dimanche 30 avril 2017

Quatre-quart au chocolat

Il y a de ça de nombreuses années (c'est que je ne suis plus toute jeune, ma pauvre Lucette ^^'), dans mon jeune temps adolescent et mes années estudiantines, je pratiquais le jeu de rôle. Nous avions coutume de démarrer nos parties une fois les parents couchés et les maisons paisibles... Ce qui nous amenait bien souvent à finir au petit matin. Généralement, en milieu de nuit, nous nous trouvions affamés et victime d'un bon coup de pompe, qui a rapidement trouvé à se résoudre à l'aide de gâteaux maison... c'est ainsi qu'est née la recette du "cinq-cinquième" (affectueusement rebaptisé "bourre-bide") : particulièrement calorique, reconstituant et rassasiant, il est parfait pour vous rebooster à bloc l'énergie d'une bande d'ado ^^'

Comme pour le gâteau au yaourt, la texture de ce gâteau est intéressante, entre le croustillant de la croûte et le moelleux du cœur. En revanche, là où le gâteau au yaourt est aéré, le cinq-cinquième est très dense : préférez des tranches fines, pour éviter d'étouffer vos convives ^^ Vous pouvez l'accompagner d'une chantilly ou d'une crème anglaise, et l'agrémenter de morceaux de fruits qui apporteront un peu de légèreté.



Pour un cake bien dense, il vous faudra :

6 oeufs
300 g de chocolat noir
300 g de beurre
300 g de farine
300 g de sucre

Préchauffer le four à 180° (th. 6).

Dans une casserole, faire fondre doucement le beurre et le chocolat ensemble.

Dans une jatte, mélanger la farine et le sucre. Y former un puits. A part, battre les œufs en omelette. Les verser dans le puits, ainsi que le mélange beurre / chocolat. Mélanger énergiquement du centre vers les bords, jusqu'à obtenir une pâte bien homogène.

Verser dans un moule à cake beurré (ou en silicone). Le gâteau gonflant peu, vous pouvez le remplir jusqu'au bord ou presque. Enfourner et cuire au moins 45 minutes. Servir tiède ou froid.

Mon gâteau au yaourt aux fruits

Le gâteau au yaourt, c'est un peu mon gâteau de référence. Le truc que je fais pratiquement les yeux fermés, depuis que je sais cuisiner. Je suis fan de son cœur moelleux sous sa croûte croustillante : le contraste des textures est parfait... Seulement, on peut finir par se lasser des choses qu'on fait trop souvent, même quand on les aime d'amour ^^ Du coup, depuis la fac, je m'amuse à l'agrémenter de bien des façons. La plus simple (et la première que j'ai testé) est d'utiliser des yaourts aux fruits à la place des yaourts nature. La recette de ce jour est donc basée sur cette variante. On peut aussi y ajouter des pépites de chocolats, de pralin ou des morceaux de fruits (pommes et poires fonctionnent particulièrement bien, puisqu'elles rendent peu d'eau et n'interfèrent donc pas avec les textures du gâteau). On peut également le couper en deux pour le garnir de confiture ou de pâte à tartiner, le couvrir d'un glaçage au chocolat bien noir, y ajouter des épices... Bref, le gâteau au yaourt, c'est un peu la base neutre qui se prête à toutes les fantaisies ^^

La variante du jour est donc celle au yaourt aux fruits...




Pour un beau gâteau (une douzaine de parts au moins), il vous faudra :

2 yaourts aux fruits (aujourd'hui, c'était à l'abricot)
6 oeufs
2 yaourts d'huile neutre (type Isio 4, par exemple)
6 yaourts de farine
1,5 yaourt de sucre (de préférence de canne blond)
1,5 sachet de levure
2 sachets de sucre vanillé

Préchauffer le four à 180° (th. 6).

Dans une jatte, mélanger les ingrédients liquides, en battant bien jusqu'à obtenir une pâte homogène. Dans une autre jatte, mélanger les ingrédients secs. Former un puits et y verser la pâte liquide. Mélanger énergiquement du centre vers les bords  jusqu'à ce que la pâte soit bien homogène et sans grumeaux. Verser dans un moule à manquer préalablement beurré.

Cuire au moins 35 minutes. Vérifier la cuisson à cœur avec un couteau : la lame doit ressortir propre. Laisser tiédir avant de servir.

lundi 17 avril 2017

Minestrone au lapin

Après les agapes d'un WE pascal, quoi de plus légèrement réconfortant qu'une bonne soupe complète pour apaiser les estomacs mis à rude épreuve ? Le minestrone est une de ces soupes que j'affectionne particulièrement, qui me rappelle les bons goûts de mon enfance et qui me mettent les papilles en joies à peu de frais (financiers ET temporels, parce que vous aurez noté que le temps n'est pas la ressource dont je dispose le plus depuis plusieurs mois, raison de ma longue absence par ici...).

Je vous propose donc aujourd'hui d'en faire un maison, avec des ingrédients sortis du placard pour en réduire le délai de préparation : vous verrez que ce n'est pas bien plus long à préparer qu'un minestrone en sachet, mais autrement meilleur (pour le palais et la santé). En y ajoutant du lapin effiloché, vous obtiendrez un plat complet, qui plaira à toute la famille.





Pour une bonne quinzaine d'assiettes, il vous faudra :

1 lapin découpé
1 oignon
3 gousses d'ail
3 courgettes
6 carottes
1 branche de céleri
2 boîtes de pulpe de tomate
1 grosse boîte de haricots blancs cuisinés au naturel
100 g de risetti ou autres petites pâtes
3 bouillons cubes de boeuf dégraissé
2 branches de thym frais
basilic à volonté
sel et poivre
100 g de parmesan râpé

Prélever la chair du lapin au maximum et la couper en petits dés (1 cm de côté) ou en fine lanières d'environ 2 cm de long. Émincer finement l'oignon et deux gousses d'ail. Faire blondir légèrement l'oignon et l'ail dans un fond d'huile d'olive dans une grande cocotte. Ajouter le lapin et laisser revenir jusqu'à ce qu'il commence à dorer.

Pendant ce temps, émincer finement l'ail restant. Couper les courgettes, les carottes et le céleri en petits dés. Ajouter le tout dans la cocotte, ainsi que les haricots rincés, la tomate, le thym, le basilic, le sel, le poivre, les cubes de bouillon et au moins 2 l d'eau (les légumes doivent baigner à l'aise dans le liquide). Porter à ébullition et laisser mijoter 20 minutes.

Au bout de ce temps, ajouter le risetti et laisser encore mijoter une dizaine de minutes.

Servir chaud et proposer le parmesan aux convives qui s'en serviront à leur goût.

Le minestrone se conserve bien au réfrigérateur, et gagne à être réchauffé.

Moelleux au chocolat et à la crème de marron

L'été dernier, à l'occasion du passage d'amis à la maison, j'avais réalisé un moelleux qui a remporté un franc succès. C'est pas léger léger, mais ça remplit à merveille sa fonction de gâteau de goûter pour Nains survitaminés... Et en cette période pascale où le chocolat est roi, il m'a semblé que c'était tout-à-fait de circonstance ^^

Compte-tenu de la densité du machin, je vous recommande de le couper en petites portions, comme un brownie (on est d'ailleurs dans le même genre d'objet culinaire, en fait).

Pour une vingtaine de portions, il vous faudra :


250 g de bon chocolat noir
250 g de beurre doux
120 g de farine
120 g de fécule
200 g de sucre blond
2 sachets de sucre vanillé
6 oeufs
1 pot de crème de marron vanillée
4 cs de crème fraîche

Préchauffer le four à 180° (th. 6).

Faire fondre le chocolat avec le beurre. Mélanger la farine et la fécule, les ajouter au chocolat fondu et mélanger soigneusement.

Fouetter les oeufs avec les sucres jusqu'à ce que le mélange blanchisse bien et devienne très mousseux.

Ajouter le mélange au chocolat, la crème de marron et la crème fraîche et mélanger délicatement jusqu'à ce que le tout devienne homogène.

Verser dans un moule à manquer (de préférence carré, ce sera plus facile à découper ensuite en portions égales) et enfourner pour 30 à 45 minutes.


dimanche 9 octobre 2016

Forêt (très) noire

Voilà bien longtemps que je n'avais pas pris le temps de venir partager ici mes essais culinaires. A ma décharge, il y a eu de grands changements dans ma vie depuis quelques mois, très positifs, mais qui m'ont pris beaucoup de temps... Ceci étant dit, hier, c'était l'anniversaire de mon petit dernier, et comme tout bon Mignonus calinus cassecouillus qui se respecte, il aime les gâteaux au chocolat. Donc, aujourd'hui, je me suis collée à mes fourneaux pour lui faire une forêt (très) noire, parce que 3 ans et une entrée en maternelle gérée comme un chef, ça mérite bien un gâteau d'exception ^^

J'ai un peu trifouillé mes bibles pour monter ça, et je me suis arrêtée sur différents éléments tirés de l'indispensable "Pâtisserie !" de Christophe Felder (dont je dois bien reconnaître qu'avec le "Sucré" de Ladurée, il constitue ma paire d'incontournables en matière de pâtisserie toujours réussie...). Sur une base de génoise au cacao, on monte une chantilly au chocolat qu'on garnit de griottes dégelées (parce qu'en octobre, les fraîches, hein... voilà quoi...). On décore tout ça, et le tour est joué !


Pour (au moins) 8 convives, il vous faudra :

Pour le biscuit au chocolat
8 blancs d'oeuf
180 g de sucre8 jaunes d'oeuf
150 g de farine
20 g de cacao en poudre (le Valrhona est, comme toujours, le meilleur !)

Pour la chantilly au chocolat
275 g de chocolat noir (en l'occurrence un mélange de Caraïbe et de Guanaja de Valrhona)
12 cl de lait entier
10 g de sucre
1 jaune d'oeuf
250 g de crème fouettée
2 sachets de sucre vanillé

Pour la garniture et la décoration
300 g de griottes (surgelées et/ou au naturel)
150 g de chocolat noir (Guanaja de Valrhona) + 50 g de chocolat blanc (Ivoire de Valrhona)
5 cl de lait
2 cs de miel
et des décorations selon votre goût.

Si vos griottes sont surgelées, les mettre à dégeler dans une passoire. Si elles sont en conserve, les égoutter, toujours dans une passoire. L'important est d'apporter le moins de liquide possible quand vous les ajouterez au gâteau...

Commencer par préparer le biscuit. Préchauffer votre four à 180° (th. 6).

Mélanger la farine et le cacao. Monter les blancs en neige ferme. Quand ils sont bien montés, ajouter le sucre en continuant de fouetter à la même vitesse pour serrer la meringue (vous arrivez à une préparation lisse et brillante). Baisser la vitesse du fouet au minimum et ajouter très progressivement les jaunes d'oeufs. Arrêter le fouet et incorporer délicatement le mélange farine / cacao en soulevant la masse sans la casser, à la spatule.

Couvrir une plaque de cuisson de papier sulfurisé. Couler la pâte dessus et bien la répartir uniformément sur toute la plaque. Vous pouvez faire deux plaques ou tout répartir sur une seule, auquel cas vous couperez votre biscuit au milieu pour obtenir deux plaques identiques.

Enfourner 10 minutes : le biscuit doit être cuit mais rester souple sous le doigt. Laisser totalement refroidir.

Pendant ce temps, préparer la chantilly au chocolat.

Placer la crème fraîche au congélateur au moins 30 minutes.

Porter le lait à ébullition. Battre le jaune d’œuf avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Verser le lait tiédi sur le mélange œuf / sucre et bien mélanger le tout, puis transvaser le tout dans la casserole. Porter à ébullition sans cesser de remuer. Quand la crème anglaise commence à prendre, la sortir du feu et la laisser tiédir. Faire fondre le chocolat et y ajouter la crème anglaise. Bien lisser. Laisser tiédir (la température ne doit pas dépasser 45° quand vous le mélangerez à la crème fouettée).

Monter la crème en chantilly, en la fouettant à la vitesse maximum. Quand elle est bien montée, y ajouter le sucre vanillé. Verser la moitié de la chantilly dans le chocolat tiédi et incorporer délicatement, comme pour des œufs en neige. Ajouter ensuite la seconde moitié de la crème et procéder de la même façon pour obtenir un mélange homogène et une crème aérée.

Si vous avez fait une seule plaque, prenez un cadre rectangulaire réglable et découpez votre biscuit pour obtenir deux rectangles identiques parfaitement adaptés à votre cadre. Placer le cadre sur un plateau ou une plaque de présentation à gâteau, et y déposer la moitié de votre biscuit. Vous pouvez être amené à le redécouper de façon à ce que son format corresponde exactement à l'intérieur de votre cadre (ce qui est nécessaire pour que la crème soit bien contenue). Verser la moitié de la crème sur le biscuit. Répartir la moitié des cerises sur la crème, en les enfonçant un peu (réserver les plus belles pour la décoration), puis couvrir avec l'autre moitié de la crème. Poser le second biscuit sur l'ensemble.

Dans une casserole, faire fondre les deux chocolats et le miel avec le lait. Quand l'ensemble est homogène, lisse et brillant, le couler sur le biscuit du dessus (et seulement sur le dessus) et bien lisser jusqu'aux bords du cadre pour obtenir un glaçage uniforme. Décorer avec les cerises réservées et les décorations de votre choix (le Micro a, pour sa part, choisi des papillons, des cœurs et des paillettes dorées)...


Placer au réfrigérateur au moins 4h, jusqu'au moment de déguster.


lundi 28 décembre 2015

Biscuits de Noël

En ce dernier jour de vacances familiales (ça, c'est l'avantage de travailler du mardi au samedi : un lundi bonus avec les lutins cette semaine), j'avais prévu de faire des macarons-sapins comme découvert sur le net... avant de réaliser qu'il ne me restait que deux œufs !!! Qu'à cela ne tienne, ce sera donc des sablés de Noël (les macarons attendront ce soir que j'ai eu le temps de passer racheter des œufs...). Et comme il ne vous aura pas échappé que nous sommes des grands gourmands dans cette famille, c'est double fournée : une cacao/cannelle et une épices façon scandinaves (un mélange de cannelle, de gingembre et de poivre du moulin).

La recette de base que j'utilise depuis 4 ans pour les biscuits de Noël est tiré d'un Saveurs de l'époque, un peu remaniée. Je l'apprécie particulièrement parce qu'elle donne des biscuits pas trop secs, sur lesquels on ne se casse pas les dents (et notamment les plus petits d'entre nous).

Je vous livre donc mes deux versions maison, pour... euh... beaucoup de biscuits ^^

Une des trois boîtes réalisées, dont la troisième s'est déjà volatilisée !!!
 Biscuits cacao/cannelle

150 g de beurre coupé en très petits dés
70 g de sucre blanc
30 g de vergeoise brune
1 oeuf
210 g de farine
20 g de cacao pur en poudre (le Valrhona vous donnera les meilleurs résultats, comme toujours)
cannelle selon votre goût
60 g de poudre d'amandes

Biscuits aux épices scandinaves
 
1050 g de beurre doux et 50 g de beurre salé coupés en très petits dés
80 g de miel
40 g de vergeoise brune
1 oeuf
250 g de farine
cannelle, gingembre moulu et poivre du moulin
60 g de poudre d'amandes

La préparation est la même dans les deux cas.

Dans le bol d'un robot pâtissier équipé de son batteur (éviter le fouet, trop compliqué pour récupérer la pâte ensuite), mélanger le beurre et les sucres jusqu'à obtenir une pommade homogène (si votre robot permet la chauffe, n'hésitez pas à le mettre sur 25° environ). Ajouter l'oeuf et mélanger pour obtenir à nouveau une pâte homogène. Mélanger la farine et les différentes épices (cacao compris, le cas échéant). Ajouter ce mélange à la pâte ainsi que la poudre d'amandes. Pétrir très brièvement, juste pour bien homogénéiser l'ensemble.

Placer la pâte sur une grande feuille de papier cuisson. L'étaler grossièrement à la main de façon à pouvoir replier les bords du papier. Couvrir de l'autre moitié de la feuille (ou d'une deuxième feuille au besoin), replier soigneusement les bords afin d'enfermer totalement la pâte (pour éviter qu'elle ne dessèche) et placer au réfrigérateur pour au moins 2h. Le fait d'étaler la pâte et non de la rouler en boule permet ensuite de l'étaler beaucoup plus facilement au moment d'en faire usage.

Au bout du temps de prise, saupoudrer le plan de travail de poudre d'amandes ou de sucre glace. Y étaler soigneusement la pâte au rouleau sur une épaisseur de 3 mm environ (on peut aussi la laisser sur le papier cuisson pour cela, si on préfère, le tout étant de pouvoir ensuite détacher facilement les pièces). Découper à l'emporte-pièce les formes de votre choix et les placer sur une plaque à four couverte de papier cuisson. Préchauffer le four à 180° (th 6). Enfourner 10 à 12 min (les biscuits ne doivent pas brunir). Sortir et laisser refroidir. Renouveler l'opération jusqu'à épuisement complet de la pâte.

Si vous le souhaitez, vous pouvez décorer les biscuits avec de la glace royale (mélange de blanc d’œuf, sucre glace et colorant selon votre goût : la consistance doit être celle d'une colle blanche un peu liquide).

jeudi 24 décembre 2015

Bûche de Noël aux saveus exotique, sans lactose

Nous discutions cette semaine avec une collègue de menus de Noël et elle me disait qu'elle ne pouvait jamais profiter des bûches à cause de son intolérance au lactose. De mon côté, j'ai un Grand qui n'aime pas les desserts au chocolat et préfère la vanille et les fruits. Il m'est donc venu l'idée de me servir de lui comme cobaye pour mettre au point une recette de bûche sans lactose qui permette aux nombreuses personnes concernées par ce problème de savourer malgré tout la reine des desserts de Noël.



Pour 8 personnes, il vous faudra :

150 g de farine
150 g de sucre
5 oeufs
1 gousse de vanille

1 mangue
4 fruits de la passion
2 gousses de vanille
cannelle
sucre
3 feuilles de gélatine

400 ml de lait de coco
Chantifix
50 g de sucre

Préchauffer le four th. 6 (180°).

Séparer les blancs des jaunes d'oeufs. Battre les jaunes avec le sucre jusqu'à obtention d'un mélange très pâle et crémeux. Ajouter la farine et continuer à fouetter jusqu'à obtenir une pâte très sèche et homogène. Monter les blancs en neige ferme. Mélanger la moitié des blancs à la pâte précédente pour la détendre. Incorporer ensuite délicatement l'autre moitié pour obtenir une pâte onctueuse et aérée. Verser sur une plaque à pâtisser garnie de papier cuisson et enfourner pour 15 minutes. Pendant ce temps, humidifier un torchon. A la sortie du four, démouler la génoise sur le torchon, retirer le papier cuisson et enrouler immédiatement sur elle-même dans le torchon pour la mettre en forme sans la casser. Réserver.

Préparer la compotée de fruits exotiques. Vider les fruits de la passion dans un chinois au-dessus d'une casserole, deux par deux. Avec le dos d'une cuillère à soupe, écraser les grains contre les bords du chinois pour exprimer la totalité du jus. Jeter les grains. Détailler la mangue en petits cubes et l'ajouter au jus de fuit de la passion. Prélever les grains de la vanille et les ajouter aux fruits, saupoudre de cannelle et de sucre selon votre goût (une ou deux cuillère à soupe suffisent). Porter à ébullition puis mixer avec un pied plongeant jusqu'à obtention d'une compotée parfaitement homogène. Faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau tiède puis les incorporer au mélange encore chaud mais plus bouillant. Transvaser dans une poche jetable et réserver au frais : la compotée doit être légèrement prise avant de pouvoir l'utiliser.

Au moment de dresser le dessert, monter le lait de coco en chantilly. Mélanger le chantifix et le sucre et les ajouter en fouettant encore quelques secondes. Dérouler délicatement la génoise, la garnir généreusement de chantilly et y déposer des bandes régulières de compotée de fruits exotiques. Rouler à nouveau en bûche dans un film alimentaire ou une feuille de papier cuisson et réserver au frais.

Décorer selon votre goût.


Poularde aux trois agrumes et épices douces, mangues rôties et poêlée de marrons

Voilà bien longtemps, trop longtemps, que ce blog était en sommeil... La faute au travail (une première année riche en projets, prenante, intense), à des soucis de santé, à une famille nombreuse et à des projets familiaux et personnels aussi enthousiasmants que prenants. J'espère pouvoir faire mieux en 2016 et vous offrir plus régulièrement des petites créations à goûter, découvrir, partager.

Noël (et les vacances) oblige, je ne pouvais tout de même pas finir 2015 sans consacrer un peu de temps à mes chers fourneaux (et à vous, chers lecteurs, par la même occasion) : vous le savez, pour moi, la cuisine, c'est d'abord une affaire de partage et de plaisir, de bonheur d'être ensemble, de joie de la découverte. Et Noël, plus que toute autre période peut-être, se prête infiniment à ces petits bonheurs.

Cette année, comme nous ne savions pas si nous ne serions pas en plein déménagement (finalement non, mais c'est juste reculer pour mieux sauter), nous n'avions rien prévu de particulier, ni déplacement dans nos (lointaines) familles, ni accueil de celles-ci au milieu de nos cartons. Un petit réveillon à 5, donc. Mais un vrai réveillon quand même, d'autant que c'est le premier dont Micronain pourra vraiment profiter, du haut de ses deux ans. J'ai donc décidé de nous préparer un petit menu tout doux et tout chaud, comme notre "petite" famille. Il y aura en entrée des escalopes de foie gras frais poêlées, déglacées à la mélasse de grenade et accompagnées de pépins de grenade, suivies de la poularde dont je vais de ce pas vous dévoiler la recette, pour finir sur une bûche exotique à la chantilly de coco et compotée mangue / passion (mon Grand n'aimant pas plus que ça le chocolat, on se réserve le dessert tout choco pour le Nouvel An où il sera chez son Papa).


Finalement, on a laissé tomber les marrons : on était déjà au bord de l'explosion !

C'est donc parti pour la recette de la poularde aux trois agrumes et épices douces, accompagnée de mangues rôties et d'une poêlée de marrons, pomme et figues, pour (au moins) 5 personnes. Il vous faudra :

1 poularde fermière d'environ 2,8 kg
2 pomelos roses
2 oranges à jus
4 clémentines
2 cs de miel
250 g de beurre de baratte cru (ou d'un bon beurre)
2 gousses de vanille bien charnues
1 peu de cannelle
sel et poivre du moulin

3 mangues mûres à point mais encore fermes
1 cs de miel
poivre du moulin
3 sacs de poêlée de marrons, pommes et figues (Picard est votre ami sur ce coup-là !)

Préchauffer le four th. 5 (150°)

Égrainer les gousses de vanille en raclant bien la gousse pour en extraire le maximum. Couper le beurre en petits dés et le mettre dans le bol d'un robot mixeur, y ajouter les graines de vanille et saupoudrer de cannelle selon votre goût. Mixer jusqu'à obtenir une pommade homogène.

Poser votre poularde dans un plat à four assez creux. Par l'ouverture du cou, glisser votre main entre la peau et la chair très délicatement et faites-la passer partout où c'est possible, y compris sur le haut des cuisses. Une fois la peau bien décollée (mais pas arrachée), y insérer le beurre pommade par petites quantités et masser de façon à le répartir sur toute la surface possible. Continuer l'opération à l'extérieur en massant la totalité de la poularde avec le beurre restant. Saler et poivrer.

Presser les agrumes et y faire fondre le miel. Arroser généreusement la poularde de la totalité du jus. Enfourner pour au moins 3 à 4 heures (vous pouvez poursuivre la cuisson jusqu'à 5 heures sans problème) en arrosant régulièrement, de préférence toutes les 15 à 30 minutes.

Un quart d'heure avant la fin de cuisson, couper les mangues en "hérisson" : prélever les deux "joues" des mangues, puis détailler leur chair en cubes sans couper la peau et appuyer sur le centre, côté peau, pour donner une forme de dôme côté chair. Faire fondre un peu de beurre dans une poêle et y faire dorer 5 minutes les mangues côté chair. Délayer le miel dans le jus de cuisson, poivrer généreusement et finir de faire rôtir les mangues dans ce jus.

Faire cuire la poêlée de marron selon les instructions sur le sachet.

Et en entrée, escalopes de foie gras et pépins de grenade...

dimanche 16 août 2015

Tarte aux pêches, frangipane à la tonka

Chéri, en grand gourmand qu'il est, suit assidûment la page Facebook de 750g. Hier, une publication en particulier est ressortie : celle d'une tarte à la crème de frangipane tonka et pêches. Vous connaissez mon goût immodéré pour la fève tonka, depuis le temps ! Autant vous dire que cette recette ne pouvait pas m'échapper... En la consultant, par contre, je ne pouvais vraiment pas l'appliquer à la lettre : la frangipane maison, c'est quand même autre chose que celle du commerce, les pêches au sirop alors qu'on est dans la pleine saison de ce beau fruit du soleil, c'est vraiment pas possible, quant à la pâte feuilletée je n'en suis pas fan pour les tartes, je préfère une bonne pâte brisée maison. Et donc, c'est parti pour mon adaptation personnelle de cette brillante idée ^^


Pour une tarte de taille standard, il vous faudra :

Pâte brisée (il vous restera de quoi faire 9 mini-tartelettes par ailleurs : les miennes sont à la reine-claude, à l'amande et à la vergeoise !)
250 g de farine
125 g de beurre mou coupé en petits morceaux
1 jaune d'oeuf
5 cl d'eau
cannelle

Frangipane à la tonka
200 g de beurre mou
200 g de sucre
200 g d'oeuf
200 g de poudre d'amande
20 g de Maïzena
1 fève tonka

5 pêches mûres

Préchauffer le four à 200°C

Préparer la pâte brisée. Dans une jatte, mettre la farine et les dés de beurre. Sabler la pâte en frottant ensemble farine et beurre entre vos doigts, jusqu'à obtenir la consistance d'un crumble. Faire un puits et y ajouter l'oeuf, l'eau et la cannelle. Mélanger du bout des doigts pour obtenir une pâte homogène. Fraiser la pâte 4 ou 5 fois (la rouler en boule et l'aplatir avec la main). La mettre entre deux feuilles de papier sulfurisé et l'aplatir, puis la mettre au frigo pour une demie-heure.

Pendant ce temps, préparer la frangipane. Mélanger tous les ingrédients sauf la tonka, jusqu'à obtenir une pâte homogène. Râper finement la fève tonka sur l'ensemble et mélanger quelques secondes pour bien l'intégrer à l'ensemble.

Eplucher et couper les pêches en lamelles de taille moyenne.

Sortir la pâte brisée du frigo et l'étaler sur 5 mm d'épaisseur. Foncer un moule à tarte et araser le bord de la pâte au couteau pour qu'il n'y ait pas d'excédent au-dessus du bord du moule. Couvrir le fond de tarte d'une première couche fine de frangipane, disposer par dessus les lamelles de pêche et recouvrir le tout du reste de frangipane.

Enfourner pour 45 minutes, en baissant le four à 180°C. Vérifier au bout d'1/2 heure si la frangipane n'a pas trop bruni et couvrir d'une feuille d'aluminium si besoin.

Laisser refroidir la tarte avant de déguster (éventuellement avec une boule de sorbet pêche maison, si, comme moi, vous en aviez acheté plus que nécessaire !).

lundi 10 août 2015

Muffins aux myrtilles sauvages

En faisant mes courses chez mon primeur préféré samedi, je suis tombée sur des myrtilles sauvages. Ne pouvant résister à l'appel de ce plaisir aussi intense que rare, j'en ai bien sûr pris une pleine barquette. Encore fallait-il trouver qu'en faire. J'ai longuement réfléchi, fini par fureter sur le net... avant de tomber sur l'évidence : les muffins à la myrtille. Moi qui adore ça, je ne sais même pas comment j'ai pu ne pas y songer dès le départ ^^ Qu'à cela ne tienne, j'ai trouvé une très chouette recette ici (et d'ailleurs, visitez le blog de C'est ma fournée, parce que vous n'avez pas fini de rêver : Valérie, en plus d'avoir des idées à tomber, est une très bonne photographe qui sait merveilleusement mettre en valeur ses créations !). Les recettes, c'est super bien. Sauf que le dimanche, les commerces ne sont pas ouverts, et quand vous avez 500 g de myrtilles, plus de lait et seulement 4 œufs là où il vous en faudrait 8 pour suivre la recette à la lettre, c'est le moment de sortir vos meilleurs talents d'adaptatrice en remplaçant le lait et les œufs manquants par trois yaourts ! Et hop, une fournée de petites douceurs croustillantes dessus, moelleuses et fondantes dedans, sucrées juste ce qu'il faut, acidulées à souhait et avec une pointe d'épices pour réchauffer le tout... Divin ! Voici donc ma version de ce merveilleux classique de la gastronomie américaine.


Pour 24 petits muffins, il vous faudra :

4 œufs
3 yaourts
300 g d'huile
600 g de farine
300 g de sucre
12 g de levure chimique
4 g de sucre
les grains d'une gousse de vanille
1 cs de cannelle moulue
500 g de myrtilles sauvages soigneusement lavées et équeutées

Préchauffer le four à 160°. Préparer deux plaques à muffins en disposant une caissette dans chaque alvéole (mes caissettes ne sont pas assez rigides et mes plaques pas assez profondes, puisque j'utilise en fait des plaques à tartelettes, ce qui fait que mes muffins ont tendance à pousser en largeur plutôt qu'en hauteur, comme vous pouvez le voir sur la photo ^^' ).

Mélanger les yaourts, les œufs et l'huile au fouet pour obtenir une crème homogène.

Dans un saladier, mélanger tous les ingrédients secs (sauf les myrtilles, donc). Creuser un puits, y verser l'émulsion précédente et mélanger du centre vers les bords jusqu'à obtenir une pâte bien lisse et homogène, ni trop liquide, ni trop sèche (la consistance d'une pâte à gâteau au yaourt est idéale).

Ajouter les myrtilles (si vous utilisez des myrtilles surgelées, mettez-les telles quelles, sans les décongeler). Bien mélanger pour répartir les myrtilles dans toute la pâte. Garnir les caissettes, au moins aux 3/4.

Enfourner pour 40 minutes. Les muffins doivent être levés, bien dorés et laisser la lame du couteau sans autre trace que le jus des myrtilles rencontrées en chemin... Laisser tiédir avant de vous régaler !