Affichage des articles dont le libellé est goûter. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est goûter. Afficher tous les articles

lundi 23 octobre 2017

Brioche filante

Ça fait des années que je me frotte à la brioche sans jamais réussir à trouver une recette qui me convienne vraiment. En général, le résultat ressemble plus à un cake levé qu'à une vraie brioche filante comme je les aime (ma référence absolue étant la gâche vendéenne qu'on achetait sur le marché de Saint-Brévin quand j'étais gamine). Et cet automne, enfin, miracle, j'ai trouvé LA recette qui va bien, le petit secret de préparation qui change tout et qui donne une mie aérienne et filante à souhait : la poolish ! La poolish est à la pâtisserie ce que le levain est à la boulangerie : une pré-digestion de la levure, qui change tout. Il s'agit de faire fermenter de la levure, de la farine et un liquide (du lait pour la brioche ou de l'eau pour le pain), éventuellement additionné d'un peu de sucre pour potentialiser le processus, pendant au moins une dizaine d'heures, avant de l'utiliser dans la préparation de la pâte proprement dite.

Brioches tout juste sorties du four
Pour une très grosse brioche (je la fais dans mon moule à kouglof, famille nombreuse oblige), il vous faudra :

Pour la poolish
200g de farine
200 ml de lait
10 g de levure fraîche

Pour la pâte
la poolish
4 oeufs
500g de farine
20 g de levure fraîche
120g de beurre à température ambiante
100g de sucre (de préférence de canne blond)
6g de sel
1 cc d'extrait de vanille

La veille au soir, préparer la poolish : faire tiédir le lait, y délayer la levure et mélanger à la farine pour obtenir une pâte homogène. Attention, prévoyez cette préparation dans un grand saladier, car la fermentation la fait doubler, voire tripler de volume. Si vous n'utilisez pas de robot, vous pouvez la préparer directement dans le saladier qui vous servira à préparer la pâte à brioche.

Le lendemain matin (10 à 12h minimum après avoir préparé la poolish, mais vous pouvez aller jusqu'à 16h), mettre la poolish dans la cuve de votre robot. Verser dessus les 4 oeufs, 250 g de farine, le sucre, le sel, le reste de farine puis la levure (respectez bien l'ordre, c'est essentiel pour que la pâte lève correctement). Pétrir pendant 5 minutes à puissance minimale. Ajouter le beurre à température ambiante coupé en petits dés et pétrir à nouveau 5 minutes. Couvrir et laisser monter au moins 1h15 (si comme moi vous avez la chance de disposer d'un Cooking Chef, mettez la température de chauffe à 35° et la position sur mélange 3). Votre pâte doit au moins doubler de volume.

Dégazer la pâte. La partager en pâtons, en fonction de votre (ou vos) moule(s) : pour un moule à cake compter 4 à 6 petits pâtons, pour un moule à kouglof 6 gros pâtons. Si vous utilisez des moules en silicone, vous pouvez disposer directement les pâtons dedans, sinon pensez bien à beurrer vos moules. Dans un moule à cake, disposer les pâtons en quinconce, sans trop les serrer (votre pâte va à nouveau doubler de volume), dans un moule à kouglof, il n'est pas nécessaire que les pâtons se touchent complètement : dans tous les cas, vous allez finir avec des moules bien remplis...

Couvrir vos moules d'un torchon et laisser à nouveau lever au moins 1h15. 15 minutes avant la fin de la levée, préchauffer votre four à 160°.

Battre un oeuf avec un peu de sucre et en badigeonner les brioches levées. Enfourner pour 20 à 25 minutes au moins (pour un moule à kouglof, compter 30 minutes).

Avec une confiture à l'abricot et à la sauge ou nature ?
A la sortie du four, laisser totalement refroidir avant de démouler. Déguster avec une bonne confiture maison et une tasse de chocolat chaud pour un petit-déjeuner totalement régressif ^^






On peut aussi en faire des briochettes en utilisant des petits moules individuels...
Ou sous forme de briochettes...


La farine de lentille : un allié étonnant en pâtisserie

Il y a près de chez nous un moulin qui vend des produits régionaux, dont un certain nombre de farines. Lors de mon dernier passage, j'y ai acheté de la farine de lentille. Je me demandais ce que diantre j'allais pouvoir en faire en pâtisserie (vu qu'il y a écrit dessus : gâteaux), et j'ai un peu fouillé dans les tréfonds du net. J'en ai ramené deux recettes que j'ai bien évidemment arrangées à ma sauce.

La première est une recette de sablés berrichons de la Ferme des Bouviers : je les ai agrémentés de pignons de pin et de pistache, pour en faire des petits cookies croustillants à souhait.

La seconde est une recette financiers à la farine de lentille verte du Puy à laquelle j'ai ajouté un peu de levure pour les rendre plus aérés.

La farine de lentille est assez surprenante. Je vous déconseille vivement de goûter la pâte crue sous peine de vous retrouver avec un goût métallique très désagréable en bouche (vive la teneur en fer de ces petites graines !). Mais une fois cuite, ce goût a totalement disparu, et ne reste que des pâtisseries tout-à-fait honorables, à l'étonnante couleur vert amande. Au final, nous avons donc un goûter sans gluten, festif et qui fait le bonheur des petits comme des grands ^^


dimanche 3 septembre 2017

Moelleux aux fruits d'automne

En ce moment, mon petit deuxième fait la grève des gâteaux de Maman. Hormis les petits biscuits, rien ne trouve jamais grâce à ses yeux... Aussi, quand il est venu me voir après le déjeuner en me disant : "Maman, si on faisait un gâteau aux fruits ?", vous pensez bien que j'ai sauté sur l'occasion. Nous avons une cagette d'abricots d'un petit producteur local et quelques quetsches rescapées de la tarte de samedi. Ni une ni deux, je suis allée faire un tour d'horizon des recettes de moelleux à l'abricot sur le web. Je n'avais pas envie d'une pâte style quatre-quart avec beaucoup de beurre. J'ai donc opté pour une version à la crème, que j'ai synthétisée avec une autre à la poudre d'amande... Il en ressort un gâteau ultra-moelleux aux bons parfums de fruits d'automne... Une recette simplissime pour un gâteau familial qui enchantera petits et grands.





Pour 8 personnes, il vous faudra :

100 g de farine
100 g de Maïzena
100 g de poudre d'amande
1 sachet de levure
2 sachets de sucre vanillé
150 g de sucre (de préférence du canne blond)
4 oeufs
20 cl de crème
une dizaine d'abricots
5 grosses quetsches

Préchauffer le four th.6 (180°).

Dans une jatte, mélanger tous les ingrédients secs hormis le sucre. Dans une autre, fouetter le sucre et les oeufs jusqu'à ce que le mélange blanchisse et devienne mousseux. Incorporer le mélange sec et la crème et bien fouetter le tout pour obtenir une pâte homogène.

Dans un moule à manquer beurré, disposer face coupée vers le haut les oreillons des abricots dénoyautés en un cercle, les quetsches en un deuxième cercle et finir au centre par une demi-quetsche et un abricot coupé en quatre. Recouvrir avec la pâte et bien répartir pour que la surface soit bien lisse. Enfourner pour 30 minutes. Laisser complètement refroidir avant de démouler.

dimanche 30 avril 2017

Quatre-quart au chocolat

Il y a de ça de nombreuses années (c'est que je ne suis plus toute jeune, ma pauvre Lucette ^^'), dans mon jeune temps adolescent et mes années estudiantines, je pratiquais le jeu de rôle. Nous avions coutume de démarrer nos parties une fois les parents couchés et les maisons paisibles... Ce qui nous amenait bien souvent à finir au petit matin. Généralement, en milieu de nuit, nous nous trouvions affamés et victime d'un bon coup de pompe, qui a rapidement trouvé à se résoudre à l'aide de gâteaux maison... c'est ainsi qu'est née la recette du "cinq-cinquième" (affectueusement rebaptisé "bourre-bide") : particulièrement calorique, reconstituant et rassasiant, il est parfait pour vous rebooster à bloc l'énergie d'une bande d'ado ^^'

Comme pour le gâteau au yaourt, la texture de ce gâteau est intéressante, entre le croustillant de la croûte et le moelleux du cœur. En revanche, là où le gâteau au yaourt est aéré, le cinq-cinquième est très dense : préférez des tranches fines, pour éviter d'étouffer vos convives ^^ Vous pouvez l'accompagner d'une chantilly ou d'une crème anglaise, et l'agrémenter de morceaux de fruits qui apporteront un peu de légèreté.



Pour un cake bien dense, il vous faudra :

6 oeufs
300 g de chocolat noir
300 g de beurre
300 g de farine
300 g de sucre

Préchauffer le four à 180° (th. 6).

Dans une casserole, faire fondre doucement le beurre et le chocolat ensemble.

Dans une jatte, mélanger la farine et le sucre. Y former un puits. A part, battre les œufs en omelette. Les verser dans le puits, ainsi que le mélange beurre / chocolat. Mélanger énergiquement du centre vers les bords, jusqu'à obtenir une pâte bien homogène.

Verser dans un moule à cake beurré (ou en silicone). Le gâteau gonflant peu, vous pouvez le remplir jusqu'au bord ou presque. Enfourner et cuire au moins 45 minutes. Servir tiède ou froid.

Mon gâteau au yaourt aux fruits

Le gâteau au yaourt, c'est un peu mon gâteau de référence. Le truc que je fais pratiquement les yeux fermés, depuis que je sais cuisiner. Je suis fan de son cœur moelleux sous sa croûte croustillante : le contraste des textures est parfait... Seulement, on peut finir par se lasser des choses qu'on fait trop souvent, même quand on les aime d'amour ^^ Du coup, depuis la fac, je m'amuse à l'agrémenter de bien des façons. La plus simple (et la première que j'ai testé) est d'utiliser des yaourts aux fruits à la place des yaourts nature. La recette de ce jour est donc basée sur cette variante. On peut aussi y ajouter des pépites de chocolats, de pralin ou des morceaux de fruits (pommes et poires fonctionnent particulièrement bien, puisqu'elles rendent peu d'eau et n'interfèrent donc pas avec les textures du gâteau). On peut également le couper en deux pour le garnir de confiture ou de pâte à tartiner, le couvrir d'un glaçage au chocolat bien noir, y ajouter des épices... Bref, le gâteau au yaourt, c'est un peu la base neutre qui se prête à toutes les fantaisies ^^

La variante du jour est donc celle au yaourt aux fruits...




Pour un beau gâteau (une douzaine de parts au moins), il vous faudra :

2 yaourts aux fruits (aujourd'hui, c'était à l'abricot)
6 oeufs
2 yaourts d'huile neutre (type Isio 4, par exemple)
6 yaourts de farine
1,5 yaourt de sucre (de préférence de canne blond)
1,5 sachet de levure
2 sachets de sucre vanillé

Préchauffer le four à 180° (th. 6).

Dans une jatte, mélanger les ingrédients liquides, en battant bien jusqu'à obtenir une pâte homogène. Dans une autre jatte, mélanger les ingrédients secs. Former un puits et y verser la pâte liquide. Mélanger énergiquement du centre vers les bords  jusqu'à ce que la pâte soit bien homogène et sans grumeaux. Verser dans un moule à manquer préalablement beurré.

Cuire au moins 35 minutes. Vérifier la cuisson à cœur avec un couteau : la lame doit ressortir propre. Laisser tiédir avant de servir.

lundi 17 avril 2017

Moelleux au chocolat et à la crème de marron

L'été dernier, à l'occasion du passage d'amis à la maison, j'avais réalisé un moelleux qui a remporté un franc succès. C'est pas léger léger, mais ça remplit à merveille sa fonction de gâteau de goûter pour Nains survitaminés... Et en cette période pascale où le chocolat est roi, il m'a semblé que c'était tout-à-fait de circonstance ^^

Compte-tenu de la densité du machin, je vous recommande de le couper en petites portions, comme un brownie (on est d'ailleurs dans le même genre d'objet culinaire, en fait).

Pour une vingtaine de portions, il vous faudra :


250 g de bon chocolat noir
250 g de beurre doux
120 g de farine
120 g de fécule
200 g de sucre blond
2 sachets de sucre vanillé
6 oeufs
1 pot de crème de marron vanillée
4 cs de crème fraîche

Préchauffer le four à 180° (th. 6).

Faire fondre le chocolat avec le beurre. Mélanger la farine et la fécule, les ajouter au chocolat fondu et mélanger soigneusement.

Fouetter les oeufs avec les sucres jusqu'à ce que le mélange blanchisse bien et devienne très mousseux.

Ajouter le mélange au chocolat, la crème de marron et la crème fraîche et mélanger délicatement jusqu'à ce que le tout devienne homogène.

Verser dans un moule à manquer (de préférence carré, ce sera plus facile à découper ensuite en portions égales) et enfourner pour 30 à 45 minutes.


lundi 28 décembre 2015

Biscuits de Noël

En ce dernier jour de vacances familiales (ça, c'est l'avantage de travailler du mardi au samedi : un lundi bonus avec les lutins cette semaine), j'avais prévu de faire des macarons-sapins comme découvert sur le net... avant de réaliser qu'il ne me restait que deux œufs !!! Qu'à cela ne tienne, ce sera donc des sablés de Noël (les macarons attendront ce soir que j'ai eu le temps de passer racheter des œufs...). Et comme il ne vous aura pas échappé que nous sommes des grands gourmands dans cette famille, c'est double fournée : une cacao/cannelle et une épices façon scandinaves (un mélange de cannelle, de gingembre et de poivre du moulin).

La recette de base que j'utilise depuis 4 ans pour les biscuits de Noël est tiré d'un Saveurs de l'époque, un peu remaniée. Je l'apprécie particulièrement parce qu'elle donne des biscuits pas trop secs, sur lesquels on ne se casse pas les dents (et notamment les plus petits d'entre nous).

Je vous livre donc mes deux versions maison, pour... euh... beaucoup de biscuits ^^

Une des trois boîtes réalisées, dont la troisième s'est déjà volatilisée !!!
 Biscuits cacao/cannelle

150 g de beurre coupé en très petits dés
70 g de sucre blanc
30 g de vergeoise brune
1 oeuf
210 g de farine
20 g de cacao pur en poudre (le Valrhona vous donnera les meilleurs résultats, comme toujours)
cannelle selon votre goût
60 g de poudre d'amandes

Biscuits aux épices scandinaves
 
1050 g de beurre doux et 50 g de beurre salé coupés en très petits dés
80 g de miel
40 g de vergeoise brune
1 oeuf
250 g de farine
cannelle, gingembre moulu et poivre du moulin
60 g de poudre d'amandes

La préparation est la même dans les deux cas.

Dans le bol d'un robot pâtissier équipé de son batteur (éviter le fouet, trop compliqué pour récupérer la pâte ensuite), mélanger le beurre et les sucres jusqu'à obtenir une pommade homogène (si votre robot permet la chauffe, n'hésitez pas à le mettre sur 25° environ). Ajouter l'oeuf et mélanger pour obtenir à nouveau une pâte homogène. Mélanger la farine et les différentes épices (cacao compris, le cas échéant). Ajouter ce mélange à la pâte ainsi que la poudre d'amandes. Pétrir très brièvement, juste pour bien homogénéiser l'ensemble.

Placer la pâte sur une grande feuille de papier cuisson. L'étaler grossièrement à la main de façon à pouvoir replier les bords du papier. Couvrir de l'autre moitié de la feuille (ou d'une deuxième feuille au besoin), replier soigneusement les bords afin d'enfermer totalement la pâte (pour éviter qu'elle ne dessèche) et placer au réfrigérateur pour au moins 2h. Le fait d'étaler la pâte et non de la rouler en boule permet ensuite de l'étaler beaucoup plus facilement au moment d'en faire usage.

Au bout du temps de prise, saupoudrer le plan de travail de poudre d'amandes ou de sucre glace. Y étaler soigneusement la pâte au rouleau sur une épaisseur de 3 mm environ (on peut aussi la laisser sur le papier cuisson pour cela, si on préfère, le tout étant de pouvoir ensuite détacher facilement les pièces). Découper à l'emporte-pièce les formes de votre choix et les placer sur une plaque à four couverte de papier cuisson. Préchauffer le four à 180° (th 6). Enfourner 10 à 12 min (les biscuits ne doivent pas brunir). Sortir et laisser refroidir. Renouveler l'opération jusqu'à épuisement complet de la pâte.

Si vous le souhaitez, vous pouvez décorer les biscuits avec de la glace royale (mélange de blanc d’œuf, sucre glace et colorant selon votre goût : la consistance doit être celle d'une colle blanche un peu liquide).

dimanche 16 août 2015

Tarte aux pêches, frangipane à la tonka

Chéri, en grand gourmand qu'il est, suit assidûment la page Facebook de 750g. Hier, une publication en particulier est ressortie : celle d'une tarte à la crème de frangipane tonka et pêches. Vous connaissez mon goût immodéré pour la fève tonka, depuis le temps ! Autant vous dire que cette recette ne pouvait pas m'échapper... En la consultant, par contre, je ne pouvais vraiment pas l'appliquer à la lettre : la frangipane maison, c'est quand même autre chose que celle du commerce, les pêches au sirop alors qu'on est dans la pleine saison de ce beau fruit du soleil, c'est vraiment pas possible, quant à la pâte feuilletée je n'en suis pas fan pour les tartes, je préfère une bonne pâte brisée maison. Et donc, c'est parti pour mon adaptation personnelle de cette brillante idée ^^


Pour une tarte de taille standard, il vous faudra :

Pâte brisée (il vous restera de quoi faire 9 mini-tartelettes par ailleurs : les miennes sont à la reine-claude, à l'amande et à la vergeoise !)
250 g de farine
125 g de beurre mou coupé en petits morceaux
1 jaune d'oeuf
5 cl d'eau
cannelle

Frangipane à la tonka
200 g de beurre mou
200 g de sucre
200 g d'oeuf
200 g de poudre d'amande
20 g de Maïzena
1 fève tonka

5 pêches mûres

Préchauffer le four à 200°C

Préparer la pâte brisée. Dans une jatte, mettre la farine et les dés de beurre. Sabler la pâte en frottant ensemble farine et beurre entre vos doigts, jusqu'à obtenir la consistance d'un crumble. Faire un puits et y ajouter l'oeuf, l'eau et la cannelle. Mélanger du bout des doigts pour obtenir une pâte homogène. Fraiser la pâte 4 ou 5 fois (la rouler en boule et l'aplatir avec la main). La mettre entre deux feuilles de papier sulfurisé et l'aplatir, puis la mettre au frigo pour une demie-heure.

Pendant ce temps, préparer la frangipane. Mélanger tous les ingrédients sauf la tonka, jusqu'à obtenir une pâte homogène. Râper finement la fève tonka sur l'ensemble et mélanger quelques secondes pour bien l'intégrer à l'ensemble.

Eplucher et couper les pêches en lamelles de taille moyenne.

Sortir la pâte brisée du frigo et l'étaler sur 5 mm d'épaisseur. Foncer un moule à tarte et araser le bord de la pâte au couteau pour qu'il n'y ait pas d'excédent au-dessus du bord du moule. Couvrir le fond de tarte d'une première couche fine de frangipane, disposer par dessus les lamelles de pêche et recouvrir le tout du reste de frangipane.

Enfourner pour 45 minutes, en baissant le four à 180°C. Vérifier au bout d'1/2 heure si la frangipane n'a pas trop bruni et couvrir d'une feuille d'aluminium si besoin.

Laisser refroidir la tarte avant de déguster (éventuellement avec une boule de sorbet pêche maison, si, comme moi, vous en aviez acheté plus que nécessaire !).

lundi 10 août 2015

Muffins aux myrtilles sauvages

En faisant mes courses chez mon primeur préféré samedi, je suis tombée sur des myrtilles sauvages. Ne pouvant résister à l'appel de ce plaisir aussi intense que rare, j'en ai bien sûr pris une pleine barquette. Encore fallait-il trouver qu'en faire. J'ai longuement réfléchi, fini par fureter sur le net... avant de tomber sur l'évidence : les muffins à la myrtille. Moi qui adore ça, je ne sais même pas comment j'ai pu ne pas y songer dès le départ ^^ Qu'à cela ne tienne, j'ai trouvé une très chouette recette ici (et d'ailleurs, visitez le blog de C'est ma fournée, parce que vous n'avez pas fini de rêver : Valérie, en plus d'avoir des idées à tomber, est une très bonne photographe qui sait merveilleusement mettre en valeur ses créations !). Les recettes, c'est super bien. Sauf que le dimanche, les commerces ne sont pas ouverts, et quand vous avez 500 g de myrtilles, plus de lait et seulement 4 œufs là où il vous en faudrait 8 pour suivre la recette à la lettre, c'est le moment de sortir vos meilleurs talents d'adaptatrice en remplaçant le lait et les œufs manquants par trois yaourts ! Et hop, une fournée de petites douceurs croustillantes dessus, moelleuses et fondantes dedans, sucrées juste ce qu'il faut, acidulées à souhait et avec une pointe d'épices pour réchauffer le tout... Divin ! Voici donc ma version de ce merveilleux classique de la gastronomie américaine.


Pour 24 petits muffins, il vous faudra :

4 œufs
3 yaourts
300 g d'huile
600 g de farine
300 g de sucre
12 g de levure chimique
4 g de sucre
les grains d'une gousse de vanille
1 cs de cannelle moulue
500 g de myrtilles sauvages soigneusement lavées et équeutées

Préchauffer le four à 160°. Préparer deux plaques à muffins en disposant une caissette dans chaque alvéole (mes caissettes ne sont pas assez rigides et mes plaques pas assez profondes, puisque j'utilise en fait des plaques à tartelettes, ce qui fait que mes muffins ont tendance à pousser en largeur plutôt qu'en hauteur, comme vous pouvez le voir sur la photo ^^' ).

Mélanger les yaourts, les œufs et l'huile au fouet pour obtenir une crème homogène.

Dans un saladier, mélanger tous les ingrédients secs (sauf les myrtilles, donc). Creuser un puits, y verser l'émulsion précédente et mélanger du centre vers les bords jusqu'à obtenir une pâte bien lisse et homogène, ni trop liquide, ni trop sèche (la consistance d'une pâte à gâteau au yaourt est idéale).

Ajouter les myrtilles (si vous utilisez des myrtilles surgelées, mettez-les telles quelles, sans les décongeler). Bien mélanger pour répartir les myrtilles dans toute la pâte. Garnir les caissettes, au moins aux 3/4.

Enfourner pour 40 minutes. Les muffins doivent être levés, bien dorés et laisser la lame du couteau sans autre trace que le jus des myrtilles rencontrées en chemin... Laisser tiédir avant de vous régaler !


mercredi 5 août 2015

Petites madeleines au cacao, deuxième version

C'est aujourd'hui le dernier jour de mon WE très prolongé. Pour fêter ça (oui, je suis une grande malade qui adore son boulot et qui est contente d'y retourner !!!), hop, un petit goûter vite prêt avec mes lutins (et on n'oublie pas les collègues au passage, qui bénéficieront demain d'une boîte de macarons au citron vert, Dulcey et verveine, d'une autre de macarons tout chocolat et d'une dernière en damier de madeleines au zeste de citron vert et de madeleines au cacao !). Pour les madeleines au zeste de citron vert, je vous laisse retrouver la recette précédemment dévoilée ici.

Comme souvent comme je suis en vacances, je suis très tête en l'air, et j'ai totalement oublié de venir chercher ici la recette que j'avais testée la dernière fois. Je suis donc partie en exploration sur la toile pour en trouver une autre, et ma foi, vu le résultat beaucoup plus aéré, c'était plutôt un hasard heureux, finalement ! C'est sur le très chouette blog de Paprikas que j'ai découvert cette merveille de recette que je vous laisse aller découvrir à votre tour (et j'en profite pour vous encourager à farfouiller un peu dans le blog : il y a plein d'idées très sympathiques).


lundi 3 août 2015

Le retour des créations macarons !

De retour des vacances, et après une semaine intense au travail, quoi de plus agréable que de se lancer dans une petite création de macarons pour se garder un petit air de sortie de routine ? Et pour marquer le retour au fourneau, ce n'est pas une mais deux créations, spécialement pour vous, bande de petits veinards ! Pour la première, un zeste de citron vert vient relever des coques de base, enveloppant de fraîcheur une ganache au Dulcey dans laquelle a infusé de la verveine fraîche. Pour la seconde, tout chocolat, le jus du susdit citron vert et une pointe de poivre du Brésil viennent réveiller la ganache au Caraïbe sertie dans son écrin de pur cacao. Comme (presque) toujours, c'est Valrhona qui sublime tout ça ! Et puisque j'ai découvert la meringue italienne pendant mes vacances, hop, on réitère pour ces deux créations : il n'y a pas à dire, le croquant extérieur et le moelleux intérieur sont incomparables !

Pour une quarantaine de macarons au citron vert, Dulcey et verveine, il vous faudra :

3 blancs d'oeufs (110 g)
15 g de sucre vanillé
150 g de sucre en poudre
50 g d'eau (50 ml)
150 g de poudre d'amande
150 g de sucre glace
le zeste d'un citron vert

150g de crème liquide entière
1 branche de verveine fraîche
100 g de Dulcey
50 g de sucre en poudre

Préchauffer le four à 150°.

Battre la moitié des blancs d'oeufs (peser pour arriver exactement à la moitié) en neige très ferme. Serrer en y ajoutant le sucre vanillé : la préparation doit être bien brillante et former des becs d'oiseau.

Préparer le sirop en portant à ébullition (110°) l'eau et le sucre en poudre. Le couler en filet très fin sur la meringue en tournant à vitesse lente, jusqu'à ce que la préparation soit redescendue autour de 40°. Ajouter le reste des blancs d'oeufs et battre quelques seconde jusqu'à ce que la préparation soit homogène.

Mélanger la poudre d'amandes, le sucre glace et le zeste de citron vert. Les ajouter en une fois à la meringue et macaronner en tournant délicatement la masse du bas vers le haut et du centre vers les bords. Attention à ne pas macaronner trop longtemps : il faut juste que la préparation soit homogène. Si vous avez un robot, pour cette étape, retirer le fouet et utiliser la feuille, en mélangeant quelques seconde à vitesse minimum.

Transférer la préparation dans une poche à douille et pocher vos macarons sur une plaque à pâtisser couverte d'une feuille de papier sulfurisé. Cuire 20 minutes. Renouveler l'opération plaque par plaque jusqu'à épuisement de la préparation. Attendre le complet refroidissement avant de retirer délicatement les coques de la feuille.

Pendant la cuisson, préparer la ganache. Porter la crème à ébullition. Hors du feu, y ajouter les feuilles de verveine sans la branche et laisser infuser une quinzaine de minutes. Retirer les feuilles et porter à nouveau à ébullition pour y faire fondre le sucre et le Dulcey. Transférer dans une poche à douille. Laisser refroidir et placer au réfrigérateur le temps que la ganache prenne.

Quand la ganache n'est plus liquide, garnir les macarons en assemblant les coques deux par deux.

Pour une quarantaine de macarons au cacao, Caraïbe, citron vert et poivre, il vous faudra :

3 blancs d'oeufs (110 g)
15 g de sucre vanillé
150 g de sucre en poudre
50 g d'eau (50 ml)
150 g de poudre d'amande
150 g de sucre glace
2 cs de cacao pur (idéalement Valrhona, beaucoup plus aromatique que ce qu'on trouve en GMS)

150g de crème liquide entière

100 g de Caraïbe
50 g de sucre en poudre
le jus d'un citron vert
deux tours de moulin à poivre

Préchauffer le four à 150°.

Battre la moitié des blancs d'oeufs (peser pour arriver exactement à la moitié) en neige très ferme. Serrer en y ajoutant le sucre vanillé : la préparation doit être bien brillante et former des becs d'oiseau.

Préparer le sirop en portant à ébullition (110°) l'eau et le sucre en poudre. Le couler en filet très fin sur la meringue en tournant à vitesse lente, jusqu'à ce que la préparation soit redescendue autour de 40°. Ajouter le reste des blancs d'oeufs et battre quelques seconde jusqu'à ce que la préparation soit homogène.

Mélanger la poudre d'amandes, le sucre glace et le cacao pur. Les ajouter en une fois à la meringue et macaronner en tournant délicatement la masse du bas vers le haut et du centre vers les bords. Attention à ne pas macaronner trop longtemps : il faut juste que la préparation soit homogène. Si vous avez un robot, pour cette étape, retirer le fouet et utiliser la feuille, en mélangeant quelques seconde à vitesse minimum.

Transférer la préparation dans une poche à douille et pocher vos macarons sur une plaque à pâtisser couverte d'une feuille de papier sulfurisé. Cuire 20 minutes. Renouveler l'opération plaque par plaque jusqu'à épuisement de la préparation. Attendre le complet refroidissement avant de retirer délicatement les coques de la feuille.

Pendant la cuisson, préparer la ganache. Porter la crème à ébullition. Y faire fondre le Caraïbe. Ajouter ensuite le sucre fondu dans le jus de citron vert (attendre que le chocolat soit parfaitement homogénéisé dans la crème pour éviter que celle-ci ne caille). Ajouter deux tours de moulin à poivre et mélanger une dernière fois. Transférer dans une poche à douille. Laisser refroidir et placer au réfrigérateur le temps que la ganache prenne.

Quand la ganache n'est plus liquide, garnir les macarons en assemblant les coques deux par deux.

dimanche 12 octobre 2014

Gaufres liégeoises

Après la petite virée haut-savoyarde d'hier, cet après-midi, c'était goûter dominical avec rassemblement de gnomignons à la maison : 6 adultes, 1 grand, 2 moyens et 2 bébés réunis dans notre mini-salon pour des agapes bien méritées par ce temps tristounet. Et pour fêter ça, quoi de mieux qu'une tournée générale de bonnes gaufres liégeoises et de petites chouquettes bien dodues ? Le plat témoigne du succès inconditionnel reçu par cette proposition pâtissière : voilà tout ce qu'il restait au départ de nos invités, des 45 chouquettes et de la vingtaine de gaufres préparées ^^

Et ce ne sont pas les plus petits qui se sont le plus laissé abattre devant le festin !

Pour une vingtaine de gaufres, il vous faudra :

560 g de farine
1 sachet de sucre vanillé
1 pincée de sel
30 cl de lait tiède
30 g de levure du boulanger
3 œufs
225 g de beurre
150 g de sucre perlé

Mélanger la farine, le sucre et le sel. Diluer la levure dans le lait. Creuser un puits dans les ingrédients secs et y verser le lait. Battre rapidement les œufs et les ajouter dans le puits. Mélanger du centre vers les bords, jusqu'à obtention d'une pâte homogène et collante. Couvrir et laisser reposer 30 minutes à température ambiante. Faire fondre le beurre et le laisser refroidir.

Au bout de ce temps, ajouter le beurre fondu et les perles de sucre. Bien mélanger jusqu'à obtention d'une pâte homogène (hormis les grains de sucre). Laisser à nouveau lever, au moins une heure. La pâte doit avoir doublé de volume, au moins, au moment de la faire cuire.

A l'issue de ce temps, faire chauffer le gaufrier. Y verser une à deux cuillers à soupe de pâte sur chaque forme, fermer et laisser cuire jusqu'à ce que les gaufres aient pris une belle couleur dorée. Renouveler l'opération jusqu'à épuisement de la pâte. Déguster tiède.



Pain d'épices au nashi

Voici une recette que j'aurais dû vous mettre en ligne depuis longtemps. Elle n'est pas de moi, et j'aurais bien de la peine à vous dire d'où je la tiens, tant elle fait partie des incontournables des goûters familiaux depuis plus de 10 ans. Si l'auteur se reconnaît, je n'aurais rien contre un petit signe pour lui rendre hommage, car c'est à mon sens LA recette de pain d'épices. Celle qui a réussi à réconcilier avec la pâtisserie plusieurs personnes de ma connaissance qui s'avouent volontiers peu portées sur le sucré... Tout d'abord, ce pain d'épices est un miracle de légèreté, du fait du mélange levure / bicarbonate qui le fait pousser de façon très aérée. Ensuite, c'est un miracle d'équilibre des saveurs, doux mais pas trop sucré, épicé mais sans emporter la bouche. Et d'une simplicité qui réconcilierait avec les fourneaux la plus submergée des mères de famille nombreuse menant de front une vie professionnelle à plein temps (ce qui est mon cas, en l'occurrence : il ne vous aura pas échappé que j'ai eu quelques difficultés à cuisiner ces derniers temps, et pourtant, ce n'est pas le goût qui m'en manque...).

Comme je l'ai faite hier pour un dessert, j'y ai ajouté des dés de nashi, pour lui donner une note fruitée et légère. Et personne ne s'en est plaint !!!


Pour une dizaine de personnes, il vous faudra :

125 g de bon miel liquide (je préfère l'oranger au parfum délicat et subtil, pour cette recette)
15 cl de lait
2 oeufs
100 g de beurre
300 g de farine
100 g de sucre
1 cc de bicarbonate de soude
1/2 paquet de levure
cannelle et quatre-épices à votre goût (environ 1 cc de chaque pour moi)
graines d'anis vert non moulues (1 à 2 cc)
1 nashi

Préchauffer le four à 180° (th. 6).

Verser le miel et le lait dans une jatte et mélanger jusqu'à ce que le miel se soit totalement dissout. Incorporer les œufs et fouetter énergiquement pour homogénéiser.

Faire fondre le beurre coupé en petits dés à feu doux. Laisser tiédir.

Mélanger tous les ingrédients secs. Creuser un puits au centre et y verser le mélange liquide. Touiller délicatement en allant du centre vers les bords (cette opération permet d'éviter les grumeaux en amenant la farine progressivement dans le liquide). Quand l'ensemble est homogène, ajouter le beurre fondu.

Peler, épépiner et couper en petits dés le nashi. L'incorporer délicatement à la pâte.

Verser dans un moule à cake en silicone (ou à défaut dans un moule à cake généreusement beurré). Enfourner et cuire 45 minutes. Si vers 30 minutes de cuisson le dessus vous paraît trop foncé, couvrir d'une feuille d'aluminium pour terminer la cuisson (le gâteau cuit doit avoir une belle teinte de châtaigne). Démouler au sortir du four sur un plat à cake et laisser refroidir avant de découper.

mercredi 27 août 2014

Baklavas libanaises

Vous aurez sans doute noté mon intérêt constant et plus que conséquent pour les amandes et l'eau de fleur d'oranger. Je vous laisse donc imaginer ce que représente pour une gourmande de mon acabit la pâtisserie orientale : une source inépuisable de délices et de perdition calorique !!!

J'ai depuis plusieurs années le très précieux livre de cuisine libanaise de Pomme Larmoyer, dont les recettes sont aussi savoureuses que faciles à réaliser. Cet ouvrage est malheureusement épuisé et quand je vois le prix auquel le revendent certains internautes peu scrupuleux, je me dis que j'ai fort bien fait d'investir lorsqu'il était encore disponible !!! Cet ouvrage est une mine, aussi bien pour la diversité des recettes, tant salées que sucrées, que pour la culture gastronomique, puisque chaque recette est accompagnée d'un petit texte explicatif qui la contextualise.

Malgré tout son intérêt, toutefois, je dois reconnaître que je ne l'emmène pas en vacances. Aussi, missionnée pour amener le dessert à une réunion de copines demain midi, je me suis librement inspirée de sa recette de baklavas à partir des éléments que j'avais gardés en mémoire : eaux de fleur d'oranger et de rose, mélange d'amandes, de pistaches et de noix de cajou, et cannelle... Et pas de miel...


Pour une quarantaine de baklavas (2 plats), il vous faudra :

20 feuilles de filo
500 g d'amandes émondées
500 g de noix de cajou crues non salées
250 g de pistaches crues non salées
cannelle
eau de fleur d'oranger
eau de rose
beurre fondu

Pour le sirop
2 tasses de sucre
2 tasses d'eau
2 cs d'eau de fleur d'oranger
2 cs d'eau de rose

Préchauffer le four à 180°.

Réduire les noix en poudre au mixer. Les mélanger avec de la cannelle, de l'eau de fleur d'oranger et de l'eau de rose jusqu'à obtenir une consistance un peu pâteuse (environ 3 cs de chaque eau).

Beurrer les plats au pinceau avec du beurre fondu. Disposer une feuille de filo la beurrer et renouveler l'opération 4 fois (5 feuilles superposées au fond du plat). Verser la moitié du mélange de noix. Bien répartir et aplanir le dessus. Recouvrir de 5 feuilles de filo en beurrant à chaque couche. Découper à la pointe du couteau l'excédent de pâte. Découper des losanges. Renouveler l'opération pour le deuxième plat et enfourner 25 minutes le tout. Le dessus doit être joliment doré mais pas brûlé.

Mettre les ingrédients du sirop dans une casserole et porter à ébullition. Laisser bouillir jusqu'à la fin de cuisson des baklavas. Verser aussitôt à la sortie du four le sirop sur les baklavas et laisser refroidir.

Déguster froid avec un bon thé à la menthe.

samedi 26 juillet 2014

Deux nouvelles variantes de macarons

Demain, je m'envole pour quelques jours entre copines (et quelques heures professionnelles). Afin de remercier l'amie qui m'accueille, j'ai décidé de lui créer un macaron spécialement à son attention : comme elle a un intérêt certain pour les mojitos ces temps-ci, je me suis donc inspirée du célèbre cocktail pour imaginer une petite douceur qui parle à ses papilles ! Et comme aujourd'hui, c'est également notre 5e anniversaire de vie commune avec Chéri, j'en ai profité pour mettre au point une seconde recette aux saveurs de noix de coco, fruit de la passion et chocolat noir... Bref, ce WE, c'est macarons à tous les étages !

Pour une quarantaine de macarons façon mojito, il vous faudra :



Pour les coques
3 blancs d’œufs
120 g de sucre glace
120 g de sucre en poudre
140 g de poudre d'amande
le zeste d'un citron vert
1 pointe de couteau de colorant vert menthe

Pour la ganache
100 ml de crème semi-épaisse
140 g de chocolat blanc (Ivoire de Valrhona, le top !)
5 branches de menthe effeuillées
7,5 ml de rhum
20 g de beurre

Préchauffer le four à 140° (th. 3-4).

Battre les blancs d’œufs et le sucre ensemble jusqu'à ce que la masse monte en neige ferme et forme des "becs d'oiseaux". Au Cooking Chef, porter le mélange à 60° à vitesse minimum, laisser chauffer 2 minutes, puis arrêter la chauffe et battre à vitesse maximum jusqu'à ce que la température soit redescendue à température ambiante : on atteint la fameuse consistance en "becs d'oiseaux". Ajouter la poudre d'amande mélangée avec le zeste et le colorant. Fouetter à nouveau jusqu'à obtenir une masse homogène. Transférer dans une poche à douille.

Sur une plaque couverte d'une feuille de papier sulfurisé, dresser des petits dômes d'environ 2 cm de diamètre. Enfourner 20 minutes. Renouveler l'opération jusqu'à épuisement de la pâte.

Pendant ce temps, préparer la ganache. Porter la crème à ébullition dans une casserole. Y faire infuser les feuilles de menthe (attention à bien retirer la nervure centrale qui apporte de l'amertume sinon) une dizaine de minutes. Retirer les feuilles et les presser dans un chinois pour récupérer un maximum de crème. Remettre la crème à chauffer. Au premier bouillon, éteindre le feu et ajouter les pistoles de chocolat blanc. Mélanger à la cuillère jusqu'à ce qu'elles soient parfaitement fondues. Ajouter le beurre et continuer à mélanger jusqu'à obtenir une pâte lisse et homogène. Transférer dans une poche à douille et laisser refroidir pour que la ganache se raffermisse un peu. Penser à bien nouer la poche pour éviter que la pâte ne se sauve et ne sèche pendant ce temps...

Quand la ganache a épaissi, former les macarons en soudant deux coques avec un peu de ganache. Réserver dans une boîte en métal.

Pour une quarantaine de macarons coco / choco / passion, il vous faudra :


Pour les coques
3 blancs d’œufs
120 g de sucre glace
120 g de sucre en poudre
90 g de poudre d'amande
50 g de noix de coco râpée

Pour la ganache
100 ml de crème semi-épaisse
140 g de chocolat noir (Guanaja de Valrhona, le top !)
2 fruits de la passion
20 g de beurre

Préchauffer le four à 140° (th. 3-4).

Battre les blancs d’œufs et le sucre ensemble jusqu'à ce que la masse monte en neige ferme et forme des "becs d'oiseaux". Au Cooking Chef, porter le mélange à 60° à vitesse minimum, laisser chauffer 2 minutes, puis arrêter la chauffe et battre à vitesse maximum jusqu'à ce que la température soit redescendue à température ambiante : on atteint la fameuse consistance en "becs d'oiseaux". Ajouter la poudre d'amande mélangée avec la noix de coco râpée. Fouetter à nouveau jusqu'à obtenir une masse homogène. Transférer dans une poche à douille.

Sur une plaque couverte d'une feuille de papier sulfurisé, dresser des petits dômes d'environ 2 cm de diamètre. Enfourner 20 minutes. Renouveler l'opération jusqu'à épuisement de la pâte.

Pendant ce temps, préparer la ganache. Vider les fruits de la passion dans un chinois, bien presser la masse pour récupérer un maximum de jus. Porter la crème à ébullition dans une casserole. Au premier bouillon, éteindre le feu et ajouter le jus des fruits de la passion et les pistoles de chocolat noir. Mélanger à la cuillère jusqu'à ce qu'elles soient parfaitement fondues. Ajouter le beurre et continuer à mélanger jusqu'à obtenir une pâte lisse et homogène. Transférer dans une poche à douille et laisser refroidir pour que la ganache se raffermisse un peu. Penser à bien nouer la poche pour éviter que la pâte ne se sauve et ne sèche pendant ce temps...

Quand la ganache a épaissi, former les macarons en soudant deux coques avec un peu de ganache. Réserver dans une boîte en métal.

samedi 12 juillet 2014

Gâteau au yaourt façon Sachertorte

Aujourd'hui, nous accueillons les deux meilleurs amis du Hobbit pour le goûter... Et comme j'ai accouché d'un de ces spécimens étranges qui n'aiment pas les gâteaux au chocolat, il a fallu trouver des idées à la vanille (parce que la vanille, par contre, si on le laissait faire, il en mettrait dans tout...). Rappelons-le, un Hobbit, c'est gourmand... Alors trois Hobbits, mieux vaut prévoir du consistant, du roboratif... en un mot, du bourre-bide ! Par ailleurs, les envies d'une maman Kangourou ne sont pas nécessairement en parfaite adéquation avec celles d'un Hobbit : moi, si j'avais eu mon mot à dire, j'aurais bien fait une Sachertorte, là. Parce que le chocolat noir, c'est le Bien. Parce que je voulais utiliser de ma délicieuse confiture à l'abricot, tant qu'à faire. Et parce que j'aime ça, moi, la Sachertorte... Mais bon, autant proposer au Hobbit de manger des cailloux, je pense qu'il préférerait encore tenter l'expérience...

Du coup, nous avons encore une fois mis à l'épreuve nos talents réciproques de négociateurs pour aboutir à ce compromis : un gâteau moelleux au yaourt et à la vanille, glacé comme une Sachertorte...


Pour 10 personnes, il vous faudra :

2 yaourts nature (maison, c'est meilleur !)
5 oeufs
1 gousse de vanille
200 g de beurre fondu
2 yaourts de farine
1 yaourt de Maïzena
2 yaourts de sucre de canne blond
1 sachet de levure chimique

200 g de confiture d'abricots aux épices

225 g de chocolat noir
60 g de sucre glace
3 cs d'eau
45 g de beurre mou

Préchauffer le four au maximum.

Dans une jatte, mélanger les yaourts, les œufs, le beurre fondu et les graines de vanille prélevées avec la pointe d'un couteau. Dans une autre mélanger tous les ingrédients secs. Faire un puits et y verser le mélange liquide. Mélanger au fouet en faisant un tourbillon du centre vers les bords, jusqu'à ce que la pâte soit bien homogène. Beurrer un moule à manquer et y verser la pâte.

Enfourner le gâteau et baisser la température à 180° (th. 6). Laisser cuire 45 minutes. Vérifier la cuisson en plongeant une lame de couteau à cœur : si elle ressort propre, arrêter le four, sinon laisser cuire en ajustant le temps de cuisson.

Démouler et laisser refroidir sur un plat. Quand le gâteau est refroidi, le napper de confiture d'abricot. Préparer le glaçage. Dans une casserole, dissoudre le sucre glace dans l'eau. Ajouter le beurre et le chocolat et faire fonde à feu doux. Quand la préparation est bien lisse, en napper le gâteau en lissant au maximum. Décorer si besoin et laisser refroidir totalement avant de servir.

Confiture d'abricots aux épices

Le WE dernier, nous avons profité du beau temps et de la présence de Belle-Maman pour aller faire un tour dans la très jolie ville d'Yvoire. Si vous ne connaissez pas ce ravissant village médiéval et qu'une incursion sur les bords du Léman ne vous fait pas peur, c'est une destination à découvrir absolument : le temps d'une belle après-midi ensoleillée, vous flânerez au milieu des vieilles pierres et des échoppes à l'ancienne où l'artisanat et le commerce de détail se côtoient en bonne intelligence. Et si votre estomac vous appelle, profitez-en pour vous arrêtez aux Jardins du Léman, adresse aussi délicieuse pour les papilles qu'agréable par le cadre et l'accueil (demandez une table en terrasse : la vue imprenable sur le Jardin des cinq sens et le lac parachève idéalement ce temps de pause parfait).

Or donc, sur la (longue) route qui nous menait à notre destination du jour, nous avons croisé un camion proposant fruits et légumes de petit producteur. Attirés par les prix très attractifs proposés (5 € les 3 kg d'abricots, c'est à peine plus que le prix au kilo par chez nous ces jours-ci !!!), nous nous sommes donc arrêtés sur le chemin du retour. Bien nous en a pris : abricots et tomates cœur-de-bœuf étaient sans conteste parmi les meilleurs mangés cette année ! Mais bon, 5 kg d'abricots (fin de journée oblige, c'est toute la cagette qui s'est vue attribuer un prix encore plus compétitif), même avec beaucoup de bonne volonté et quatre solides appétits, on a bien du mal à en venir à bout ! Qu'à cela ne tienne, j'ai donc sorti ma plus grosse marmite pour y concocter une confiture maison. Sucre de canne blond, vanille, cannelle, cardamome et poivre long sont ainsi allés rejoindre les fruits pour composer un petit délice riche de saveurs comme on les aime chez nous ! Voici donc la recette, spécialement pour vous.


Pour 8 à 10 pots :

2,3 kg d'abricots dénoyautés et débarrassés des parties abîmées
1,5 kg de sucre de canne blond (en épicerie bio)
2 bâtons de cannelle
1 gousse de vanille
4 chatons de poivre long
4 gousses de cardamome

Après avoir dénoyauté les abricots et retiré les éventuelles parties abîmées, les mettre dans une cocotte (ou une bassine à confiture, c'est mieux) avec le sucre et les épices entières équitablement réparties. Ne surtout pas moudre les épices : elles vont être retirées après cuisson. Laisser macérer au moins une heure.

Au bout de ce temps, bien remuer pour enrober complètement les fruits. Mettre à chauffer sur feu doux. Remuer très régulièrement (tous les quarts d'heure au début, puis toutes les demies-heures au moins). Le mélange va peu à peu devenir liquide, puis bouillir doucement et produire de l'écume. Je ne retire pas l'écume mais la mélange à chaque fois à la confiture pour ne rien perdre des saveurs et du sucre, d'autres préfèrent écumer : libre à vous de choisir ce que vous préférez.

Pendant ce temps, laver soigneusement et stériliser une louche, les pots et leurs couvercles. Les mettre à égoutter tête en bas sur un torchon propre.

Lorsque la préparation commence légèrement à caraméliser (une goutte sur un plat froid doit se figer ou du moins présenter une viscosité certaine), retirer du feu. Retirer les épices (vous allez en chercher quelques unes, notamment la cardamome et le poivre long qui sont particulièrement facétieux). Transvaser immédiatement à la louche dans les pots. Les refermer au fur et à mesure et les poser tête en bas pour chasser l'air et ainsi éviter oxydation et moisissures. Lorsque les pots sont refroidis, les étiqueter et les stocker dans une pièce sombre et fraîche.

Déguster sur une tartine, une tranche de brioche ou de pain d'épice, ou en napper un gâteau avant de le glacer avec du chocolat, comme pour le Gâteau au yaourt façon Sachertorte...

dimanche 13 avril 2014

Moelleux aux deux chocolats et beurre salé

En cette saison printanière, mon intention pour la douceur du WE était originellement de faire un fraisier... Et puis les lutins ont décidé que la sieste, c'était très surfait, la migraine s'en est mêlée... et avec tout ça une énorme crise de flemmingite... Mais comme la gourmandise a parfois ses raisons que la raison ignore, il n'était pas pensable de passer à côté d'un bon gâteau. Et voici comment un fraisier se trouve transformé en moelleux au chocolat par la magie de la vie de famille ^^

Actuellement, dans l'attente de la réception de ma dernière commande Valrhona sur Ventes privées (un RV bisannuel que je ne manquerais pour rien au monde, maintenant : avoir la possibilité de récupérer du chocolat Valrhona aux deux tiers de son prix normal, ma foi, ça ne se refuse pas !), je n'ai que du Jivara et de l'Ivoire sous la main (prochainement, j'aurai du Caraïbe qui se prêtera mieux à ce genre de gâteaux). A mon goût, le Jivara aurait très bien fait l'affaire, mais mes hommes sont moins "black is black" que moi, j'ai donc décidé de mélanger mes deux Valrhona pour un résultat moins intense, plus doux. Et comme la plaque entamée était celle de beurre salé, hop, dans le gâteau aussi. Au final, on se retrouve avec un beau gâteau bien moelleux, avec une croûte bien craquante et un petit goût caramélisé pas désagréable du tout !



Pour 8 personnes, il vous faudra

200 g de chocolat noir à 70%
100 g de chocolat blanc
180 g de beurre salé
100 g de sucre vanillé (maison : mettre vos cosses de vanille dans votre kilo de sucre ; sinon nature)
100 g de Maïzena
6 oeufs

Préchauffer le four à 160° (th. 5/6).

Faire fondre le beurre coupé en petits dés et le chocolat haché ou en pistoles à feu doux en mélangeant très régulièrement.

Séparer les blancs des jaunes d’œufs. Battre les blancs en neige très ferme.

Mélanger la Maïzena et le sucre. Y incorporer le chocolat fondu et bien mélanger (il ne doit pas y avoir de grumeaux). Quand la préparation est tiédie, y ajouter les jaunes et bien mélanger. Enfin, verser sur les blancs en neige et incorporer délicatement en tournant la masse de bas en haut avec une spatule.

Quand la pâte est homogène, la verser dans un moule (à manquer carré ou rectangle pas trop grand) préalablement beurré et enfourner 35 minutes. Ne pas démouler à la sortie du four : servir les parts directement du plat car le gâteau est très friable et se casse facilement. Servir tiède ou bien refroidi.


dimanche 24 novembre 2013

Pancakes à la pomme fraîche, dés de pommes caramélisés et framboises fraîches

Il y a des dimanches comme ça où la grisaille et le froid ne vous donne qu'une envie : vous coller en famille sous un plaid devant un bon goûter pour vous réchauffer l'estomac et le moral ! L'avantage des pancakes, c'est que c'est vite prêt, assez vite cuit, et que ça met tout le monde d'accord ^^

Mais depuis le temps, vous me connaissez, vous vous doutez bien que je ne pouvais pas rester sur des bêtes pancakes de base (encore que la recette que j'ai trouvée sur le site Recette américaine soit à la fois on ne peut plus simple et on ne peut meilleure !). Après avoir tenté en septembre la version avec les myrtilles, et faute de pouvoir encore trouver ces mini-délices de chez nous en cette saison, il m'est venu l'idée de faire avec les fruits du moment (la pomme donc), en associant des dés de pomme crue dans la pâte, pour le côté croquant, frais et acidulé, et des dés de pommes caramélisés à la vergeoise et à la cannelle en garniture, fondants et sucrés à souhait... Comme nous sommes tombés, en course, sur de belles framboises fraîches (étonnamment au même prix qu'en pleine saison Oo ), j'en ai ajouté quelques unes, pour la note colorée du jour. Et voilà le travail !

Pour 8 gros pancakes, il vous faudra donc :

3 oeufs
20 cl de lait entier
2 cs de vergeoise (de préférence brune si vous trouvez)
175 g de farine
1 sachet de levure chimique
1 grosse cc de cannelle
1 pincée de sel
3 cs d'huile neutre (tournesol ou mélange de 4 huile)
1/2 pomme coupée en très petits dés
du beurre pour la poêle

1 et 1/2 pomme coupée en très petits dés
1 grosse noix de beurre
2 cs de vergeoise (brune de préférence)
1 cc de cannelle

1 barquette de framboises (facultatif)

Battre les oeufs et le lait dans un bol. Ajouter la vergeoise et bien mélanger jusqu'à ce qu'elle soit parfaitement dissoute.

Dans un plat creux, mélanger la farine, la levure, la cannelle et le sel. Former un puits et y verser le mélange liquide. Battre jusqu'à obtenir une pâtre bien lisse. Ajouter les dés de pomme fraîche et l'huile et bien mélanger.

Mettre deux poêles à chauffer avec du beurre dans chaque. Dans la première mettre les dés de pomme restants, la vergeoise et la cannelle. Faire revenir à feu moyen jusqu'à ce que les pommes soient fondantes et bien caramélisées. Dans l'autre, faire cuire une louche de pâte. Quand des bulles se forment à la surface, retourner le pancake et faire rapidement dorer la deuxième face. Procéder ainsi jusqu'à épuisement de la pâte.

Dans des assiettes à dessert, dresser un pancake par convive. Déposer dessus une grosse cuillère à soupe de pommes caramélisées. Décorer de framboises fraîches et servir encore chaud.

lundi 18 novembre 2013

Pains au lait au potimarron et pépites de chocolat

Parmi les toutes premières recettes que j'ai mise en ligne ici, il y a celle des petits pains au lait de Charlotte, une légende familiale comme on en fait peu ^^

Poursuivant sur les produits de saison et mon intérêt pour le potimarron en pâtisserie, je me suis penchée hier sur l'opportunité d'en enrichir la fameuse recette, en l'agrémentant en prime de pépites de chocolat. Le résultat est tout-à-fait intéressant, moelleux à souhait, et riche en saveur, tout comme on aime. Parfait pour le goûter de toute la famille (et pour faire manger des légumes aux Minis récalcitrants ^^ ).

La recette est très simple, puisqu'à celle des petits pains au lait susmentionnés il suffit d'ajouter la chair d'un petit potimarron (environ 600 g de chair, soit un potimarron d'un peu moins d'un kilo entier) et un sachet de pépites de chocolat. Pour un résultat parfaitement homogène, le mieux est de mixer ensemble les liquides (oeufs, beurre fondu, lait et chair du potimarron), de les ajouter dans le mélange d'ingrédients secs (en formant un puits au milieu, c'est mieux) et de finir par la levure délayée dans un peu de lait tiède. Ensuite, on pétrit le tout et le tour est joué ^^

Pour l'heure, ce sont mes collègues qui vont jouer les cobayes cet après-midi, puisque je vais leur présenter le petit Micro pour l'heure du goûter ^^