180° (th. 6).

Dans une jatte, mélanger les ingrédients liquides, en battant bien jusqu'à obtenir une pâte homogène. Dans une autre jatte, mélanger les ingrédients secs. Former un puits et y verser la pâte liquide. Mélanger énergiquement du centre vers les bords  jusqu'à ce que la pâte soit bien homogène et sans grumeaux. Verser dans un moule à manquer préalablement beurré.

Cuire au moins 35 minutes. Vérifier la cuisson à cœur avec un couteau : la lame doit ressortir propre. Laisser tiédir avant de servir.

lundi 17 avril 2017

Minestrone au lapin

Après les agapes d'un WE pascal, quoi de plus légèrement réconfortant qu'une bonne soupe complète pour apaiser les estomacs mis à rude épreuve ? Le minestrone est une de ces soupes que j'affectionne particulièrement, qui me rappelle les bons goûts de mon enfance et qui me mettent les papilles en joies à peu de frais (financiers ET temporels, parce que vous aurez noté que le temps n'est pas la ressource dont je dispose le plus depuis plusieurs mois, raison de ma longue absence par ici...).

Je vous propose donc aujourd'hui d'en faire un maison, avec des ingrédients sortis du placard pour en réduire le délai de préparation : vous verrez que ce n'est pas bien plus long à préparer qu'un minestrone en sachet, mais autrement meilleur (pour le palais et la santé). En y ajoutant du lapin effiloché, vous obtiendrez un plat complet, qui plaira à toute la famille.





Pour une bonne quinzaine d'assiettes, il vous faudra :

1 lapin découpé
1 oignon
3 gousses d'ail
3 courgettes
6 carottes
1 branche de céleri
2 boîtes de pulpe de tomate
1 grosse boîte de haricots blancs cuisinés au naturel
100 g de risetti ou autres petites pâtes
3 bouillons cubes de boeuf dégraissé
2 branches de thym frais
basilic à volonté
sel et poivre
100 g de parmesan râpé

Prélever la chair du lapin au maximum et la couper en petits dés (1 cm de côté) ou en fine lanières d'environ 2 cm de long. Émincer finement l'oignon et deux gousses d'ail. Faire blondir légèrement l'oignon et l'ail dans un fond d'huile d'olive dans une grande cocotte. Ajouter le lapin et laisser revenir jusqu'à ce qu'il commence à dorer.

Pendant ce temps, émincer finement l'ail restant. Couper les courgettes, les carottes et le céleri en petits dés. Ajouter le tout dans la cocotte, ainsi que les haricots rincés, la tomate, le thym, le basilic, le sel, le poivre, les cubes de bouillon et au moins 2 l d'eau (les légumes doivent baigner à l'aise dans le liquide). Porter à ébullition et laisser mijoter 20 minutes.

Au bout de ce temps, ajouter le risetti et laisser encore mijoter une dizaine de minutes.

Servir chaud et proposer le parmesan aux convives qui s'en serviront à leur goût.

Le minestrone se conserve bien au réfrigérateur, et gagne à être réchauffé.

Moelleux au chocolat et à la crème de marron

L'été dernier, à l'occasion du passage d'amis à la maison, j'avais réalisé un moelleux qui a remporté un franc succès. C'est pas léger léger, mais ça remplit à merveille sa fonction de gâteau de goûter pour Nains survitaminés... Et en cette période pascale où le chocolat est roi, il m'a semblé que c'était tout-à-fait de circonstance ^^

Compte-tenu de la densité du machin, je vous recommande de le couper en petites portions, comme un brownie (on est d'ailleurs dans le même genre d'objet culinaire, en fait).

Pour une vingtaine de portions, il vous faudra :


250 g de bon chocolat noir
250 g de beurre doux
120 g de farine
120 g de fécule
200 g de sucre blond
2 sachets de sucre vanillé
6 oeufs
1 pot de crème de marron vanillée
4 cs de crème fraîche

Préchauffer le four à 180° (th. 6).

Faire fondre le chocolat avec le beurre. Mélanger la farine et la fécule, les ajouter au chocolat fondu et mélanger soigneusement.

Fouetter les oeufs avec les sucres jusqu'à ce que le mélange blanchisse bien et devienne très mousseux.

Ajouter le mélange au chocolat, la crème de marron et la crème fraîche et mélanger délicatement jusqu'à ce que le tout devienne homogène.

Verser dans un moule à manquer (de préférence carré, ce sera plus facile à découper ensuite en portions égales) et enfourner pour 30 à 45 minutes.


dimanche 9 octobre 2016

Forêt (très) noire

Voilà bien longtemps que je n'avais pas pris le temps de venir partager ici mes essais culinaires. A ma décharge, il y a eu de grands changements dans ma vie depuis quelques mois, très positifs, mais qui m'ont pris beaucoup de temps... Ceci étant dit, hier, c'était l'anniversaire de mon petit dernier, et comme tout bon Mignonus calinus cassecouillus qui se respecte, il aime les gâteaux au chocolat. Donc, aujourd'hui, je me suis collée à mes fourneaux pour lui faire une forêt (très) noire, parce que 3 ans et une entrée en maternelle gérée comme un chef, ça mérite bien un gâteau d'exception ^^

J'ai un peu trifouillé mes bibles pour monter ça, et je me suis arrêtée sur différents éléments tirés de l'indispensable "Pâtisserie !" de Christophe Felder (dont je dois bien reconnaître qu'avec le "Sucré" de Ladurée, il constitue ma paire d'incontournables en matière de pâtisserie toujours réussie...). Sur une base de génoise au cacao, on monte une chantilly au chocolat qu'on garnit de griottes dégelées (parce qu'en octobre, les fraîches, hein... voilà quoi...). On décore tout ça, et le tour est joué !


Pour (au moins) 8 convives, il vous faudra :

Pour le biscuit au chocolat
8 blancs d'oeuf
180 g de sucre8 jaunes d'oeuf
150 g de farine
20 g de cacao en poudre (le Valrhona est, comme toujours, le meilleur !)

Pour la chantilly au chocolat
275 g de chocolat noir (en l'occurrence un mélange de Caraïbe et de Guanaja de Valrhona)
12 cl de lait entier
10 g de sucre
1 jaune d'oeuf
250 g de crème fouettée
2 sachets de sucre vanillé

Pour la garniture et la décoration
300 g de griottes (surgelées et/ou au naturel)
150 g de chocolat noir (Guanaja de Valrhona) + 50 g de chocolat blanc (Ivoire de Valrhona)
5 cl de lait
2 cs de miel
et des décorations selon votre goût.

Si vos griottes sont surgelées, les mettre à dégeler dans une passoire. Si elles sont en conserve, les égoutter, toujours dans une passoire. L'important est d'apporter le moins de liquide possible quand vous les ajouterez au gâteau...

Commencer par préparer le biscuit. Préchauffer votre four à 180° (th. 6).

Mélanger la farine et le cacao. Monter les blancs en neige ferme. Quand ils sont bien montés, ajouter le sucre en continuant de fouetter à la même vitesse pour serrer la meringue (vous arrivez à une préparation lisse et brillante). Baisser la vitesse du fouet au minimum et ajouter très progressivement les jaunes d'oeufs. Arrêter le fouet et incorporer délicatement le mélange farine / cacao en soulevant la masse sans la casser, à la spatule.

Couvrir une plaque de cuisson de papier sulfurisé. Couler la pâte dessus et bien la répartir uniformément sur toute la plaque. Vous pouvez faire deux plaques ou tout répartir sur une seule, auquel cas vous couperez votre biscuit au milieu pour obtenir deux plaques identiques.

Enfourner 10 minutes : le biscuit doit être cuit mais rester souple sous le doigt. Laisser totalement refroidir.

Pendant ce temps, préparer la chantilly au chocolat.

Placer la crème fraîche au congélateur au moins 30 minutes.

Porter le lait à ébullition. Battre le jaune d’œuf avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Verser le lait tiédi sur le mélange œuf / sucre et bien mélanger le tout, puis transvaser le tout dans la casserole. Porter à ébullition sans cesser de remuer. Quand la crème anglaise commence à prendre, la sortir du feu et la laisser tiédir. Faire fondre le chocolat et y ajouter la crème anglaise. Bien lisser. Laisser tiédir (la température ne doit pas dépasser 45° quand vous le mélangerez à la crème fouettée).

Monter la crème en chantilly, en la fouettant à la vitesse maximum. Quand elle est bien montée, y ajouter le sucre vanillé. Verser la moitié de la chantilly dans le chocolat tiédi et incorporer délicatement, comme pour des œufs en neige. Ajouter ensuite la seconde moitié de la crème et procéder de la même façon pour obtenir un mélange homogène et une crème aérée.

Si vous avez fait une seule plaque, prenez un cadre rectangulaire réglable et découpez votre biscuit pour obtenir deux rectangles identiques parfaitement adaptés à votre cadre. Placer le cadre sur un plateau ou une plaque de présentation à gâteau, et y déposer la moitié de votre biscuit. Vous pouvez être amené à le redécouper de façon à ce que son format corresponde exactement à l'intérieur de votre cadre (ce qui est nécessaire pour que la crème soit bien contenue). Verser la moitié de la crème sur le biscuit. Répartir la moitié des cerises sur la crème, en les enfonçant un peu (réserver les plus belles pour la décoration), puis couvrir avec l'autre moitié de la crème. Poser le second biscuit sur l'ensemble.

Dans une casserole, faire fondre les deux chocolats et le miel avec le lait. Quand l'ensemble est homogène, lisse et brillant, le couler sur le biscuit du dessus (et seulement sur le dessus) et bien lisser jusqu'aux bords du cadre pour obtenir un glaçage uniforme. Décorer avec les cerises réservées et les décorations de votre choix (le Micro a, pour sa part, choisi des papillons, des cœurs et des paillettes dorées)...


Placer au réfrigérateur au moins 4h, jusqu'au moment de déguster.


lundi 28 décembre 2015

Biscuits de Noël

En ce dernier jour de vacances familiales (ça, c'est l'avantage de travailler du mardi au samedi : un lundi bonus avec les lutins cette semaine), j'avais prévu de faire des macarons-sapins comme découvert sur le net... avant de réaliser qu'il ne me restait que deux œufs !!! Qu'à cela ne tienne, ce sera donc des sablés de Noël (les macarons attendront ce soir que j'ai eu le temps de passer racheter des œufs...). Et comme il ne vous aura pas échappé que nous sommes des grands gourmands dans cette famille, c'est double fournée : une cacao/cannelle et une épices façon scandinaves (un mélange de cannelle, de gingembre et de poivre du moulin).

La recette de base que j'utilise depuis 4 ans pour les biscuits de Noël est tiré d'un Saveurs de l'époque, un peu remaniée. Je l'apprécie particulièrement parce qu'elle donne des biscuits pas trop secs, sur lesquels on ne se casse pas les dents (et notamment les plus petits d'entre nous).

Je vous livre donc mes deux versions maison, pour... euh... beaucoup de biscuits ^^

Une des trois boîtes réalisées, dont la troisième s'est déjà volatilisée !!!
 Biscuits cacao/cannelle

150 g de beurre coupé en très petits dés
70 g de sucre blanc
30 g de vergeoise brune
1 oeuf
210 g de farine
20 g de cacao pur en poudre (le Valrhona vous donnera les meilleurs résultats, comme toujours)
cannelle selon votre goût
60 g de poudre d'amandes

Biscuits aux épices scandinaves
 
1050 g de beurre doux et 50 g de beurre salé coupés en très petits dés
80 g de miel
40 g de vergeoise brune
1 oeuf
250 g de farine
cannelle, gingembre moulu et poivre du moulin
60 g de poudre d'amandes

La préparation est la même dans les deux cas.

Dans le bol d'un robot pâtissier équipé de son batteur (éviter le fouet, trop compliqué pour récupérer la pâte ensuite), mélanger le beurre et les sucres jusqu'à obtenir une pommade homogène (si votre robot permet la chauffe, n'hésitez pas à le mettre sur 25° environ). Ajouter l'oeuf et mélanger pour obtenir à nouveau une pâte homogène. Mélanger la farine et les différentes épices (cacao compris, le cas échéant). Ajouter ce mélange à la pâte ainsi que la poudre d'amandes. Pétrir très brièvement, juste pour bien homogénéiser l'ensemble.

Placer la pâte sur une grande feuille de papier cuisson. L'étaler grossièrement à la main de façon à pouvoir replier les bords du papier. Couvrir de l'autre moitié de la feuille (ou d'une deuxième feuille au besoin), replier soigneusement les bords afin d'enfermer totalement la pâte (pour éviter qu'elle ne dessèche) et placer au réfrigérateur pour au moins 2h. Le fait d'étaler la pâte et non de la rouler en boule permet ensuite de l'étaler beaucoup plus facilement au moment d'en faire usage.

Au bout du temps de prise, saupoudrer le plan de travail de poudre d'amandes ou de sucre glace. Y étaler soigneusement la pâte au rouleau sur une épaisseur de 3 mm environ (on peut aussi la laisser sur le papier cuisson pour cela, si on préfère, le tout étant de pouvoir ensuite détacher facilement les pièces). Découper à l'emporte-pièce les formes de votre choix et les placer sur une plaque à four couverte de papier cuisson. Préchauffer le four à 180° (th 6). Enfourner 10 à 12 min (les biscuits ne doivent pas brunir). Sortir et laisser refroidir. Renouveler l'opération jusqu'à épuisement complet de la pâte.

Si vous le souhaitez, vous pouvez décorer les biscuits avec de la glace royale (mélange de blanc d’œuf, sucre glace et colorant selon votre goût : la consistance doit être celle d'une colle blanche un peu liquide).

jeudi 24 décembre 2015

Bûche de Noël aux saveus exotique, sans lactose

Nous discutions cette semaine avec une collègue de menus de Noël et elle me disait qu'elle ne pouvait jamais profiter des bûches à cause de son intolérance au lactose. De mon côté, j'ai un Grand qui n'aime pas les desserts au chocolat et préfère la vanille et les fruits. Il m'est donc venu l'idée de me servir de lui comme cobaye pour mettre au point une recette de bûche sans lactose qui permette aux nombreuses personnes concernées par ce problème de savourer malgré tout la reine des desserts de Noël.



Pour 8 personnes, il vous faudra :

150 g de farine
150 g de sucre
5 oeufs
1 gousse de vanille

1 mangue
4 fruits de la passion
2 gousses de vanille
cannelle
sucre
3 feuilles de gélatine

400 ml de lait de coco
Chantifix
50 g de sucre

Préchauffer le four th. 6 (180°).

Séparer les blancs des jaunes d'oeufs. Battre les jaunes avec le sucre jusqu'à obtention d'un mélange très pâle et crémeux. Ajouter la farine et continuer à fouetter jusqu'à obtenir une pâte très sèche et homogène. Monter les blancs en neige ferme. Mélanger la moitié des blancs à la pâte précédente pour la détendre. Incorporer ensuite délicatement l'autre moitié pour obtenir une pâte onctueuse et aérée. Verser sur une plaque à pâtisser garnie de papier cuisson et enfourner pour 15 minutes. Pendant ce temps, humidifier un torchon. A la sortie du four, démouler la génoise sur le torchon, retirer le papier cuisson et enrouler immédiatement sur elle-même dans le torchon pour la mettre en forme sans la casser. Réserver.

Préparer la compotée de fruits exotiques. Vider les fruits de la passion dans un chinois au-dessus d'une casserole, deux par deux. Avec le dos d'une cuillère à soupe, écraser les grains contre les bords du chinois pour exprimer la totalité du jus. Jeter les grains. Détailler la mangue en petits cubes et l'ajouter au jus de fuit de la passion. Prélever les grains de la vanille et les ajouter aux fruits, saupoudre de cannelle et de sucre selon votre goût (une ou deux cuillère à soupe suffisent). Porter à ébullition puis mixer avec un pied plongeant jusqu'à obtention d'une compotée parfaitement homogène. Faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau tiède puis les incorporer au mélange encore chaud mais plus bouillant. Transvaser dans une poche jetable et réserver au frais : la compotée doit être légèrement prise avant de pouvoir l'utiliser.

Au moment de dresser le dessert, monter le lait de coco en chantilly. Mélanger le chantifix et le sucre et les ajouter en fouettant encore quelques secondes. Dérouler délicatement la génoise, la garnir généreusement de chantilly et y déposer des bandes régulières de compotée de fruits exotiques. Rouler à nouveau en bûche dans un film alimentaire ou une feuille de papier cuisson et réserver au frais.

Décorer selon votre goût.


Poularde aux trois agrumes et épices douces, mangues rôties et poêlée de marrons

Voilà bien longtemps, trop longtemps, que ce blog était en sommeil... La faute au travail (une première année riche en projets, prenante, intense), à des soucis de santé, à une famille nombreuse et à des projets familiaux et personnels aussi enthousiasmants que prenants. J'espère pouvoir faire mieux en 2016 et vous offrir plus régulièrement des petites créations à goûter, découvrir, partager.

Noël (et les vacances) oblige, je ne pouvais tout de même pas finir 2015 sans consacrer un peu de temps à mes chers fourneaux (et à vous, chers lecteurs, par la même occasion) : vous le savez, pour moi, la cuisine, c'est d'abord une affaire de partage et de plaisir, de bonheur d'être ensemble, de joie de la découverte. Et Noël, plus que toute autre période peut-être, se prête infiniment à ces petits bonheurs.

Cette année, comme nous ne savions pas si nous ne serions pas en plein déménagement (finalement non, mais c'est juste reculer pour mieux sauter), nous n'avions rien prévu de particulier, ni déplacement dans nos (lointaines) familles, ni accueil de celles-ci au milieu de nos cartons. Un petit réveillon à 5, donc. Mais un vrai réveillon quand même, d'autant que c'est le premier dont Micronain pourra vraiment profiter, du haut de ses deux ans. J'ai donc décidé de nous préparer un petit menu tout doux et tout chaud, comme notre "petite" famille. Il y aura en entrée des escalopes de foie gras frais poêlées, déglacées à la mélasse de grenade et accompagnées de pépins de grenade, suivies de la poularde dont je vais de ce pas vous dévoiler la recette, pour finir sur une bûche exotique à la chantilly de coco et compotée mangue / passion (mon Grand n'aimant pas plus que ça le chocolat, on se réserve le dessert tout choco pour le Nouvel An où il sera chez son Papa).


Finalement, on a laissé tomber les marrons : on était déjà au bord de l'explosion !

C'est donc parti pour la recette de la poularde aux trois agrumes et épices douces, accompagnée de mangues rôties et d'une poêlée de marrons, pomme et figues, pour (au moins) 5 personnes. Il vous faudra :

1 poularde fermière d'environ 2,8 kg
2 pomelos roses
2 oranges à jus
4 clémentines
2 cs de miel
250 g de beurre de baratte cru (ou d'un bon beurre)
2 gousses de vanille bien charnues
1 peu de cannelle
sel et poivre du moulin

3 mangues mûres à point mais encore fermes
1 cs de miel
poivre du moulin
3 sacs de poêlée de marrons, pommes et figues (Picard est votre ami sur ce coup-là !)

Préchauffer le four th. 5 (150°)

Égrainer les gousses de vanille en raclant bien la gousse pour en extraire le maximum. Couper le beurre en petits dés et le mettre dans le bol d'un robot mixeur, y ajouter les graines de vanille et saupoudrer de cannelle selon votre goût. Mixer jusqu'à obtenir une pommade homogène.

Poser votre poularde dans un plat à four assez creux. Par l'ouverture du cou, glisser votre main entre la peau et la chair très délicatement et faites-la passer partout où c'est possible, y compris sur le haut des cuisses. Une fois la peau bien décollée (mais pas arrachée), y insérer le beurre pommade par petites quantités et masser de façon à le répartir sur toute la surface possible. Continuer l'opération à l'extérieur en massant la totalité de la poularde avec le beurre restant. Saler et poivrer.

Presser les agrumes et y faire fondre le miel. Arroser généreusement la poularde de la totalité du jus. Enfourner pour au moins 3 à 4 heures (vous pouvez poursuivre la cuisson jusqu'à 5 heures sans problème) en arrosant régulièrement, de préférence toutes les 15 à 30 minutes.

Un quart d'heure avant la fin de cuisson, couper les mangues en "hérisson" : prélever les deux "joues" des mangues, puis détailler leur chair en cubes sans couper la peau et appuyer sur le centre, côté peau, pour donner une forme de dôme côté chair. Faire fondre un peu de beurre dans une poêle et y faire dorer 5 minutes les mangues côté chair. Délayer le miel dans le jus de cuisson, poivrer généreusement et finir de faire rôtir les mangues dans ce jus.

Faire cuire la poêlée de marron selon les instructions sur le sachet.

Et en entrée, escalopes de foie gras et pépins de grenade...

dimanche 16 août 2015

Tarte aux pêches, frangipane à la tonka

Chéri, en grand gourmand qu'il est, suit assidûment la page Facebook de 750g. Hier, une publication en particulier est ressortie : celle d'une tarte à la crème de frangipane tonka et pêches. Vous connaissez mon goût immodéré pour la fève tonka, depuis le temps ! Autant vous dire que cette recette ne pouvait pas m'échapper... En la consultant, par contre, je ne pouvais vraiment pas l'appliquer à la lettre : la frangipane maison, c'est quand même autre chose que celle du commerce, les pêches au sirop alors qu'on est dans la pleine saison de ce beau fruit du soleil, c'est vraiment pas possible, quant à la pâte feuilletée je n'en suis pas fan pour les tartes, je préfère une bonne pâte brisée maison. Et donc, c'est parti pour mon adaptation personnelle de cette brillante idée ^^


Pour une tarte de taille standard, il vous faudra :

Pâte brisée (il vous restera de quoi faire 9 mini-tartelettes par ailleurs : les miennes sont à la reine-claude, à l'amande et à la vergeoise !)
250 g de farine
125 g de beurre mou coupé en petits morceaux
1 jaune d'oeuf
5 cl d'eau
cannelle

Frangipane à la tonka
200 g de beurre mou
200 g de sucre
200 g d'oeuf
200 g de poudre d'amande
20 g de Maïzena
1 fève tonka

5 pêches mûres

Préchauffer le four à 200°C

Préparer la pâte brisée. Dans une jatte, mettre la farine et les dés de beurre. Sabler la pâte en frottant ensemble farine et beurre entre vos doigts, jusqu'à obtenir la consistance d'un crumble. Faire un puits et y ajouter l'oeuf, l'eau et la cannelle. Mélanger du bout des doigts pour obtenir une pâte homogène. Fraiser la pâte 4 ou 5 fois (la rouler en boule et l'aplatir avec la main). La mettre entre deux feuilles de papier sulfurisé et l'aplatir, puis la mettre au frigo pour une demie-heure.

Pendant ce temps, préparer la frangipane. Mélanger tous les ingrédients sauf la tonka, jusqu'à obtenir une pâte homogène. Râper finement la fève tonka sur l'ensemble et mélanger quelques secondes pour bien l'intégrer à l'ensemble.

Eplucher et couper les pêches en lamelles de taille moyenne.

Sortir la pâte brisée du frigo et l'étaler sur 5 mm d'épaisseur. Foncer un moule à tarte et araser le bord de la pâte au couteau pour qu'il n'y ait pas d'excédent au-dessus du bord du moule. Couvrir le fond de tarte d'une première couche fine de frangipane, disposer par dessus les lamelles de pêche et recouvrir le tout du reste de frangipane.

Enfourner pour 45 minutes, en baissant le four à 180°C. Vérifier au bout d'1/2 heure si la frangipane n'a pas trop bruni et couvrir d'une feuille d'aluminium si besoin.

Laisser refroidir la tarte avant de déguster (éventuellement avec une boule de sorbet pêche maison, si, comme moi, vous en aviez acheté plus que nécessaire !).

lundi 10 août 2015

Muffins aux myrtilles sauvages

En faisant mes courses chez mon primeur préféré samedi, je suis tombée sur des myrtilles sauvages. Ne pouvant résister à l'appel de ce plaisir aussi intense que rare, j'en ai bien sûr pris une pleine barquette. Encore fallait-il trouver qu'en faire. J'ai longuement réfléchi, fini par fureter sur le net... avant de tomber sur l'évidence : les muffins à la myrtille. Moi qui adore ça, je ne sais même pas comment j'ai pu ne pas y songer dès le départ ^^ Qu'à cela ne tienne, j'ai trouvé une très chouette recette ici (et d'ailleurs, visitez le blog de C'est ma fournée, parce que vous n'avez pas fini de rêver : Valérie, en plus d'avoir des idées à tomber, est une très bonne photographe qui sait merveilleusement mettre en valeur ses créations !). Les recettes, c'est super bien. Sauf que le dimanche, les commerces ne sont pas ouverts, et quand vous avez 500 g de myrtilles, plus de lait et seulement 4 œufs là où il vous en faudrait 8 pour suivre la recette à la lettre, c'est le moment de sortir vos meilleurs talents d'adaptatrice en remplaçant le lait et les œufs manquants par trois yaourts ! Et hop, une fournée de petites douceurs croustillantes dessus, moelleuses et fondantes dedans, sucrées juste ce qu'il faut, acidulées à souhait et avec une pointe d'épices pour réchauffer le tout... Divin ! Voici donc ma version de ce merveilleux classique de la gastronomie américaine.


Pour 24 petits muffins, il vous faudra :

4 œufs
3 yaourts
300 g d'huile
600 g de farine
300 g de sucre
12 g de levure chimique
4 g de sucre
les grains d'une gousse de vanille
1 cs de cannelle moulue
500 g de myrtilles sauvages soigneusement lavées et équeutées

Préchauffer le four à 160°. Préparer deux plaques à muffins en disposant une caissette dans chaque alvéole (mes caissettes ne sont pas assez rigides et mes plaques pas assez profondes, puisque j'utilise en fait des plaques à tartelettes, ce qui fait que mes muffins ont tendance à pousser en largeur plutôt qu'en hauteur, comme vous pouvez le voir sur la photo ^^' ).

Mélanger les yaourts, les œufs et l'huile au fouet pour obtenir une crème homogène.

Dans un saladier, mélanger tous les ingrédients secs (sauf les myrtilles, donc). Creuser un puits, y verser l'émulsion précédente et mélanger du centre vers les bords jusqu'à obtenir une pâte bien lisse et homogène, ni trop liquide, ni trop sèche (la consistance d'une pâte à gâteau au yaourt est idéale).

Ajouter les myrtilles (si vous utilisez des myrtilles surgelées, mettez-les telles quelles, sans les décongeler). Bien mélanger pour répartir les myrtilles dans toute la pâte. Garnir les caissettes, au moins aux 3/4.

Enfourner pour 40 minutes. Les muffins doivent être levés, bien dorés et laisser la lame du couteau sans autre trace que le jus des myrtilles rencontrées en chemin... Laisser tiédir avant de vous régaler !


mercredi 5 août 2015

Petites madeleines au cacao, deuxième version

C'est aujourd'hui le dernier jour de mon WE très prolongé. Pour fêter ça (oui, je suis une grande malade qui adore son boulot et qui est contente d'y retourner !!!), hop, un petit goûter vite prêt avec mes lutins (et on n'oublie pas les collègues au passage, qui bénéficieront demain d'une boîte de macarons au citron vert, Dulcey et verveine, d'une autre de macarons tout chocolat et d'une dernière en damier de madeleines au zeste de citron vert et de madeleines au cacao !). Pour les madeleines au zeste de citron vert, je vous laisse retrouver la recette précédemment dévoilée ici.

Comme souvent comme je suis en vacances, je suis très tête en l'air, et j'ai totalement oublié de venir chercher ici la recette que j'avais testée la dernière fois. Je suis donc partie en exploration sur la toile pour en trouver une autre, et ma foi, vu le résultat beaucoup plus aéré, c'était plutôt un hasard heureux, finalement ! C'est sur le très chouette blog de Paprikas que j'ai découvert cette merveille de recette que je vous laisse aller découvrir à votre tour (et j'en profite pour vous encourager à farfouiller un peu dans le blog : il y a plein d'idées très sympathiques).


mardi 4 août 2015

Lapin rôti à la bière

Il y a de nombreuses années de cela, en un temps où faire attention à ma ligne faisait encore partie de mes priorités et que j'avais encore le temps d'y consacré du temps (et de l'argent, et de l'énergie), j'ai à de nombreuses reprises suivi les différentes méthodes Weight Watchers. S'il y a bien une qualité qu'on peut reconnaître à ces méthodes, c'est l'inventivité et la qualité des recettes proposées, même si le business qui en est fait me laisse toujours un peu perplexe. En tout cas, de ces temps très lointains, j'ai conservé en tête une recette que je refais régulièrement, avec un plaisir certain, partagé par tous les convives : la viande est fondante, presque confite, et caramélisée à l'extérieur par la bière qui se réduit totalement. Ce plat s'accommode à merveille de pâtes fraîches et de tagliatelles de légumes.


Pour 4 à 6 convives, il vous faudra :

8 morceaux de râble de lapin (ou deux lapins entiers si vous préférez)
1 tête d'ail
baies de genièvre
feuilles de laurier
sel et poivre du moulin
1 bouteille de bière brune (33 cl)

Préchauffer votre four à 210°.

Disposer vos morceaux de lapin dans un plat à four. Saler, poivrer. Séparer les gousses, les éplucher, les couper en deux et retirer les germes. Les répartir dans le plat de façon à ce que chaque morceau soit en contact avec de l'ail. Répartir de même les feuilles de laurier et les baies de genièvre. Arroser avec la bière, en prenant soin d'humecter tous les morceaux.

Enfourner pour au moins une heure, en prenant soin d'arroser et de retourner les morceaux tous les quarts d'heures. Le jus doit être totalement réduit, à la consistance d'un sirop épais. Si vos morceaux de viande dorent trop vite, ne pas hésiter à baisser la température à 180° et à rallonger un peu le temps de cuisson.

Il est impératif d'arroser et retourner les morceaux très régulièrement : c'est ce qui permet qu'ils soient parfaitement enrobés et caramélisés.

lundi 3 août 2015

Le retour des créations macarons !

De retour des vacances, et après une semaine intense au travail, quoi de plus agréable que de se lancer dans une petite création de macarons pour se garder un petit air de sortie de routine ? Et pour marquer le retour au fourneau, ce n'est pas une mais deux créations, spécialement pour vous, bande de petits veinards ! Pour la première, un zeste de citron vert vient relever des coques de base, enveloppant de fraîcheur une ganache au Dulcey dans laquelle a infusé de la verveine fraîche. Pour la seconde, tout chocolat, le jus du susdit citron vert et une pointe de poivre du Brésil viennent réveiller la ganache au Caraïbe sertie dans son écrin de pur cacao. Comme (presque) toujours, c'est Valrhona qui sublime tout ça ! Et puisque j'ai découvert la meringue italienne pendant mes vacances, hop, on réitère pour ces deux créations : il n'y a pas à dire, le croquant extérieur et le moelleux intérieur sont incomparables !

Pour une quarantaine de macarons au citron vert, Dulcey et verveine, il vous faudra :

3 blancs d'oeufs (110 g)
15 g de sucre vanillé
150 g de sucre en poudre
50 g d'eau (50 ml)
150 g de poudre d'amande
150 g de sucre glace
le zeste d'un citron vert

150g de crème liquide entière
1 branche de verveine fraîche
100 g de Dulcey
50 g de sucre en poudre

Préchauffer le four à 150°.

Battre la moitié des blancs d'oeufs (peser pour arriver exactement à la moitié) en neige très ferme. Serrer en y ajoutant le sucre vanillé : la préparation doit être bien brillante et former des becs d'oiseau.

Préparer le sirop en portant à ébullition (110°) l'eau et le sucre en poudre. Le couler en filet très fin sur la meringue en tournant à vitesse lente, jusqu'à ce que la préparation soit redescendue autour de 40°. Ajouter le reste des blancs d'oeufs et battre quelques seconde jusqu'à ce que la préparation soit homogène.

Mélanger la poudre d'amandes, le sucre glace et le zeste de citron vert. Les ajouter en une fois à la meringue et macaronner en tournant délicatement la masse du bas vers le haut et du centre vers les bords. Attention à ne pas macaronner trop longtemps : il faut juste que la préparation soit homogène. Si vous avez un robot, pour cette étape, retirer le fouet et utiliser la feuille, en mélangeant quelques seconde à vitesse minimum.

Transférer la préparation dans une poche à douille et pocher vos macarons sur une plaque à pâtisser couverte d'une feuille de papier sulfurisé. Cuire 20 minutes. Renouveler l'opération plaque par plaque jusqu'à épuisement de la préparation. Attendre le complet refroidissement avant de retirer délicatement les coques de la feuille.

Pendant la cuisson, préparer la ganache. Porter la crème à ébullition. Hors du feu, y ajouter les feuilles de verveine sans la branche et laisser infuser une quinzaine de minutes. Retirer les feuilles et porter à nouveau à ébullition pour y faire fondre le sucre et le Dulcey. Transférer dans une poche à douille. Laisser refroidir et placer au réfrigérateur le temps que la ganache prenne.

Quand la ganache n'est plus liquide, garnir les macarons en assemblant les coques deux par deux.

Pour une quarantaine de macarons au cacao, Caraïbe, citron vert et poivre, il vous faudra :

3 blancs d'oeufs (110 g)
15 g de sucre vanillé
150 g de sucre en poudre
50 g d'eau (50 ml)
150 g de poudre d'amande
150 g de sucre glace
2 cs de cacao pur (idéalement Valrhona, beaucoup plus aromatique que ce qu'on trouve en GMS)

150g de crème liquide entière

100 g de Caraïbe
50 g de sucre en poudre
le jus d'un citron vert
deux tours de moulin à poivre

Préchauffer le four à 150°.

Battre la moitié des blancs d'oeufs (peser pour arriver exactement à la moitié) en neige très ferme. Serrer en y ajoutant le sucre vanillé : la préparation doit être bien brillante et former des becs d'oiseau.

Préparer le sirop en portant à ébullition (110°) l'eau et le sucre en poudre. Le couler en filet très fin sur la meringue en tournant à vitesse lente, jusqu'à ce que la préparation soit redescendue autour de 40°. Ajouter le reste des blancs d'oeufs et battre quelques seconde jusqu'à ce que la préparation soit homogène.

Mélanger la poudre d'amandes, le sucre glace et le cacao pur. Les ajouter en une fois à la meringue et macaronner en tournant délicatement la masse du bas vers le haut et du centre vers les bords. Attention à ne pas macaronner trop longtemps : il faut juste que la préparation soit homogène. Si vous avez un robot, pour cette étape, retirer le fouet et utiliser la feuille, en mélangeant quelques seconde à vitesse minimum.

Transférer la préparation dans une poche à douille et pocher vos macarons sur une plaque à pâtisser couverte d'une feuille de papier sulfurisé. Cuire 20 minutes. Renouveler l'opération plaque par plaque jusqu'à épuisement de la préparation. Attendre le complet refroidissement avant de retirer délicatement les coques de la feuille.

Pendant la cuisson, préparer la ganache. Porter la crème à ébullition. Y faire fondre le Caraïbe. Ajouter ensuite le sucre fondu dans le jus de citron vert (attendre que le chocolat soit parfaitement homogénéisé dans la crème pour éviter que celle-ci ne caille). Ajouter deux tours de moulin à poivre et mélanger une dernière fois. Transférer dans une poche à douille. Laisser refroidir et placer au réfrigérateur le temps que la ganache prenne.

Quand la ganache n'est plus liquide, garnir les macarons en assemblant les coques deux par deux.

dimanche 12 juillet 2015

Macarons mojito sur meringue italienne

Comme vous le savez, l'an passé, j'ai élaboré pour une amie ma recette de macarons façon mojito, qui rencontrent toujours un franc succès. Cette semaine, en vacances dans la famille et loin de mon précieux Cooking Chef, je me suis lancée pour la première fois dans la meringue à l'italienne pour produire une nouvelle fournée de ces petites douceurs, à offrir à mes divers hôtes. Même s'il y a quelques imperfections, notamment du fait du changement d'outils que je maîtrisais du coup moins bien, j'avoue être assez contente du résultat : l'appareil, trop liquide, n'a pas fait des beaux macarons bien réguliers, mais les coques étaient belles, bien lisses et toutes brillantes, fondantes à l'intérieur, et le goût était au RV. J'ai amélioré encore un peu la chose, en les fourrant d'un cœur de marmelade citron vert / gingembre trouvé au rayon créole de la grande surface locale. Il me reste à maîtriser parfaitement la consistance de la meringue italienne, et je pense qu'on sera pas loin de la perfection, en toute modestie bien sûr ^^


Petit cours de meringue à l'italienne, pour ceux qui n'ont pas, comme moi, la chance d'avoir un Préccccccieux ^^

3 blancs d'oeufs (110 g en deux fois 55 g)
150 g de poudre d'amande
150 g de sucre glace
15 g de sucre en poudre
150 g de sucre en poudre pour le sirop
50 g d'eau

Monter la moitié des blancs d'oeufs (55 g) en neige ferme et ajouter progressivement les 15 g de sucre pour les serrer. Réaliser le sirop en portant le sucre et l'eau à 110° C. Verser très doucement ce sirop sur les blancs au bec d'oiseau en fouettant à vitesse moyenne jusqu'à ce que la préparation redescende à 40° C. Ajouter l'autre moitié des blancs et fouetter encore quelques secondes. Remplacer le fouet par une feuille (fouet plat) ou réaliser le macaronnage à la main : ajouter en une fois la poudre d'amande et le sucre glace soigneusement mélangés, et les incorporer délicatement en tournant la masse par le milieu. L'appareil doit être bien lisse et brillant, au ruban mais pas trop liquide. Ne pas macaronner trop longtemps.

Remplir une poche à douille et dresser les macarons sur une plaque couverte d'une feuille de papier sulfurisé et poser celle-ci sur une lèche-frite retournée. Cuire à 150° pendant 20 minutes. Renouveler l'opération jusqu'à épuisement de l'appareil. Attendre le complet refroidissement pour détacher les coques de la feuille de cuisson, au risque de les casser.



dimanche 17 mai 2015

One pot pasta, la découverte de la famille pressée

Il ne vous aura pas échappé que je n'ai plus guère le temps ni l'énergie de m'adonner à mes fourneaux depuis quelques mois. Entre mes trois loulous et mon nouveau boulot, les journées ne sont pas assez longues et excessivement énergivore. Dieu merci, mes amies blogueuses sont toujours là pour me sauver la mise !!! Sur ce coup-là, la révélation m'est venue de cet article de Papilles et pupilles. Des pâtes, ça plaît à toute la famille, et des recettes où on jette tout dans le plat et on laisse cuire tout seul, ça plaît à MamanPressée ^^ Sur le principe, comme ça, ça paraît déroutant, et je me disais que ça n'allait pas trop bien fonctionner... Mais comme je suis curieuse (et bibliothécaire), je me suis achetée les deux livres recommandés dans l'article (deux sons de cloche valant mieux qu'un) et je me suis lancée la semaine dernière. C'était un poil trop cuit côté pâtes et un poil pas assez réduit côté sauce, mais ça avait relevé le défi côté saveurs. Le principe selon lequel l'amidon des pâtes lie la sauce fonctionne plutôt pas mal, en réalité !

Du coup, ce soir, hop, deuxième mouture. Cette fois, j'ai fait avec ce que j'avais dans mes placards : de la pancetta, du gouda au poivre ramené de Lille la semaine dernière (et directement importé des polders), du pesto, des tomates confites surgelées de chez Thiriet, une boîte de maïs, de la crème et des noix de cajou (parce que ça se marie bien au pesto).



Pour 6 personnes, il vous faudra :

1 oignon
100 g de pancetta
375 g de farfalle
1 petite boule de gouda fermier au poivre (280 g, ou une boule de mozzarella, ça fonctionne aussi)
300 g de tomates confites surgelées (un sachet Thiriet)
240 g de maïs égoutté
1 bocal de pesto
3 galets de fonds de veau surgelé
1 grosse pincée de gros sel (et un bon tour de moulin à poivre si vous n'avez pas trouvé le gouda qui va bien)
1 l d'eau froide
150 g de noix de cajou
150 g de crème épaisse

Emincer finement l'oignon et détailler la pancetta en grosses lanières. Les faire revenir dans une cocotte avec un fond d'huile d'olive.

Quand ils sont dorés, ajouter tous les ingrédients sauf les noix de cajou, dans l'ordre de la recette. Mettre à chauffer sur feu moyen (la dernière fois j'avais cuit sur 5-6, cette fois-ci sur 7, mais mes plaques sont poussives) une demie-heure. Il doit rester environ 2 cm de sauce au fond de la gamelle et les pâtes doivent être cuites à point. Ajouter les noix de cajou et la crème épaisse, bien mélanger et servir aussitôt.

lundi 6 avril 2015

Pièce montée

Il y a dix ans, pour la naissance de mon Hobbit, son papa et moi avons décidé de lui laisser le choix de se faire baptiser plus tard, s'il en ressentait l'appel. Et ça a été le cas, il y a déjà quelques années, nous amenant depuis une grosse année à l'accompagner sur ce chemin qui a abouti samedi soir, lors de la veillée pascale.

Qui dit baptême dit repas de famille, et, bien sûr, pièce montée. Comme j'ai la chance d'avoir, dans mes amis, un pâtissier particulièrement remarquable, il a eu la gentillesse de me donner un coup de main pour offrir à mon Hobbit une pièce maison, faite avec amour. J'ai réalisé les choux et leur garniture, et mon ami s'est occupé de la nougatine, du montage et de la création des fleurs qui l'ont décorée (je vous laisse observer par vous-même le résultat, c'est absolument bluffant !).


Je ne remettrai pas ici les recettes des choux et de la crème pâtissière. Pour une trentaine de personnes, j'ai multiplié par 4 les quantités que vous retrouverez en cliquant sur les liens ci-dessus : cela a permis de réaliser une centaine de choux garnis, de la taille d'une grosse balle de ping-pong.

Pour ceux qui sont curieux de voir comment ça se réalise, un petit time-lapse réalisé par le papa du Hobbit.


Et comme je me retrouve avec 16 blancs d’œufs sur les bras, il y aura dans les prochains jours des macarons ^^