vendredi 28 décembre 2012

Bûche au potimarron, cannelle et chocolat

L'avantage du potimarron, c'est que c'est un ingrédient de très longue conservation qui peut aussi bien se cuisiner dans des plats salés que sucrés. Moralité, on peut en acheter un et prendre tout le temps de la réflexion pour déterminer à quel usage on va le destiner ^^ Ce qui tombe plutôt bien, vu que celui qui s'épanouissait tranquillement dans ma cuisine était là depuis... les derniers cupcakes au potimarron, autrement dit longtemps :-P

L'idée d'en faire une bûche m'est venue en début de semaine. Et quoi de meilleur, quand on utilise le potimarron en pâtisserie, que de l'associer à la cannelle et au chocolat très noir : l'amertume de ce dernier tempère la douceur du potimarron et le tout est corsé par la chaleur de la cannelle. Un délice ! Me voici donc partie à réaliser une génoise au potimarron et une mousse au chocolat, chacune relevée d'un peu de cannelle. En truffant la mousse de petits dés de potimarron cuits à la vapeur, l'ensemble sera parfait : coloré, savoureux et aérien, comme je les aime !



Pour 8 personnes, il vous faudra :

Pour la génoise au potimarron
1 petit potimarron (attention à le choisir vraiment petit, car vous allez le découper à cru !)
4 oeufs
150 g de sucre
150 g de farine
50 g de Maïzena
cannelle selon votre goût

Pour la mousse au chocolat
150 g de chocolat à pâtisser à 70%
3 oeufs
100g de fromage blanc
50 g de sucre

Pour le décor
150 g de chocolat très noir
quelques marrons glacés / des bâtonnets de cannelle / des décors en sucre

Préparer le potimarron. Le peler, l'épépiner et le couper en petits dés. Choisir un couteau à lame large et ne pas tenter de couper le potimarron d'un seul coup, mais préférer y aller progressivement en ressortant la lame et en la replantant un peu plus loin à chaque fois (le potimarron fait de la résistance, c'est normal, donc jouez la finement pour ne pas y laisser un doigt !). Placer les dés dans un panier à vapeur, mettre deux bâtons de cannelle dans l'eau de cuisson et mettre le tout à cuire une vingtaine de minutes. Les dés doivent être moelleux, mais pas trop fondants. Quand ils sont à point, en réduire la moitié en purée et réserver le reste pour truffer la mousse au chocolat.

Préchauffer le four à 180° (th. 6) et préparer la génoise. Séparer les blancs des jaunes d'oeufs. Battre les jaunes avec le sucre jusqu'à blanchissement complet. Ajouter la farine mélangée à la Maïzena et à la cannelle. Battre jusqu'à ce que le mélange soit homogène. Réserver. Battre les blancs en neige. Les incorporer ensuite délicatement à la préparation précédente. Étaler la pâte sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier cuisson et enfourner 15 minutes. Au sortir du four, retourner la plaque sur un torchon humide, retirer le papier cuisson, égaliser les bords du rectangle et rouler aussitôt en forme. Laisser refroidir totalement.

Préparer la mousse au chocolat. Séparer les blancs des jaunes d'oeufs. Battre les jaunes avec le sucre jusqu'à blanchissement. Ajouter le fromage blanc et la cannelle. Faire fondre le chocolat à 55° et l'ajouter à la préparation. Battre les blancs en neige et les incorporer délicatement. Couler la mousse sur la génoise, rouler dans du papier aluminium pour éviter que la mousse coule avant de prendre et réserver au réfrigérateur au moins deux heures.

A l'issue de ce temps de prise, sortir la bûche. Faire fondre le chocolat pour la décoration à 55° et réaliser une dentelle sur de la feuille guitare que vous placerez autour de la surface visible de la bûche ou réaliser tout autre décor de votre choix. Réserver ensuite au réfrigérateur jusqu'au moment de servir.

Bon, sur la photo, je n'ai pas pris le temps de faire la décoration... Et peut-être serait-il préférable de laisser la mousse prendre au moins une heure au frigo avant d'en garnir la bûche pour conserver une belle section ronde plutôt que la section ovale ici obtenue ^^ On fera plus joli une prochaine fois ;)

lundi 24 décembre 2012

Bûche tonka / fraise des bois / mangue

Cela ne vous aura sans doute pas échappé, en ce 24 décembre de fin du monde ratée, nous allons tous (ou presque) fêter Noël autour d'un repas plus ou moins gastronomique ! Ici, j'ai fait relativement simple en craquant sur des choses déjà prêtes (rôti gascon trouvé sur le marché de Noël local, paupiettes de cerf au foie gras et au marron), en limitant les garnitures à des choses vite prêtes (marrons revenus dans la graisse du rôti gascon pour accompagner les paupiettes et salade verte avec des pépins de grenade pour accompagner le rôti gascon)... Autant dire que je ne vais pas passer ma journée en cuisine ^^ En revanche, j'ai misé sur une bûche maison pour finir en point d'orgue. Après une période d'agitation de neurones, j'ai décidé d'associer la suavité de la fève tonka, le parfum de l'arôme "fraise des bois" et le moelleux de la mangue fraîche.





Pour 8 personnes, il vous faudra :

5 oeufs
150 g de sucre
150 g de farine
2 cs bombées de Maïzena
6 pincées de fève tonka fraîchement râpée
1 pot de mascarpone
1 petit pot de lait concentré non sucré
1 cc (maximum) d'arôme de fraise des bois
1 pointe de couteau de colorant rose guimauve + orange mandarine
2 cs de sucre glace à la violette
1 mangue
200 g de bon chocolat noir

Préparer la génoise. Préchauffer le four à 180° (th. 6). Séparer les blancs des jaunes d'oeufs. Battre les jaunes avec le sucre jusqu'à blanchissement complet. Mélanger la farine, la Maïzena et la fève tonka. Ajouter le mélange progressivement aux jaunes d'oeufs sucrés en continuant à fouetter : la pâte ainsi obtenue est très sèche et compacte. Battre les blancs en neige très ferme. En ajouter la moitié à la préparation précédente et bien mélanger pour la détendre : ce n'est pas grave si vous cassez les blancs, le but est que la pâte devienne suffisamment souple. Incorporer ensuite l'autre moitié des blancs sans les casser. Verser la pâte sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier cuisson et enfourner 15 minutes.

Pendant ce temps mettre le mascarpone et l'arôme de fraise des bois dans le robot. Battre à pleine vitesse pour lui donner une consistance très aérée. Ajouter les colorants et le sucre glace. Battre encore. Ajouter enfin autant de lait concentré que nécessaire pour obtenir une pâte épaisse mais suffisamment collante pour pouvoir en garnir la bûche.

Couper la mangue en petits dés.

A la sortie du four, retourner la plaque sur un torchon humide. Retirer immédiatement le papier cuisson et rouler en forme en prenant bien soin que tout le gâteau soit bien enroulé dans le torchon. Laisser refroidir complètement puis dérouler. Garnir avec la crème d'abord puis les morceaux de mangues en prévoyant une bande très dense du côté qui formera le centre et en dispersant le reste sur toute la surface du gâteau. Rouler en forme.

Faire fondre le chocolat à 55°. Le faire couler en filet pour former un motif de dentelle sur une bande de feuille guitare de la longueur du périmètre du gâteau et une autre de la longueur de son sommet. Laisser refroidir 3 minutes puis placer les bandes sur le gâteau. Laisser figer totalement avant de retirer la bande plastique. Couvrir de papier aluminium et réserver au frigo jusqu'au moment de servir.

Et voilà ! Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter à tous un très joyeux Noël !

samedi 22 décembre 2012

Bûche au matcha et au marron

Il y a un peu plus de deux ans, j'étais tombée sur une recette de bûche qui est depuis devenue un véritable classique de ma gastronomie festive :) La recette originale est très sympa, pour qui aime la crème au beurre (ce qui n'est pas mon cas) : pour ma part, j'avais à l'époque (et encore à Noël dernier) remplacé la crème au beurre par de la chantilly, bien sûr mélangée à la crème de marron.

Cette fois, j'ai apporté une variante très satisfaisante, inspirée par mes cupcakes matcha / marron : j'ai remplacé la crème chantilly, qui avait tendance à ne pas trop bien se tenir et à mal remplir l'espace de la bûche par du mascarpone fouetté. A mon avis, nous avons atteint cette fois la version parfaite. Encore un effort à faire sur la déco toutefois : je voulais faire de la dentelle de chocolat, mais ça a été un cuisant échec ^^ Bon, c'est joli aussi, hein, mais ça l'aurait été plus encore avec une dentelle...

 Pour 8 personnes, il vous faudra :
5 oeufs
150 g de sucre
150 g de farine
2 cs de matcha
200 g de mascarpone
1/2 pot de crème de marron (maison, c'est encore meilleur ^^)
10 marrons au naturel
4 marrons glacés
200 g de chocolat noir à 70%

Préchauffer le four th. 6 (180°).

Séparer les blancs des jaunes d'oeufs. Battre les jaunes avec le sucre jusqu'à blanchissement. Mélanger la farine et le matcha. Ajouter au mélange jaunes / sucre petit à petit en fouettant bien. Vous obtenez une pâte très sèche. Montez les blancs en neige. Ajouter la moitié à la pâte au matcha et bien mélanger en cassant les blancs pour liquéfier la préparation. Incorporer ensuite délicatement l'autre moitié.

Disposer une feuille de cuisson sur une plaque à pâtisserie. Y étaler uniformément la pâte et enfourner 12 à 15 minutes. A la sortie du four retourner la plaque sur un chiffon humide, retirer la feuille de cuisson et rouler immédiatement dans le chiffon. Laisser refroidir complètement.

Pendant ce temps, battre au fouet le mascarpone : il doit prendre une consistance très aérée. Ajouter la crème de marron et fouetter encore quelques secondes pour que le mélange soit parfaitement homogène. Briser les marrons au naturel en petits éclats.

Dérouler délicatement la génoise. Étaler dessus la crème au mascarpone en diminuant l'épaisseur d'un bord à l'autre (le plus épais sera au centre et le moins épais au bord, une fois le gâteau enroulé). Répartir les brisures de marrons sur l'ensemble de la crème. Rouler le gâteau.

Sur une feuille guitare, étaler le chocolat fondu à 55° (pour la dentelle, le faire couler en filet d'une cuillère à soupe en formant des arabesques et laisser figer 5 minutes avant de disposer la feuille autour du gâteau). Enrouler la feuille autour du gâteau et la fixer entre elle avec du scotch. Laisser prendre 10 minutes au réfrigérateur ou une heure à température ambiante. Si la feuille est plus longue que le gâteau, briser les morceau de chocolat durci qui dépassent au moment du retrait pour les utiliser sur le dessus de la bûche avec un peu de crème de marron. Fixer les marrons glacés avec un peu de crème de marron également. Réserver au frais.

Roulade de poulet au chutney et à la mangue

Comme vous le savez déjà, il y a une petite quinzaine de jours, j'ai fait du chutney de mangues. J'avais comme arrière-pensée de m'en servir de garniture pour des roulades de poulet poché. Après tentative, hier soir, l'idée est approuvée : c'est savoureux et assez fin, en fait :) Et, ce qui ne gâte rien, c'est très facile à réaliser.




Pour 4 personnes, il vous faudra :
4 blancs de poulet
4 cs de chutney de mangue
1/2 mangue
2 carrés de chocolat au piment

Fendre les blancs de poulet en deux en laissant une jonction d'environ un centimètre, de façon à former une seule escalope moins épaisse. Étaler 1 cs de chutney de mangue sur toute la surface.

Prélever des bâtonnets de mangue d'environ 5 mm de côté sans la peau. En mettre un à une extrémité de chaque blanc, puis rouler serré dans du film alimentaire supportant la chaleur, de façon à former un boudin.

Porter à ébullition une grande cocotte d'eau. Y plonger les roulades et laisser mijoter 20 minutes à frémissement.

A l'issue du temps de cuisson, déballer les roulades. En déposer une sur chaque assiette. Râper le chocolat directement au dessus des roulades et les découper en tranches épaisses. Accompagner de riz parfumé et d'une salade de papaye.

Foie gras au cacao, pain d'épices et pépins de grenade

Hier soir, il y avait comme un avant-goût de réveillon chez nous, à l'occasion d'un petit dîner entre amis des plus sympathiques :) Au menu : du foie gras au cacao, des roulades de poulet au chutney et à la mangue et une bûche matcha / marron !

Côté foie gras (les autres recettes vont suivre aussi, ne vous inquiétez pas ^^), je suis plutôt du genre puriste : un bon foie, du sel, du poivre et c'est tout... Je n'aime ni les marinades d'alcool, ni les fourrages aux fruits divers et variés. Pourtant, en croisant dans mes diverses lectures culinaires de cette période de fêtes, le chemin d'une recette de foie gras au cacao, l'idée m'est venue que cette alliance devait être fort sympathique. Du coup, je m'y suis mise (un peu au jugé, parce que j'avoue que je ne sais plus où j'avais vu la recette ^^ Pas beaucoup de mémoire, ces jours-ci, je le crains...).

Voici donc la recette du foie gras au cacao, pour 4 personnes :

1 beau foie gras frais (environ 500 g)
1 cs de sel
1 cc de poivre
1 cs bien bombée de cacao amer
150 g de bon pain d'épices
1/2 grenade

Séparer les lobes du foie gras et le dénerver (repérer la veine qui fait la jonction entre les deux lobes, inciser délicatement dans son prolongement de chaque côté et tirer doucement pour en retirer le maximum sans casser le foie). Mélanger le sel, le poivre et le cacao dans une assiette creuse et y rouler les lobes de façon à ce qu'ils soient bien enrobés. Déposer les lobes dans une terrine et tasser avec un poids. Réserver 30 minutes au frais.

Porter à ébullition une quantité d'eau suffisante pour faire un bain-marie où mettre la terrine. Pendant ce temps, préchauffer le four à 140°. Quand l'eau est chaude, la transférer dans un plat à four. Y déposer la terrine. Si vous disposez d'une sonde, l'enfoncer à coeur dans le foie et mettre la terrine au four.

Régler la température d'alarme de la sonde à 57° et sortir du four dès que l'alarme se déclenche ou cuire une trentaine de minutes.

Laisser reposer 3h puis mettre au frais au moins 24h.

Au moment de servir, couper le pain d'épices en 8 tranches d'environ 5 mm d'épaisseur, y découper des formes à l'emporte-pièce. Épépiner la grenade. Disposer deux morceaux de pain d'épices, 2 tranches de foie gras et 2 cs de pépins de grenade dans chaque assiette.

dimanche 9 décembre 2012

Chutney de mangues

Depuis quelques semaines, je mature mon projet culinaire pour le dîner qui se profile samedi prochain. Je peux déjà vous annoncer qu'il y aura, dans le plat principal, du chutney de mangues et de la salade de papaye verte (en fait, un mélange de verte et de mûre, vu que je n'ai pas réussi à mettre la main sur deux papayes vertes : c'est une denrée rare que cette petite chose, régulièrement en rupture de stock chez mon marchand de fruits et légumes préféré ^^' ).

Et pour la première fois, je vais faire moi-même mon chutney de mangues en arrangeant à ma sauce les quelques recettes que j'ai pu trouver... Voici donc en exclusivité pour vous ma version de ce petit délice venu de l'Inde britannique !



Pour 3 pots, il vous faudra :

2 mangues
1 orange
2 citrons verts
1 citron jaune
30 cl de vinaigre de cidre ou de Xérès
200g de cassonnade
100g de sucre
5 cm de gingembre
2 gousses d'ail frais
2 bâtons de cannelle
1 cc de quatre-épices
1 cc de graines de sésame blond
1 cc de graines de sésame noir

Dénoyauter les mangues : couper la mangue au plus près du noyau pour détacher chacun des deux grands côtés d'une pièce, et chacun des deux côté fins en une bande d'un à deux centimètres de large. Découper la chair ainsi mise à nu en dés et les détacher de la peau.






Peler à vif orange, citron et citrons verts, couper les quartiers en très petits dés.

Peler le gingembre et le couper en gros dés.

Mettre les mangues et les agrumes dans une casserole. Ajouter les bâtons de cannelle, le vinaigre et les sucres. Presser le gingembre et l'ail au presse ail et ajouter à l'ensemble. Saupoudrer avec le quatre-épices. Porter à ébullition en remuant sans cesse, puis laisser cuire 30 minutes en remuant de temps à autres. Ajouter les graines de sésame 10 minutes avant la fin.



Au Cooking Chef, mettre le vinaigre et la cassonade dans la cuve équipée du batteur souple. Chauffer à 90° sur Mélange 1 pendant 3 minutes. Ajouter ensuite tous les ingrédients sauf le sésame. Porter la température à 110° et la vitesse à Mélange 2 et porter à ébullition 9 minutes. Descendre ensuite à 105° et laisser mijoter 5 minutes. Enfin, ajouter le sésame et laisser encore chauffer 15 minutes.

Retirer les bâtons de cannelle. Éventuellement, écraser grossièrement les morceaux restant à la fourchette. Remplir les bocaux stérilisés, les fermer, les retourner et laisser refroidir complètement.

vendredi 30 novembre 2012

Petite pause de quelques semaines...

Bon, je pensais venir un peu ces jours-ci, mais comme j'ai entrepris la semaine dernière la grande affaire qui me tient cycliquement, à savoir perdre du poids, je me dis que quand même, ce serait plus sérieux de ne pas faire des entorses à mon programme alimentaire dès le démarrage ^^'

Ceci dit, je ne vous abandonne pas complètement : RV le 16 décembre pour un menu festif qui devrait réjouir les papilles des amateurs de saveurs exotiques ;)

A très vite, donc !

vendredi 23 novembre 2012

Concours spécial fêtes de Lolibox

Le truc, quand on met un pied dans la blogosphère culinaire, c'est que par liens de contacts de contacts, on pourrait faire le tour du monde (enfin, au moins du monde francophone ^^) ! Aujourd'hui, j'ai par ce biais découvert le très joli site de Lolibox... et le concours festif qu'elle propose.

Un petit aperçu graphique : la couverture du site :)


Lolibox, c'est bien sûr des recettes, mais aussi des tests, des infos sur les nouveautés, un soupçon de mode et un brin de déco... Bref, il y en a pour tous les goûts ;) Avis aux amateurs :)

vendredi 16 novembre 2012

Gaufres de Lille à la vanille de Madagascar, façon Meert, et variante à la violette

Depuis quelques années, maintenant, que j'ai l'occasion d'aller un peu régulièrement à Lille, s'il est une adresse qui reçoit à chaque fois les faveurs d'une visite, c'est bien la pâtisserie Meert ! Leurs gaufrettes à la vanille, fondantes et suaves à souhait, expédient à coup sûr mes papilles au Paradis... Mais bon, Lille, c'est loin, et ça commence à faire cher l'envie de gaufrettes fourrées :-P



Or, notre dernière incursion chez les Ch'tis, et plus particulièrement dans cet autre antre de la perdition qu'est le Furet du Nord, j'ai découvert l'existence d'un petit livre de recettes de gaufres où, ô miracle, se trouvent plusieurs variante de ces purs délices ! Après avoir longuement tanné mes sources de cadeaux d'anniversaire, je suis donc depuis une dizaine de jours l'heureuse détentrice à la fois du précieux livre et du gaufrier pourvu de plaques à gaufrettes qui va bien pour les réaliser ^^ Ne manquait que le temps, que je trouve enfin aujourd'hui :) Et voici donc venu mon tour de vous livrer ma version des gaufrettes à la vanille !



Pour une trentaine de gaufrettes, il vous faudra :

500 g de farine
1 pincée de sel
4 oeufs
125 g de beurre mou
100 ml de lait tiédi
30 g de sucre
10 g de levure fraîche

Dissoudre le sucre et la levure dans le lait

Dans un saladier, verser la farine et y creuser un puits. Placer dans le puits le sel, les oeufs, le beurre coupé en petits dés et le lait sucré. Pétrir 10 minutes à la main. Ou verser la farine dans le bol du Cooking Chef, y creuser un puits et y placer le reste des ingrédients. Mettre en place le pétrin et pétrir 10 minutes à vitesse 3.

Couvrir et laisser reposer la pâte au moins deux heures. A l'issue de ce temps de pause, placer des plaques à gaufrettes dans le gaufrier. Le graisser légèrement et le faire chauffer selon les instructions de votre modèle. Y déposer des petites quantités de pâte sur chaque plaque et cuire selon les instructions de votre gaufrier. Poursuivre de la même manière jusqu'à épuisement de la pâte.

Ouvrir les gaufres en deux dans l'épaisseur et les laisser refroidir complètement.

Pour la garniture à la vanille :

50 g de sucre glace
50 g de vergeoise
125 g de beurre mou
2 cs de crème
1 gousse de vanille de Madagascar

Fendre la vanille en deux. Racler les graines et les faire infuser dans la crème tiédie une dizaine de minutes. Placer tous les ingrédients dans un bol et les mélanger au batteur électrique. Au Cooking Chef, placer la crème et les graines de vanille dans le bol. Mettre en place le batteur souple et faire chauffer 5 minutes à 50° sur "mélange 1". Remplacer le batteur souple par le fouet, mettre les autres ingrédients dans le bol et battre à vitesse maximum jusqu'à ce que le mélange soit homogène.

Tartiner la moitié des demies-gaufres froides de crème, les refermer avec l'autre moitié et conserver dans une boîte métallique à l'abri de l'air et de la chaleur jusqu'au moment de servir.

Pour des gaufres à la violette, remplacer la vanille par 1 cuillère à café d'arôme naturel de violette.

A la base, dans la recette du livre, il y a 15 g de levure, mais je trouve le goût un poil trop prononcé par rapport à la suave douceur de la vanille. Je propose donc 10 g, à vérifier si la pâte monte toujours aussi bien (elle doit au moins doubler de volume pendant son temps de pause) et si ce n'est pas encore trop prononcé ;)

Bonne dégustation :)

samedi 10 novembre 2012

Cupcakes salés d'inspiration thaïe

Les cupcakes, c'est joli, c'est présentable et ça en jette sur une table d'anniversaire... mais on l'a dit, ça n'est pas toujours du plus grand intérêt gustatif (et moi, avouons-le, c'est quand même ma principale préoccupation, le plaisir des papilles ^^ ). Je me suis donc un peu creusé la cervelle pour en élaborer une version salée un tant soit peu festive et je crois avoir mis au point quelque chose d'original et de sympathique.



Pour une trentaine de cupcakes, il vous faudra :

50 g de cheddar
180 g de farine
1 cc de sucre
1 cc de sel
1 cc de levure
8 doses de cristaux d'huile essentielle "mélange thaï"
3 oeufs
120 ml de lait
60 g de beurre fondu
1 cc de pâte de basilic thaï
2 cc de citronnelle hachée thaïe
sel
poivre
200 g de noix de pétoncle
100 g de crevettes roses décortiquées
2 ciboules

Garniture crèmeuse

1 pot de ricotta
1 pot de chèvre frais (type Petit Billy)
coriandre fraîche ou surgelée
crème de balsamique

Préchauffer le four à 180° (th. 6)

Émincer assez finement les crevettes et les pétoncles, ainsi que les ciboules.

Dans un saladier, mélanger les ingrédients secs : cheddar, farine, sucre, sel, levure et cristaux d'huile essentielle. Dans un autre mélanger les ingrédients humides : oeufs, lait, beurre fondu, pâte de basilic et citronnelle hachée. Incorporer les ingrédients secs dans les ingrédients humides en fouettant bien. Ajouter les crevettes, les pétoncles et la ciboule. Bien mélanger.

Disposer des caissettes dans des moules à cookies ou à muffins pour qu'elles ne se déforment pas trop sous le poids de la pâte. Les remplir aux 2/3. Mettre à cuire entre 15 et 25 minutes selon la taille de vos caissettes.

Fouetter vivement la ricotta et le fromage de chèvre en chantilly. Ajouter le basilic à votre goût avant de donner un dernier tour de fouet. Mettre dans une poche à douille et en garnir les cupcakes. Ajouter un filet de crème de balsamique sur la crème pour décorer. Servir bien frais.

mercredi 7 novembre 2012

CDDJ, le e-zine versatile et culturel

Il y a quelques mois, quand j'ai ouvert ce blog, mon optique était d'y parler de mes deux principales passions : la cuisine et la lecture. Les nourritures du corps et celles de l'esprit... Mais dans les semaines qui ont suivi, j'ai été cooptée par une équipe de rédaction web dynamique et sympathique, et comme mon temps libre n'est pas très extensible, rédiger deux billets différents, un pour le webzine et l'autre pour ce blog, n'a pas été envisageable. J'ai donc consacré toute mon énergie plumitive à Ça dépend des jours, qui le vaut bien :)


Comme je suis aussi quelqu'un de respectueux de ses engagements, je ne me voyais pas reproduire ici des articles dont il me semblait que la primeur devait revenir au webzine. Toutefois, depuis quelques semaines maintenant, je sais qu'un compromis est possible en mettant ici des liens vers les articles que je publie là-bas. Si je ne l'ai pas fait plus tôt, c'est parce que mon temps très contraint ne m'avait pas permis, depuis, de publier quelque chose et que, tant qu'à faire, je voulais lancer les choses à partir d'un article tout beau tout frais. C'est chose faite : la critique de French Kiss 1986 étant sortie ce matin, je vous invite donc, si la BD vous intéresse, à aller la découvrir.


D'autant que pour une première association, c'est un lien qui se fait sur une œuvre que j'ai beaucoup aimée : touchante, émouvante, drôle, pertinente, cette BD renverra tous les "enfants des 1980's" à leur plus jolis souvenirs, je crois :)

Si mes autres articles peuvent vous intéresser, je vous mets la liste des liens ci-dessous (et pour les suivants, je ferai systématiquement un billet ici renvoyant là-bas) :
- en littérature : 19Q4 de Haruki Murakami (je suis fan, donc pas objective du tout ^^) et Le Protectorat de l'ombrelle de Gail Carriger (tout pareil ^^) ;
- en BD : D'autres larmes de Jean-Philippe Peyraud, La Famille Passiflore de Loïc Jouannigot, Chimère(s) 1887 de Pelinq, Melanÿn et Vincent, Fairy Quest de Jenkins, Ramos et Olea, Les Contes de l'ère du Cobra d'Enrique Fernandez et L'Été 63 de Bourgne et Voro.

En espérant vous donner le goût de découvrir quelques uns de ces titres, et quelques autres plus tard ;)

lundi 5 novembre 2012

Concours 1 Jour 1 Recette

Pour fêter son 1000e fan, le blog 1 Jour 1 recette lance un concours avec un joli lot à gagner (livres de recettes, produits et matériel pour la pâtisserie).

Peut-être qu'en ce jour d'anniversaire, j'aurai un peu de chance, pour une fois :-P Mais si ce n'est pas le cas, j'espère que ce sera l'un de vous qui le remportera :)

Bonne chance à tous !

samedi 3 novembre 2012

Concours de mille-feuilles chez Lilouina

Pour ceux d'entre vous qui s'adonnent aussi aux plaisirs de la création culinaire (ou même simplement de la réalisation améliorée), Lilouina lance, du 1er novembre au 15 décembre, un grand jeu concours autour du mille-feuilles avec comme récompense une bannière pour votre blog (ou à offrir à un blogueur si vous n'en êtes pas vous-mêmes, suivez mon regard ^^). C'est par ici que ça se passe.



Si vous ne connaissez pas encore le très joli blog de Lilouina, c'est l'occasion aussi de le découvrir : cette blogueuse est d'une merveilleuse créativité, maîtrise à la perfection l'art de la décoration et crée des recettes toutes plus sympathiques les unes que les autres. Profitez-en bien :)

Pour ma part, je pense profiter de mon buffet d'anniversaire, samedi prochain, pour faire jouer mon imagination... A très vite, donc pour les photos et les recettes :)

Edit le 10 novembre

Voici donc mes deux contributions, salée et sucrée :

- les mille-feuilles "fin d'été" : concombre / Sainte-Maure / chips de jambon de la Forêt-Noire / tomate / tuile de parmesan


- les "mille-feuilles d'automne" : feuilles de chocolat noir et mascarpone fouetté à la crème de marron


Génoise au matcha et aux dattes

Il y a quelques années, alors que la matcha pointait le bout de son nez dans la pâtisserie française (oui, je sais, c'est un "quelque" très euphémique, mais que voulez-vous...), j'étais tombée sur une recette de cake au matcha et aux dattes. C'était inattendu, surprenant, et ma foi fort bon... mais il en va des recettes comme de bien d'autres choses : un jour ou l'autre elles finissent par disparaître dans le Triangle des Bermudes des déménagements et autres aléas de la vie !



Mais la mémoire des papilles étant une chose intéressante et qu'il faut écouter, je me suis dit que cette association dattes / matcha devrait rester intéressante même sous une autre forme, et ça m'est revenu à la faveur des petits cupcakes de la semaine dernière. La recette de base du biscuit est donc la même, mais en y ajoutant une vingtaine de dattes coupées en très petits cubes, bien mélangés à la pâte et en supprimant la crème mascarpone / marron (quoique là, en fait, vous faites bien ce que vous voulez, petits gourmands que vous êtes ^^). On beurre et sucre un moule  cake (comme vous le farineriez, mais en remplaçant la farine par du sucre), et on ajoute des amandes effilées au fond du plat. Cuisson 45 à 50 minutes à 150°.

Et voilà un joli goûter d'automne, savoureux et moelleux à souhait :)

PS pour les moins fans du sucre : j'ai diminué la quantité de sucre de la recette de base, en mettant 150 g au lieu de 250. Je me suis dit qu'avec les dattes, se serait déjà bien assez sucré, d'autant que les cupcakes l'étaient déjà un poil trop à mon goût ^^

vendredi 2 novembre 2012

Crème de marrons maison

S'il y a bien un truc que je déteste, c'est la crème de marron qu'on trouve dans toutes les grandes surfaces (et dont je tairais pudiquement la marque, avec son petit bonhomme en bogues), avec sa consistance ultra-collante et son goût écoeurant... Et pourtant, Dieu sait que je suis une adepte inconditionnelle du marron, qui depuis toujours est "MON" fruit... Il faut dire que, née en novembre, c'est pas la grande foule du côté du verger ^^

Il y a un an maintenant, je suis tombée, au détour des rayons de mon épicerie bio préférée, sur la délicieuse crème de châtaignes de Priméal, laquelle m'a réconciliée avec la crème de marron : fine, onctueuse, légère comme un nuage, avec ce délicieux et inimitable petit goût d'automne. Un délice ! Mais un tantinet hors de prix quand même...

Du coup, quand ma copine Isa a décidé de la faire elle-même (parce que la veinarde a des châtaignes en veux-tu en voilà autour de chez elle), je lui ai piqué sournoisement sa recette, qu'elle avait elle-même récupérée là. Je vous la recommande chaudement, elle vaut bien la Priméal pour la finesse et le "délicieux petit goût d'automne". Pour ma part, j'ai évité la vanille en poudre et l'ai remplacée par les graines d'une gousse de vanille de Madagascar, parce que faut ce qu'il faut (et parce que quand on a une belle-mère malgache adorable qui vous ramène des stocks de vanille de chaque voyage, ce serait quand même sacrilège de ne pas en profiter ^^). Et côté vergeoise, je me suis contentée de la blonde qu'on trouve par chez nous... Au programme d'une prochaine escapade ch'ti, il faudra songer à en ramener de la brune, quand même ^^


dimanche 28 octobre 2012

Roulades de poulet poché à la tomate séchée et à la tapenade

On (traduire par "Chéri") me dit souvent que je suis plus inventive et que je fais de plus jolies choses en pâtisserie qu'en cuisine salée, celle-ci étant plus facilement, chez moi, le domaine des grands plats à partager (tajines et autres plats en sauce plus ou moins exotiques notamment). Pour une fois, j'ai voulu le faire mentir en préparant quelque chose d'un peu raffiné, rendant possible une présentation soignée ^^ En piochant des idées à droite et à gauche, j'en suis arrivée à cette proposition : des escalopes de poulet farcies à la tapenade et aux tomates séchées, pochées pour leur conserver un maximum de moelleux, puis bardées de lard et mises au four le temps de dorer juste ce qu'il faut.



Pour 4 personnes, il vous faudra :
4 escalopes de poulet
1 pot de tapenade verte ou noire, selon votre goût
1 pot de tomates séchées à sec
4 à 8 tranches fines de poitrine fumée
1 oignon
20 cl de vin blanc sec
1 cc de fond de veau

Une demie-heure au moins avant de préparer les blancs de poulet, mettre les tomates à réhydrater dans un grand bol d'eau chaude.

Fendre les escalopes en 2 sans les détacher complètement, de façon à pouvoir les étaler. Les poser sur du film alimentaire supportant la chaleur et les aplanir au rouleau à pâtisserie. Badigeonner la face dessus de tapenade. Y déposer deux ou trois tomates réhydratées et enrouler très serré dans le film alimentaire. Bien enrouler les bords de celui-ci et les nouer, de façon à ce que les poches ne s'ouvrent pas à la cuisson.




Faire bouillir un grand volume d'eau. Dès que l'ébullition est atteinte, arrêter la chauffe et y plonger les rouleaux. Laisser reposer 30 minutes.



Préchauffer le four à 200°. Sortir les rouleaux de l'eau et retirer le plastique. Enrouler une ou deux tranches de lard autour de chaque rouleau. Émincer l'oignon et le disposer au fond d'un plat à four, déposer les roulades lardées dessus, poivrer et placer au four 15 minutes, le temps que le lard dore.




Trancher la viande et disposer l'équivalent d'un rouleau dans chaque assiette. Déglacer le plat de cuisson avec un peu de vin blanc en grattant bien pour décoller les sucs. Ajouter une cuillère de fond de veau pour épaissir la sauce et laisser réduire de moitié. Arroser chaque rouleau d'un filet de sauce. Accompagner d'une écrasée de pommes de terre à l'huile d'olive et de petits légumes de saison.

Bon appétit :)

Cupcakes amande / matcha et crème mascarpone / marron

Comme vous le savez, je ne suis pas encore complètement convaincue par ce que j'ai pu tester en matière de cupcakes : un gâteau souvent passablement inintéressant rendu plus "sexy" par une crème au beurre trop riche. C'est joli, mais globalement, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé... Mais c'est joli... Et moi aussi, j'ai envie de faire des jolies choses... Qu'à cela ne tienne, voici donc une nouvelle variante perso de ces petites gourmandises, sur la base d'un biscuit très aérien aux amandes que j'adore ^^



Pour une trentaine de cupcakes, il vous faudra :

Pour le biscuit
6 oeufs
250 g de sucre
125 g de poudre d'amande
1 cc d'eau de fleur d'oranger
100 g de farine
3 cc de thé matcha

Pour la crème
125 g de mascarpone
50 g de bonne crème de marron (idéalement, celle-ci, qui est juste absolument divine de légèreté)

Décors selon votre goût

Préchauffer le four à 150° (th. 5).

Battre les blancs d'oeufs en neige et les réserver. Battre les jaunes d'oeufs et le sucre jusqu'à blanchiment. Ajouter les amandes et l'eau de fleur d'oranger et fouetter à nouveau. Ajouter la farine mélangée au thé matcha et fouetter à nouveau. Incorporer délicatement les blancs en neige. Garnir aux 2/3 des caissettes en silicone (ou des caissettes en papier posées dans des moules à leur taille) et cuire 12 à 15 minutes. Laisser refroidir complètement.

Au Cooking Chef, utiliser le fouet ballon pour toutes les étapes, sauf l'incorporation des blancs en neige à la pâte qui reste trop délicate pour ne pas être faite manuellement.



Fouetter le mascarpone pour le monter en chantilly. Y ajouter la crème de marron et fouetter à nouveau. Garnir chaque cupcake à la poche à douille "étoile" d'un nuage de crème. Décorer selon votre goût.

Et voilà de délicieux cupcakes aux notes d'automne, moelleux à souhait !

Les cupcakes garnis peuvent se conserver jusqu'à 4 jour au réfrigérateur.

vendredi 26 octobre 2012

Les recettes appartiennent au domaine public

Ce matin, en faisant mon petit tour d'horizon de mes nombreuses sources culinaires en ligne, je suis tombée sur un débat autour de la notion de "propriété intellectuelle" des recettes (à propos de la réutilisation d'une idée parue sur un blog, mais plus largement les résultats m'ont fait m'interroger sur la question aussi dans le domaine de l'édition papier). J'ai à cette occasion découvert que les recettes ne sont pas reconnues par la jurisprudence comme étant des "oeuvre de l'esprit" et par conséquent n'entraient pas dans le champ de compétence du Code de la propriété intellectuelle.

J'avoue qu'en tant que blogueuse, je ne m'étais jamais posé la question pour mes propres recettes, ni même pour celles que je réutilise (par déformation professionnelle, sans doute, je prends toujours soin de citer mes sources quand il y en a ^^). Mais cela m'a beaucoup interrogée pour ce qui concerne l'édition culinaire, domaine particulièrement productif du petit monde du livre, et sans doute l'un des rares qui ne souffre pas vraiment de la crise (avec la BD). Or il s'avère que la jurisprudence (liégeoise pour celle qui était citée en référence dans l'échange qui m'est d'abord tombé sous les yeux, mais aussi française, comme me l'a confirmé Calimaq, l'auteur de SILex, lorsqu'il a fort gentiment répondu à la question que je lui ai posée sur ce sujet) dénie le statut d’œuvre de l'esprit aux recettes. Je vous invite d'ailleurs à lire l'article que Calimaq a publié l'an dernier sur l'Open Soup, qui est un intéressant (et alléchant) moment de lecture juridique ^^

Comme lui, je reste assez  perplexe quant à l'appréciation des juges qui estiment que les recettes "ne portent pas l'empreinte de la personnalité" de leurs auteurs : il me semble que c'est un domaine de création particulièrement riche, comme me le confirment quotidiennement les blogs que je suis et dont les auteurs font preuve d'une originalité remarquable tant dans la composition que dans la présentation de leurs œuvres ! Même si, effectivement, je comprends le point de vue qui consiste à dire qu'une recette, sauf à être particulièrement originale dans sa formulation, n'est pas une œuvre littéraire et que par nature elle ne peut être protégée par le droit d'auteur qui empêcherait sa reproduction, j'admets regretter qu'il n'existe pas une forme de "reconnaissance" juridique de la qualité d’œuvre à ce qui est pourtant l'expression de l'Art culinaire...

Pour ma part, par respect pour l'inventivité des auteurs de livres comme de ceux de blogs, je continuerai à citer mes sources chaque fois que c'est possible, et tant pis pour le vide juridique ^^

dimanche 21 octobre 2012

Les cookies chocolat / violette et coeur de guimauve

Le WE dernier, en me baladant de blog culinaire en blog culinaire, je suis tombée sur cette recette chez L'Accroc au sucre que je ne pouvais faire autrement que tester ^^ Bon, évidemment, quand on sait que le chocolat au lait n'est pas mon ami, il était évident qu'il y aurait un petit aménagement, en l'occurrence des éclats de violettes cristallisées en lieu et place des pépites ;) Mais sinon, j'ai tout suivi scrupuleusement et voici le résultat.


 C'est joli et c'est délicieux ^^

J'en profite pour faire un peu de pub : si vous ne connaissez pas le site de l'Accroc au sucre, c'est le moment d'aller le découvrir. Elle fourmille d'idées toutes plus alléchantes les unes que les autres et ses déco sont bluffantes !

mardi 16 octobre 2012

Les "fameux" croque-monsieur de Charlotte

Dans la légende culinaire familiale, les croque-monsieur "de Charlotte" sont aux plateaux télé ce que les pains au lait "de Charlotte" sont aux goûters du dimanche. Bref, vous l'aurez compris, la cuisine, chez nous, c'est génétique, atavique, héréditaire, et Charlotte (ma maman) est une légende dont la renommée dépasse le strict cercle familial pour irriguer les fantasmes papillaires de tous ceux qui ont eu l'occasion de goûter à ses petits plats :)

Mais revenons-en à nos moutons, ou plutôt à nos croque-monsieur. Le secret ? La crème fraîche qui apporte sa petite note acidulée caractéristique et qui fait dire à mon Grand : "Tes croque-monsieur, Maman, c'est les meilleurs du Monde. C'est ceux que je préfère avec ceux de Papa !" (Papa auquel, vous l'aurez compris, j'ai inoculé LA recette des croque-monsieur, celle qu'après qu'on l'a goûtée les autres n'ont plus jamais l'air d'être des "vrais" ^^).



Pour 6 croque-monsieur, il vous faudra :

12 tranches de pain de mie
6 tranches de jambon blanc (fumé c'est bien aussi, et on a aussi testé au bacon et ça le fait pas mal non plus)
1 gros pot de crème fraîche (allégée pour se donner bonne conscience... ou pas ^^)
200 g de fromage râpé (mon préféré, c'est le comté, mais ça marche aussi bien avec les autres)

Poser 6 tranches de pain de mie sur une plaque à four et les tartiner d'une couche de crème, fine mais pas trop. Poser 1 tranche de jambon sur chaque. Parsemer de fromage râpé. Tartiner les 6 autres tranches de crème et les poser face crémée sur le fromage. Tartiner le dessus de crème et parsemer de l'autre moitié du fromage râpé.




Cuire à four moyen (180°, th. 6) 15 à 20 minutes, jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés.

Le plus dur dans l'histoire, c'est d'attendre qu'ils aient suffisamment refroidi pour ne pas se brûler la langue ^^

dimanche 14 octobre 2012

Mug Cake chocolat / violette

Quand on entre dans le vaste univers des blogs culinaires, on a vite fait de se retrouver avec plein de nouvelles idées, tant la blogosphère est riche en créateurs et créatrices richement pourvus en imagination :)

Parce qu'un goûter sans choix, c'est un peu comme un jour sans pain, voici donc une seconde recette, aménagée à partir de celle proposée par Les recettes de Véro. Si vous ne connaissez pas son blog, je vous invite vivement à aller le découvrir : c'est beau, c'est appétissant et à vu de nez, ça doit être plus que bon :)



Je ne vous remets pas la recette, puisque tout est sur la page en lien. Simplement, j'ai remplacé le sucre de lavande par du sucre glace à la violette







Pour les heureux détenteurs d'un Cooking Chef, c'est encore plus simple : faire fondre le beurre et le chocolat sur 75°, vitesse minimum, avec le batteur souple, puis ajouter les ingrédients dans l'ordre de la recette en mélangeant bien, toujours au minimum, entre chaque étape. Ensuite, transférer dans les récipients et les passer un à un au micro-ondes.


 Les étapes :

1 crème lisse et onctueuse

 

 
 Un gâteau qui ressemble à un volcan en éruption :





Et pour parachever le tout, un petit glaçage violet et une violette en sucre :) Pour cette dernière étape, j'ai mélangé, pour 4 mug cakes, 50g de sucre glace à la violette avec 4 cc de jus de mandarine. Et voilà, c'est tout, c'est fini... et c'est booooon ^^

Muffins au potimarron

Parmi les petites douceurs qui aident à lutter contre la froidure et la grisaille, il y a ces goûters du dimanche après-midi : thé, chocolat et autres boissons chaudes accompagnant divinement les petites pâtisseries maison encore tièdes ^^ Réconfort assuré pour toute la famille ! Chez nous, le classique du genre est le muffin au potimarron : moelleux, plein de saveurs chaudes et sucrées, il fait les délices de toute la famille. Voici donc, pour vous, la recette de ces petits "doudous de papilles" ^^



Pour une vingtaine de muffins, il vous faudra :

1 petit potimarron
600 g de farine
2 cc de levure chimique
2 cc de bicarbonate
1 pincée de sel
375 g de beurre
350 g de sucre
2 oeufs

vanille liquide
cannelle
éclats d'amandes et vermicelle de chocolat

Cuire le potimarron à l'eau bouillante 30 à 45 minutes. Égoutter, couper en deux, retirer les graines et prélever la chair en faisant attention à bien retirer toute la peau.

Préchauffer le four à  180° (th. 6).

Battre les oeufs et le sucre jusqu'à ce qu'ils blanchissent. Faire fondre le beurre et l'ajouter, mélanger jusqu'à obtenir une pâte homogène. Ajouter la chair de potimarron et bien mélanger. Toute cette étape se fait idéalement au Cooking Chef, sinon, le faire dans un saladier profond pour pouvoir ensuite y ajouter le mélange d'ingrédients secs.

Dans un saladier, mélanger farine, levure, bicarbonate, sel et cannelle. Ajouter par petites quantités à la préparation crémeuse en mélangeant bien à chaque fois pour éviter les grumeaux. Ajouter la vanille liquide et les éclats d'amande.

Mettre dans des moules à muffins (petits moules bien creux) et enfourner 15 minutes. Vous pouvez au préalable habiller les moules de caissettes en papier si vous le souhaitez.


On peut remplacer les amandes par d'autres fruits à coque, des pépites de chocolat ou de prâlin, des petits dés de fruits secs (dattes, abricots, raisin...), mélanger un peu de tout ça... selon le goût de chacun :)


Et pour parachever la chose (et occuper un peu le Grand en ce gris dimanche après-midi), il y a eu séance de décoration : glaçage à la mandarine et ganache au chocolat noir.

Pour le glaçage à la mandarine, il faut 150 g de sucre glace et 4 cs de jus de mandarine. Pour la ganache au chocolat, il faut faire chauffer 150 g de crème fleurette ou de lait Gloria, y faire fondre 200 g de chocolat noir et ajouter 30 g de beurre mou à la préparation. Laisser refroidir 15 minutes avant de mettre dans une poche avec une douille "étoile".

Faire couler une cuillère à café de glaçage sur chaque muffin, laisser prendre une petite demie-heure et couronner d'une fleurette de ganache :)


dimanche 7 octobre 2012

Tourte au porc et au riesling

Voici revenu le temps des bons plats familiaux de l'hiver. Objectifs : simplicité, convivialité, réconfort. Et bien sûr, plaisir des papilles ^^ Le challenge : à partir de ce qui a été trouvé au hasard des allées du supermarché et du primeur, concocter une recette apte à remplir ces objectifs. Le résultat : du porc mariné avec des petits légumes, des aromates et du riesling, gentiment mitonné, puis placé au coeur d'une tourte dodue et dorée... Voilà qui devrait satisfaire petits et grands :)

Pour 6 personnes, il vous faudra :

Pour la marinade

1,2 kilos de sauté de porc
2 carottes
1 oignon
2 petites branches de céleri (ou une normale)
2 gousse d'ail frais (de préférence, sinon celui que vous avez...)
1/2 bouteille de riesling
sel, poivre
thym, laurier

Pour la pâte
375g de farine
150g de beurre
1 œuf
plus ou moins 50 ml d'eau

Pour l'assemblage
2 oeufs
4 cs de crème épaisse

Dégraisser et émincer en cubes d'environ 1 à 2 cm de côté la viande. Éplucher et couper en petits dés les carottes et l'oignon. Émincer l'ail et les branches de céleri très finement.

Placer le tout dans un plat hermétique, saler, poivrer, bien mélanger. Ajouter les aromates et couvrir de riesling. Laisser mariner au moins 3h au frais.

Au bout de ce temps, transvaser le tout dans une cocotte, porter à frémissement et laisser mijoter au moins 1h.Quand les morceaux de viandes sont cuits à coeur et que le vin a bien réduit, ajouter la crème et un oeuf. Bien mélanger et laisser tiédir.

Préparer la pâte en ajoutant à la farine le beurre coupé en petits dés. Malaxer du bout des doigts pour obtenir une préparation sableuse, type crumble. Y ajouter l’œuf et l'eau et pétrir pour arriver à une boule homogène. Laisser reposer 30 minutes.

Préchauffer le four à 220°. Abaisser la pâte en deux disques : un 2 cm peu plus large que le diamètre de votre moule bords inclus (la tourte doit remonter jusqu'en haut du plat), l'autre du diamètre du fond du plat. Tapisser votre moule du disque large en prenant soin de faire retomber l'excès de pâte vers l'extérieur. Disposer la garniture et bien la répartir sur toute la tourte. Poser le deuxième disque dessus et rabattre l'excédent sur ce disque, en essayant de souder les bords autant que possible. Percer un trou au centre et y glisser un tuyau fait dans du papier alu pour laisser s'échapper la vapeur. Décorer avec les chutes de pâte que vous aurez détaillées en formes (fleurs, feuilles...) et dorer le tout avec le second oeuf battu en omelette. Enfourner pour 30 à 45 minutes.

Vous pouvez servir avec une salade bien relevée ou précédé d'une bonne soupe bien chaude :)

Photos à suivre demain :)

vendredi 5 octobre 2012

Risotto au potimarron et foies de volailles

Même si par chez nous les températures dans la journée sont encore très clémentes, il faut bien reconnaître que les matinées et les soirées commencent à être drôlement fraîches. Pour entrer dignement (et chaudement) dans l'automne, une petite recette familiale, douce et réconfortante :)

Pour 4 personnes, il vous faudra :

1 paquet de riz Arborio (500g)
20 cl de vin blanc (ici, c'était le reste d'une bouteille de Gewurztraminer)
4 échalotes
1 potimarron moyen
1 boîte de foies de volaille
2 cubes de bouillon de volaille
1l d'eau bouillante
50 g de beurre
huile d'olive
100 g de parmesan fraîchement râpé

Diluer les deux cubes de bouillon dans le litre d'eau bouillante. Mettre le potimarron dans une cocotte d'eau froide, porter à ébullition et laisser cuire 30 minutes à couvert. L'égoutter, le couper en deux et retirer les pépins. Émincer les échalotes.

Dans une cocotte, faire fondre la moitié du beurre avec un filet d'huile d'olive (pour l'empêcher de brûler). Ajouter la moitié des échalotes et les faire blondir dans la matière grasse. Ajouter la chair du potimarron (qui se détache très facilement avec une cuillère à soupe) et faire dorer quelques minutes. Ajouter le riz Arborio et faire revenir encore 5 minutes. Mouiller avec le vin blanc. Remuer jusqu'à ce qu'il soit absorbé. Commencer à ajouter le bouillon louche par louche sans cesser de remuer : attendre que la louche précédente soit complètement absorbée pour ajouter la suivante.

Pendant ce temps, faire fondre dans une poêle le reste de beurre avec un filet d'huile d'olive. Y faire blondir le reste des échalotes émincées, puis ajouter les foies de volaille. Les faire revenir environ 5 minutes de chaque côté, pour qu'ils soient dorés mais restent légèrement rosés à coeur.

Quand tout le bouillon a été absorbé et que le riz est moelleux, ajouter le parmesan râpé. Bien mélanger. Servir dans des assiettes creuses en disposant les foies sur le risotto.

Bon appétit :)

Et pour teaser un poil : ce WE il y aura une nouvelle variante de l'Harmonie, plus automnale que les précédentes... À suivre ;)

dimanche 30 septembre 2012

Cupcakes pêche / tonka / nougat

Voilà un moment maintenant que la mode des cupcakes envahit l'univers de la pâtisserie maison. Pour ma part, je ne m'y étais pas encore prêtée, les recettes vues au départ ne m'ayant pas du tout inspirée. Seulement voilà, j'ai des amies très inventives et ces petites choses très jolies, sous leurs doigts de fées, semblent devenir, en prime, délicieuses... ce qui est pour moi la première des nécessités culinaires ^^

Me voici donc lancée sur ma première recette maison de cupcakes : gâteau aux parfums de pêche, de nougat et de fève tonka, et en décoration deux options, soit une chantilly au nougat, soit un glaçage au nougat (les deux étant réalisés aujourd'hui : ceux à la crème pour le goûter chez des amis, ceux au glaçage pour faire goûter aux collègues en début de semaine ! Oui oui, je suis une chef pernicieuse : mes collègues font partie de mes cobayes ^^).

Pour une vingtaine de cupcakes, il vous faudra :

Gâteaux
4 pêches
3 pincées de fève tonka moulue
200g de farine
100 g de nougat dur réduit en poudre (j'ai utilisé une torta espagnole)
1 sachet de levure
1 pincée de sel
200 g de beurre
150 de sucre en poudre
3 oeufs + 1 jaune
7 cl de lait concentré Gloria non sucré
5 cl d'eau

Toping à la chantilly
20 cl de crème entière liquide très froide
50 g de nougat réduit en poudre
50 g de sucre glace
boules de sucre coloré

Glaçage au nougat
1 blanc d'oeuf
50 g de nougat réduit en poudre
150 g de sucre glace
1 pointe de couteau de colorant en poudre orange
étoiles de sucre coloré et pépites de sucre doré

Préchauffer le four à 180° (th. 6).

Peler les pêches et les émincer. Faire compoter la moitié des morceaux et détailler l'autre moitié en petits dés.

Mélanger les ingrédients sec. A part, travailler le beurre en pommade, puis y ajouter les oeufs et le sucre et battre jusqu'à obtenir un mélange mousseux. Y ajouter la compote de pêche tiédie mélangée au lait concentré et à l'eau. Fouetter à nouveau pour homogénéiser. Ajouter la préparation sèche en trois fois en fouettant bien pour homogénéiser complètement entre chaque ajout. Ajouter les dés de pêche à la préparation et mélanger délicatement pour ne pas les écraser. Cette étape se réalise parfaitement au Cooking Chef :  placer le beurre coupé en dé dans le bol et fouetter à vitesse maximum deux minutes. Ajouter les oeufs et le sucre et fouetter à 3 - 4 pendant 2 minutes, puis le mélange lait / compote à la même vitesse. Terminer par le mélange sec en trois fois, à 3 - 4 au départ, puis à vitesse maximum quand la pâte commence à prendre de la consistance. Retirer le fouet, ajouter les dés de pêche et mélanger délicatement avec la maryse.

Placer des caissettes en papier dans des moules à muffins et les remplir à mi-hauteur. Enfourner 20 minutes. Vérifier la cuisson, sortir et laisser refroidir complètement.


Préparer le glaçage : mélanger le blanc d'oeuf, le colorant et le sucre glace intimement. Ajouter la poudre de nougat et bien mélanger. Badigeonner la moitié des cupcakes de cette préparation et décorer d'étoiles de sucre et de pépites dorées. Laisser sécher et ranger dans une boîte métallique.




Préparer la chantilly : placer la crème et le fouet au congélateur 20 minutes avant usage. Fouetter la crème jusqu'à ce qu'elle monte en chantilly. Ajouter le sucre et le nougat pulvérisé et battre encore quelques secondes. Mettre dans une poche à douille et dresser sur les cupcakes.

On peut aussi faire la chantilly avec du lait concentré : placer une briquette de lait concentré non sucré 20 minutes au congélateur après en avoir prélevé 3 cs. Diluer 1 cc d'agar agar dans le lait réservé. Placer 40s au micro-ondes. Laisser tiédir. Pendant ce temps, fouetter le lait concentré très froid en chantilly. Y ajouter la poudre de nougat et 50g de sucre glace, puis la préparation à l'agar-agar tiédie et finir de fouetter.
Bon, la chantilly au Gloria était nettement plus ferme avant d'y ajouter l'agar-agar pas suffisamment tiédi ^^' Mais promis, normalement, il n'y a pas de raison que ça ne marche pas ():-)

Bon appétit :)

dimanche 16 septembre 2012

Buffet d'anniversaire

Aujourd'hui, 16 septembre, est un jour important dans mon calendrier personnel : c'est à la fois le premier anniversaire de mon second, que l'on appellera par son doux surnom de "Mini" (ou "petit gigot d'agneau", "grumeau en sucre", "Dragonnet", "bouchon ronchon" généralement abrégé en "chonchon"... et autres appellations toutes plus charmantes les unes que les autres ():-P ), et celui de mon père (dont nous tairons pudiquement l'âge ^^). Ce WE était donc l'occasion de réunir la famille et la marraine de cœur autour d'un Mini doté pour l'occasion d'une forme olympique et d'un sommeil aussi bref qu'un 100 m couru par Usain Bolt !

10 personnes dans notre mini-salon, autant dire qu'il a fallu jouer serré sur la gestion des espaces. Du coup, j'ai opté pour un buffet entièrement fait maison, qui semble avoir satisfait les papilles autant que les estomacs... Nous avons pris l'apéritif autour d'un duo de verrines qui ont déjà fait leur petit effet : concombre / truite fumée / sorbet citron et duo de tartares de tomates (noire de crimée et rose de berne) et ses copeaux de parmesan (pour la base, on peut voir , j'ai juste remplacé le concombre par une seconde variété de tomate... et oublié de faire la tuile de parmesan ^^'). Ensuite deux viandes marinées : rumsteck façon thaïe et porc caramélisé au soja. Accompagnées de leurs crudités : salade de papaye et salade de chou chinois et carottes multicolores à la japonaise. Plateau de fromages du Nord (où nous étions le WE précédent : je recommande tout particulièrement le gouda vieux, une tuerie qui laisse un petit arrière-goût de noisette !). Et pour finir sur un point d'orgue qui a remporté tous les suffrages : une variante à base de fève tonka et de pêches de l'Harmonie de Ladurée (il suffit de remplacer dans les macarons l'arôme de rose par quatre à cinq pincées maximum de fève tonka pulvérisée, de supprimer l'arôme de rose de la crème et d'y ajouter environ 50 g d'éclats d'amandes, et de couper en fines lamelles 2 pêches pavia et 3 pêches de vigne, que l'on dispose en rosaces alternées à l'intérieur de la couronne de macarons).

Pour les viandes marinées, il vous faudra pour 10 personnes :

1,5 kilo de rumsteck
2 filets mignons de porc
ail frais
sel, poivre

Sauce thaïe
3 citrons verts
2 cs de nam pla (ou nuoc mam)
une grosse poignée de mélange d'herbes thaïes

Sauce japonaise
4 cs de sauce soja
2 cs de miel d'oranger
1 cc d'huile de sésame 

Piquer d'ail la viande de bœuf dont vous aurez retiré, s'il y a lieu, la barde et la ficelle. Placer dans une boîte fermant hermétiquement. Saler, poivrer. Presser les citrons, mélanger le jus avec le nam pla et les herbes, en arroser la viande. Laisser mariner une matinée en retournant la viande à mi-temps.

Mélanger la sauce soja, le miel et l'huile de sésame. Placer les filets mignons dans un plat fermant hermétiquement et les badigeonner de marinade. Laisser mariner une matinée en retournant la viande à mi-temps.

Préchauffer le four th. 7 (210°). Placer les viandes dans deux plats séparés allant au four. Faire cuire une demie-heure à four chaud, puis baisser à 150° et poursuivre la cuisson une demi-heure pour le porc et 15 minutes pour le bœuf.

Pour la salade de chou chinois et carottes râpées, il vous faudra :

1/2 chou chinois
4 carottes multicolores
2 cs de sauce soja
3 cs d'huile
1 cs d'huile de lin
4 cs de mirin
1 cc d'huile de sésame
1 cc de sucre

Râper les carottes et émincer finement les feuilles de chou chinois. Les placer dans un saladier. Dans un bol, mélanger tous les ingrédients de la sauce et en arroser les crudités.

Pour les verrines de concombre / truite fumée / sorbet citron :

2 concombres
1 plaque de truite fumée
1/2 l de sorbet citron
sel, poivre

Couper le concombre en très petits dés. Saler, poivrer, laisser mariner jusqu'au moment de servir. Juste avant l'apéritif, répartir le concombre dans 10 verrines un peu larges. Émincer la truite en très fines lamelles. La disposer sur les verrines. Déposer une cuillère à soupe de sorbet citron sur chaque verrine et servir aussitôt.

Ce buffet demande pas mal d'organisation et du temps devant soi, vues les quantités (émincer tous les légumes qui le composent demande beaucoup de temps, et l'Harmonie est un dessert lui aussi assez chronophage), mais le résultat est vraiment à la hauteur des circonstances :)

mardi 11 septembre 2012

Buffet d'anniversaire

Ce WE, c'est fête de famille : Mini, mon puiné, a décidé l'an passé de naître le même jour que son Papé (mon papa, donc), et pour ce premier anniversaire tout beau tout neuf, on a décidé de faire un tir groupé à la maison !

Petit teaser, le menu du buffet, en avant première (recettes à suivre dimanche) :
- pour l'apéritif, et compte-tenu d'un timing un poil serré, mon ami Thiriet sera mis à contribution avec des cannelés apéritifs et des fruits déguisés, auxquels s'ajouteront quand même des macarons au foie gras et quatre-épices
- en entrée, un duo de verrines tomate / concombre / parmesan et saumon / concombre / sorbet citron
- en "plat" du filet mignon de porc mariné au miel et sauce soja, du rumsteck mariné au citron vert et soja, de la salade de papaye verte (ou pas verte, selon ce qu'on trouvera) et du "coleslaw" version asiatique
- en dessert une nouvelle variante de l'Harmonie de Ladurée, à la fève tonka, amande et pêche

A dimanche pour les recettes ;)

jeudi 6 septembre 2012

Curry japonais

En ce WE froid et pluvieux (enfin, celui qu'on a eu il y a quelques jours déjà), le choc thermique des 24° perdus en deux jours a provoqué une résurgence des envies de bons plats d'hiver roboratifs, chauds et réconfortants... Et quoi de plus adapté pour les satisfaire que le curry japonais ?

Pas de recette précise aujourd'hui, le curry japonais n'en nécessite pas tant il est simple, rapide à exécuter, facile à réaliser, et source d'inspiration infinie pour l'enrichir. La base ? De la viande (boeuf, le plus souvent haché, mais je l'ai cette fois réalisé avec de la viande à bourguignon émincée en petits dés ce qui était parfait, poulet, porc...) ou des crevettes, qu'on fait revenir dans un tout petit peu d'huile avec de l'oignon émincé grossièrement, des carottes coupées en rondelles et des pommes de terre en gros dés, une dose de curry japonais (ceux de la marque Golden Curry sont parfaits, la boîte vaut pour deux fois ; cette fois, on avait choisi le doux, très parfumé et pas piquant du tout, d'habitude on fait le moyen qui a déjà tendance à bien réchauffer, et je ne me suis pas encore frottée au hot... je ne veux même pas savoir à quel point il fait saigner les oreilles ^^), 1,5 l d'eau et on fait mijoter ça au moins une heure (et plus si affinité : le curry japonais, c'est comme tous les plats en sauce, plus ça mijote et meilleur c'est !).

Donc, ça, c'est la base. Après, pour les plus imaginatifs, on peut y mettre à peu près tous les légumes possibles : tomates, fleurettes de chou, courgette, aubergine, courge, haricots... C'est l'avantage du curry, ça se marie avec tout <3 p="p">
En même temps que votre curry mijote, vous faites tremper du riz japonais (une heure), puis vous le cuisez une vingtaine de minutes. Vous le mettez dans des assiettes creuses ou des grands bols et vous le recouvrez de curry (oui oui, avec les pommes de terre dedans !).

Et voilà un bon plat familial bien chaleureux qui satisfera grands et petits :)

vendredi 24 août 2012

Poulet mariné au Gewurztraminer

Disons le clairement, le petit verre de Gewurztraminer bien frais est, depuis plusieurs années, mon apéritif préféré ! Seulement voilà, on finit rarement les bouteilles, je ne prends jamais l'apéritif en dehors des moments où nous avons des invités, et quand on reçoit, je suis toujours soucieuse de prendre soin de mes hôtes et donc de leur ouvrir une nouvelle bouteille. Bilan des courses, j'avais sur les bras trois bouteilles entamées de Gewurztraminer qui encombraient mon frigo sans que je sache trop bien comment leur faire un sort (autre que de les vider dans l'évier, parce que quand même, "faut pas gâââcher" ^^).

L'illumination m'est soudain venue à l'occasion de notre "fonction" de gîte d'étape sur la route des vacances le WE dernier : utiliser mes trois fonds de bouteille en cuisine, pour concocter un petit plat savoureux (quoique absolument pas de circonstances au vu des températures caniculaires, mais personne ne s'en est plaint ^^).

Voici donc la recette du Poulet mariné au Gewurztraminer. Pour 6 personnes, il vous faudra :
8 blancs de poulet
2 carottes
2 oignons
thym, laurier, poivre mignonette, sel
environ 1/2 bouteille de Gewurtztraminer
un peu d'huile pour la cuisson
crème fraîche épaisse (de préférence d'Isigny, la meilleure à mon avis )
2 sachets de mélange de champignons des bois surgelé (ou environs 800 g de champignons frais, bien meilleurs, si vous savez les nettoyer correctement, ce qui n'est pas mon cas ^^')

A préparer au minimum trois heures avant le repas (et même plus, c'est encore meilleur) !

Détailler les blancs de poulet en gros dés. Émincer les carottes et les oignons. Les mélanger aux dés de poulet. Saler, poivrer et mélanger à nouveau. Disposer les branches de thym et les feuilles de laurier à votre goût dans le plat et verser le vin jusqu'à ce qu'il recouvre complètement la viande. Réserver au moins deux heures au frais.

Faire chauffer un filet d'huile dans une marmite. Prélever le poulet à l'écumoire dans le plat de marinade et le faire revenir. Pendant ce temps, retirer thym et laurier de la marinade. Quand le poulet est légèrement doré, ajouter la marinade dans la marmite. Laisser mijoter au moins une heure à feu doux. Au moment de servir, lier la sauce avec suffisamment de crème pour l'épaissir un peu (pour ma part, j'ai mis un peu plus de la moitié du pot).

Servir avec des bonnes pommes de terre à l'eau, du riz ou des pâte fraîches (je conseille les spaetzel).

Pas de photo cette fois-ci : le plat a été englouti sans que je pense à en faire ^^'

samedi 18 août 2012

Les croissants maison

Si si si, je vous assure, on y arrive très bien et ce n'est même pas très difficile :) Juste un peu long à réaliser au total, parce qu'il y a plusieurs phases de repos. Il faut donc juste une bonne dose de patience et une pincée d'huile de coude, mais le résultat en vaut vraiment la chandelle: des jolis croissants tout croustillants dehors et tout moelleux et fondants dedans :) Et comme la pâte se conserve très bien quelques jours au réfrigérateur, on peut sans souci la préparer à l'avance et se contenter de façonner et cuire le matin même pour le petit-déjeuner :)

Pour 6 croissants, il vous faudra :

10 g de levure fraîche
1 cc de sel fin
250 g de farine
25 g de sucre
10 cl de lait
125 g de beurre ramolli

Délayer la levure émiettée dans 10 cl d'eau tiède. Dans un saladier, mélanger la farine, le sel et le sucre. Creuser un puits et y verser le lait et la farine. Amalgamer rapidement les ingrédients en allant du centre vers les bords pour intégrer progressivement la farine. Former une boule de pâte bien homogène.

Au Cooking Chef, mélanger la farine, le sel et le sucre manuellement dans le bol. Creuser un puits, y verser le lait et la farine. Mettre le bol et le pétrin en place, et mettre sur vitesse minimum le temps que la pâte forme une boule homogène.

Fariner la plaque de beurre. L'abaisser au rouleau sur un plan de travail fariner jusqu'à obtenir un rectangle d'1 cm d'épaisseur. Réserver. Fariner à nouveau le plan de travail et abaisser la pâte en un rectangle du double de la taille du beurre. Poser le beurre au centre de la pâte et replier les côtés de façon à le recouvrir totalement. Étaler en forme de rectangle (idéalement, le beurre ne doit pas percer la pâte) et replier en trois (rabattre le tiers gauche sur le tiers central, puis le tiers droit sur l'ensemble). Faire pivoter la pâte d'un quart de tour, étaler de nouveau en rectangle (à la perpendiculaire du rectangle précédent, donc...) et replier en trois comme précédemment. Déposer le pâton au réfrigérateur pour 30 minutes, puis répéter l'opération encore deux fois, en faisant pivoter d'un quart de tour à chaque fois. Réserver à nouveau au réfrigérateur au moins 30 minutes (la pâte peut être conservée quelques jours au réfrigérateur, ce qui permet de la préparer à l'avance pour les petits-déjeuners du WE).

Au moment de consommer les croissant, préchauffer le four à 210°. Étaler la pâte et couper trois bandes de 13 cm de large. Découper ces bandes en triangles. Les rouler de la base vers la pointe. Poser sur une plaque de cuisson couverte de papier sulfurisé et arrondi en forme de croissant. Badigeonner d'oeuf battu et enfourner pour 15 minutes. Si vous voyez qu'ils dorent trop vite, vous pouvez recouvrir de papier aluminium les 5 dernières minutes.

Et voilà, à vous les plaisirs du petit-déjeuner maison ! Photos à suivre demain : la fournée de ce matin a été dévorée avant que je pense à la photographier ^^

Les macarons à la violette et à la guimauve à la fraise

Je parlais avant-hier d'un essai à venir de macarons à la violette et à la guimauve à la fraise. C'est chose faite, et vu la vitesse d'évaporation de ces mignardises hier soir, malgré un repas sacrément copieux, j'ai envie de dire que c'est un franc succès largement approuvé ^^ La recette est la même que celle des macarons à la fleur d'oranger et guimauve au chèvrefeuille où la variante est donnée en fin d'article :)

Une petite photo prise in extremis, avant que ces trois malheureux ne finissent eux aussi engloutis comme leurs valeureux camarades d'infortune ^^


La chaleur caniculaire et l'humidité ambiante relativement élevée ont eu raison de l'aspect lisse des coques, mais elles étaient aussi savoureuses que d'ordinaire ;)

Tarte meringuée à l'orange et aux épices

Tout le monde aime la tarte au citron meringuée... Tout le monde sauf moi. Parce que moi, je n'aime pas le citron en pâtisserie. Le citron, c'est bon avec du sel... Ne me demandez pas pourquoi, l'association acide / sucrée ne me plaît pas... C'est comme ça.

Mais comme, en revanche, j'aime beaucoup la tarte meringuée (sans ce satané citron), je me suis donc penchée sur les différentes versions trouvées au gré de mes pérégrinations sur le Net. Pamplemousse (acide aussi, bof), orange (ah oui, tiens...), et même prunes (pas pour le moment, mais à retenir quand même...), c'est fou tout ce qu'on peut allègrement meringuer, dans une tarte, quand on y réfléchit ^^ J'ai donc pris le meilleur de ce que j'ai trouvé, compilé, et ajouté ma touche perso (les épices en l'occurrence), pour vous livrer ma version de la tarte à l'orange meringuée, donc :)


Pour 8 personnes, il vous faudra :

Pâte brisée à la fève Tonka
250 g de farine
125 g de beurre
1 oeuf
50 ml d'eau tiède
1 pincée de sel
4 pincées de fève tonka que vous aurez vous même réduite en poudre

Garniture à l'orange et à la cannelle
2+2 oranges
2 oeufs + 2 jaunes
100 g de sucre
1 cs de Maïzena
1 cs de cannelle en poudre

Meringue
2 blancs d'oeufs
100 g de sucre

Préparer la pâte sablée. Dans un saladier, mélanger la farine, le sel et la fève tonka. Faire un puits au milieu et y déposer le beurre coupé en petits dés. Travailler en sablant : rabattre la farine sur le beurre et frotter du bout des doigts pour obtenir un mélange sableux. Ajouter l'oeuf battu et l'eau et malaxer rapidement pour obtenir une pâte homogène et bien souple. Réserver dans du film alimentaire au frigo au moins 30 minutes.

Pendant ce temps, préparer la crème à l'orange. Presser deux oranges. Délayer la Maïzena dans deux CS de jus, afin d'éviter les grumeaux, puis l'ajouter au reste du jus. Battre les oeufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter alors le jus additionné de Maïzena et la cannelle. Mélanger très soigneusement.

Au Cooking Chef, mettre tous les ingrédients dans le bol, installer le batteur souple, régler la température sur 85° et la vitesse au minimum. Arrêter quand la crème commence à épaissir.

Préchauffer le four à 180°. Abaisser la pâte, en chemiser un moule à tarte, piquer le fond avec une fourchette. Recouvrir d'un papier sulfurisé et poser des poids dessus (on peut se servir de poids en céramique, ou plus basiquement de haricots secs, répartis sur toute la surface du fond). Faire cuire 8 minutes ainsi, puis retirer les poids et le papier sulfurisé et faire cuire encore 3 minutes. Verser la crème dans le fond de tarte et réenfourner pour 30 minutes.

Laisser la tarte refroidir. Peler les 2 oranges restantes à vif et découper des rondelles fines. En garnir le dessus de la crème.

Préchauffer à nouveau le four à 180°. Préparer la meringue : battre les blancs d'oeufs et le sucre jusqu'à obtenir une meringue bien lisse, brillante et ferme.

Au Cooking Chef, mettre les blancs et le sucre dans le bol muni du fouet, régler la température sur 120° et la vitesse au maximum. Quand la température est atteinte, arrêter la cuisson et continuer à battre. Une fois la température redescendue à 59°, relancer la vitesse pour qu'elle se remette au maximum (la vitesse est automatiquement bloquée au minimum à partir de 60°, il faut donc arrêter et remettre au maximum à 59 pour qu'elle se lance vraiment). Fouetter jusqu'à obtenir une meringue ferme et lisse (la température devrait redescendre entre 35 et 40°).

Transférer la meringue dans une poche à douille équipée d'une douille "étoile" ou "cannelée". Garnir la tarte bien refroidie de meringue jusqu'à épuisement de celle-ci. Attention à ne pas faire des "tas" trop gros pour ne pas vous retrouver à court avant d'avoir recouvert toute la tarte.

 Enfourner à nouveau pour 10 à 15 minutes. Si vous préférez la meringue très moelleuse, pas plus de 10 minutes et sortez aussitôt la tarte du four. Si vous la préférez plus croustillante, allez jusqu'à 15 minutes et laissez la tarte dans le four éteint jusqu'au moment de servir.

L'association des saveurs de la fève tonka, de la cannelle et de l'orange est très intéressante et donne un dessert à la fois doux et légèrement acidulé, classique et exotique.

Et ce soir, autres invités, autre recette, on tente la même avec une compotée de pêches plates et nectarines sanguines à la vanille fraîche de Madagascar : ça devrait être aussi sympathique <3 br="br">

Bon appétit :)

jeudi 16 août 2012

Farfalle al sugo di carne...

Ce WE, nous faisons gîte d'étape pour la famille et les amis sur le chemin des vacances (aller pour les uns, retour pour les autres)... Autant dire qu'il y a du fourneau dans l'air et pas qu'un peu ! J'ouvre donc les festivités avec de quoi satisfaire les papilles très pro-italiennes de mes neveux bien-aimés ^^ Disons-le, je fais d'une pierre deux coups, puisque tout en étant sûre de satisfaire leurs palais (leur amour de la pasta est inconditionnel !), je m'offre l'occasion de faire mes pâtes maison pour la première fois !

Pour me lancer, je me suis appuyée sur les conseils de La Cuccina della Mamma, intéressant opus "à l'ancienne" paru chez First éditions... Mais dans un avenir plus ou moins proche, je m'offrirai le non moins intéressant Cours de cuisine : les basiques italiens de chez Marabout. En attendant d'avoir peut-être, un jour, les moyens de m'offrir la Bible de la cuisine italienne ^^

Pour 8 convives, il vous faudra :

Farfalle
1,5 kg de farine type 45
15 oeufs
3 sachets de parmesan

Sauce à la viande
1,5 kg de viande hachée (le must : émincer très finement de la viande de boeuf comme pour un tartare)
2 branches de céleri
2 carottes
2 oignons
2 belles gousses d'ail frais
2 tranches de jambon blanc gras
2 tranches de jambon fumé gras
persil (si je vous dis "plein", ça ne vous avance pas, hein... pourtant j'ai pas mieux comme quantité ^^)
1 l de coulis de tomate
9 tomates Roma
1/2 bouteille de vin rouge (de préférence un pas mauvais, c'est mieux !)
2 cubes de bouillon de boeuf
huile d'olive
sel, poivre

Et un laminoir, outil indispensable pour obtenir des pâtes suffisamment fines.

Commencer par les pâtes. Dans un saladier, mélanger la farine et le parmesan. Y creuser un puits et y casser les 10 oeufs. Mélanger à la main ou au robot jusqu'à obtenir un pâte homogène. En prélever de petites quantités à la fois (la valeur d'un poing, à peu près) et les passer une par une au laminoir : on commence par passer une première fois sur l'ouverture la plus large, puis on ressert les rouleaux d'un cran à la fois, jusqu'à obtenir une belle pâte fine et lisse. Découper des rectangles de pâte d'environ 2 cm sur 3. Les pincer au milieu pour former le papillon.



Réserver au frais dans un grand récipient hermétique.

Préparer la sauce. Émincer très finement le céleri, les carottes, les oignons, l'ail et le jambon. Ajouter une grosse quantité de persil et bien mélanger.


Faire chauffer un fond d'huile d'olive dans une grande cocotte. Y ajouter le hachis précédent et faire revenir jusqu'à ce que les oignons soient bien fondants. Ajouter la viande hachée et faire dorer en remuant sans cesse. La viande doit se détacher en petits morceaux.


Quand elle est bien dorée, ajouter le vin et faire revenir jusqu'à ce qu'il soit complètement absorbé. Pendant ce temps, couper les tomates en quartiers fins. Les ajouter, ainsi que le coulis, 1/2 l d'eau et les deux cubes de bouillon quand le vin est totalement évaporé. Laisser mijoter à couvert et à feu doux au moins 3h, en rajoutant du bouillon au fur et à mesure que c'est nécessaire.

Là, c'est la sauce juste après avoir ajouté tomates et coulis... Pour le résultat final, revenez demain ^^




Une demie heure avant de passer à table (au moins), faire chauffer une grande quantité d'eau salée. Quand elle bout, y faire cuire les farfalle 1 à 2 minutes, le temps qu'elles remontent à la surface. Servir aussitôt, à l'assiette, en arrosant les farfalle d'une généreuse quantité de sauce.

La prochaine fois, je prends mon courage à deux mains et je fais mon coulis moi-même ^^ Et puis j'émince ma viande au lieu de l'acheter hachée, aussi !

Voilà, bon appétit et à très vite pour de nouvelles recettes :)